Symposium sur le développement humain : les participants pour des statistiques nationales fiables

Publié le 10 juin 2014 par Ouadayazid1
  Symposium international sur le développement humain, à Alger Photo-APS

ALGER - Les participants au symposium international sur le développement humain, tenu lundi et mardi à Alger, ont recommandé le renforcement des capacités nationales en matière de statistiques pour mesurer et évaluer la performance et l’efficacité des politiques.

Dans une déclaration finale, les participants au symposium intitulé: "développement humain et société du bien-être à l’aune de l’agenda post-2015", ont préconisé, par ailleurs, de consolider la résilience des pays, notamment ceux d’Afrique, pour faire face aux chocs économiques, financiers et naturels en investissant dans des initiatives d’adaptation aux changements climatiques et en renforçant les capacités d’anticipation.

Ils ont également jugé important de promouvoir un développement plus responsable vis-à-vis des ressources naturelles, en renforçant les capacités et les systèmes de gestion des ressources naturelles, en facilitant l’accès à ces ressources, en veillant à la préservation de leur qualité et en améliorant les services fournis.

La promotion d’une culture de prise de décision basée sur l’argumentaire scientifique et la concertation collective, et la mise en œuvre des conditions de promotion et de respect des diversités culturelles et l’encouragement de leur rayonnement, figurent aussi parmi les recommandations contenues dans la Déclaration d’Alger.

Les participants, issus de plusieurs pays notamment d’Afrique, ont appelé à intégrer les aspects de l’accroissement démographique en tant que vecteur de développement humain, notamment, à travers ses expressions en termes de migration et de jeunesse, et à améliorer la cohérence des politiques de développement humain, tant au niveau national que régional et mondial.

Au titre d’approfondissement des indicateurs de développement humains (IDH), la Déclaration d’Alger recommande le renforcement des stratégies de lutte contre la pauvreté dans ses aspects multi-dimensionnels et d’accorder la priorité à l’équité et l’inclusion sociale et évaluer les progrès accomplis aussi bien dans la disponibilité que dans la qualité des services fournis.

Il est intéressant aussi, selon les participants, de créer les conditions propices à la diversification économique, en améliorant le climat des affaires et en mettant l’accent sur le développement du secteur privé, la transformation du secteur informel, l’amélioration de la distribution et du réinvestissement de la richesse, et d’aspirer à l’excellence en matière d’éducation et renforcer les capacités humaines en améliorant la qualité de l’enseignement.

Les recommandations ont porté, en outre, sur la prise en charge du concept du "bien-être" en intégrant les indices de qualité environnementale et l’intensité de consommation énergétique.

Les participants, dont des experts du Programme des Nations Unies du bureau de New York, ont demandé aux Etats des pays en voie de développement et sous-développés d’assurer un accès équitable aux soins en améliorant la santé maternelle, néonatale et infantile, et intégrer la lutte contre le virus du SIDA dans

l’agenda post-2015.

Ils ont également insisté sur la promotion de la parité des genres et l’autonomisation des femmes en améliorant et en pérennisant les progrès accomplis dans la participation de la femme au développement, en particulier, prendre en compte le travail domestique et de soin dans le cadre d’un Produit intérieur brute (PIB) élargi.

La Promotion de la paix et la sécurité comme leviers de stabilité sociale et de croissance et le soutien les efforts visant à favoriser leur préservation, ainsi que le renforcement des mesures et la promotion de la bonne gouvernance politique et économique aussi bien au niveau national que local, ont été aussi soulignés dans la Déclaration d’Alger.

Les participants ont soutenu la nécessité de capitaliser sur l’expérience des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) menés durant les 15 dernières années et réaffirmé la nécessité d’encourager le respect des droits de l’homme.

Ils ont, d’autre part, mis l’accent sur le rôle de la société civile organisée dans le processus de développement humain et sa participation à l’élaboration des principes et la prise de décision mondiale, et rappelé l’importance de la question des changements climatiques sur l’environnement et les économies des pays.

Etalé sur deux jours, le symposium international sur le développement humain a été organisé par le Conseil nationale économique et social (CNES) en partenariat avec le PNUD dans le but de renouveler la conception du développement humain, et parvenir à une plus grande synergie entre les parties prenantes autour de son évaluation, tant au plan national qu’international, le tout dans une perspective de transmutation des OMD et des Objectifs du développement durable (ODD) dans l’agenda post-2015.

http://www.aps.dz/economie/7455-symposium-sur-le-d%C3%A9veloppement-humain-les-participants-pour-des-statistiques-nationales-fiables