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Trafic de yacht : l’étau se resserre sur les deux frères Imed et Moaz Trabelsi

Publié le 18 mai 2008 par Algy
Depuis fin avril, Bakchich affirmait que des membres de la famille du président Ben Ali (ici) faisait l’objet d’un mandat d’arrêt (ici). Aujourd’hui, une dépêche AFP confirme qu’ils ont été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur le vol du yacht du banquier Bruno Roger à Bonifacio (Corse-du-Sud) en 2006 (ici).
"Les deux frères Imed et Moaz Trabelsi, ont été mis en examen vendredi par un magistrat tunisien pour "complicité de vol en bande organisée", dans le cadre d'une commission rogatoire internationale délivrée début 2008 par le juge d'instruction du tribunal d'Ajaccio, Jean-Bastien Risson."
"Les frères Trabelsi devraient répondre prochainement à une convocation de la justice française", a déclaré à l'AFP le procureur de la République d'Ajaccio, José Thorel, joint par téléphone en Tunisie."
En octobre 2006, un blogueur tunisien, Omar Khayyam, titrait dans un brillant post prémonitoire sur un ton sarcastique: Pas de complaisance pour le voleur du bateau de plaisance (ici). Voici quelques extraits, car je doute fort que ce bolg soit accessible en Tunisie :

" TUNIS (TNA) - Imed Trabelsi, le neveu de Leïla Trabelsi, l’épouse du président tunisien Zine Ben Ali, a été encore une fois interrogé par le doyen des juges d’instruction au Palais de Justice de Tunis aujourd’hui à 10 heures du matin. L’interrogatoire a duré plus de trois heures. A sa sortie du Palais de Justice, le présumé coupable Imed Trabelsi, menottes aux poignets, escorté par une dizaine de policiers, s’est contenté de crier devant les micros et les caméras de Radio-Tunis et de TV7 avant que les flics ne le poussent dans le panier à salade: "J’ai confiance en la justice de mon pays!".

Dès que l’affaire a commencé à être hyper-médiatisée, surtout par la presse "people" de Tunis, le porte-parole de la Présidence a rappelé aux médias que la stricte séparation des pouvoirs en Tunisie et la pleine indépendance de la Justice l’empêchent de commenter ce "fait divers presque banal". Interrogé par un journaliste sur la possibilité d’extradition d’Imed en France, le porte-parole du Palais de Carthage a déclaré que "les autorités francaises n’ont formulé jusqu’à date aucune demande d’extradition". Mais il a précisé que "le Président ne badine pas avec la justice". Il a rappelé aux journalistes qui ont la mémoire courte que "Lorsqu’en 1992 la justice française a lancé un mandat d’arrêt international contre Moncef Ben Ali, le propre frère du Président, ce dernier n’a pas hésité une seule seconde avant de livrer le coupable aux autorites françaises."

Selon des juristes interrogés à Tunis, les juges français sont encore dans l’attente des résultats de l’enquête judiciaire tunisienne. Dès que l’affaire est bouclée au Palais de Justice de Tunis, les magistrats de Paris se pronceront sur la demande d’extradition du présumé coupable. "Le fait qu’Imed ait été en possession d’un bien volé est indiscutable", a confié l’un des ces juristes, " mais était-il oui non impliqué dans la préparation et l’exécution de l’opération de vol, perpétré sur le sol français?". Si oui, Imed risque de connaître le triste sort de Moncef Ben Ali: un billet aller sans retour pour l’enfer carcéral de l’Hexagone."


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