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Critiques Séries : Orange is the New Black. Saison 2. Episodes 2 et 3.

Publié le 14 juin 2014 par Delromainzika @cabreakingnews

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Orange is the New Black // Saison 2. Episodes 2 et 3. Looks Blue, Tastes Red / Hugs Can Be Deceiving.


Je dois avouer que le premier épisode de la saison 2 m’avait fait légèrement peur. Peur de voir une autre série que celle que l’on connait avec de nouveaux personnages qui ne s’intégraient pas tout de suite avec l’envie du téléspectateur d’en voir plus. J’ai donc eu du mal avec le premier épisode. La suite nous fait retrouver notre prison préférée et ses personnages emblématiques. Mais « Looks Blue, Tastes Red » était un épisode différent qui permet de se concentrer sur les autres personnages et non pas sur Piper qui va faire son grand retour dans « Hugs Can Be Deceiving ». Disons que l’épisode fonctionne avait tout car il jongle entre les personnages et les histoires à merveille sans pour autant tomber dans la simplicité. Bien au contraire, le but est de nous plonger au coeur de la vie des personnes. Bien entendu, un personnage va tout de même avoir la part belle et il s’agit de Taystee. Mais l’épisode ne cherche pas pour autant à tout réduire à ce personnage ce qui est une très bonne chose. Cet épisode parvient à mettre pas mal de choses qui ne fonctionnaient pas vraiment dans le premier épisode de côté. Je pense notamment aux flashbacks de Piper et de son enfance. Ce n’était pas aussi efficace que les flashbacks de Taystee dans cet épisode par exemple.
Le problème c’est que l’on a rien appris de nouveau dans l’épisode précédent contrairement à cet épisode. Du coup, Orange is the New Black parvient à faire quelque chose d’assez intéressant avec les personnages et l’histoire. Notamment Taystee. On en apprend beaucoup sur elle et notamment sur comment elle a eu ce surnom et comment quelqu’un qui semblait bien loin de la prison a fini par s’y retrouver. Car c’est aussi le but de la série. Elle nous présente souvent le destin de femmes qui n’avaient pas nécessairement grand chose à faire en prison mais qui s’y sont retrouvées malgré elles. On va donc découvrir que si elle s’est retrouvée là c’est tout simplement à cause d’une bien mauvaise rencontre. Tout cela permet donc de faire plus ou moins une sorte de parallèle avec ce qui se passe à Litchfield et que j’ai trouvé là aussi plutôt réussi dans son ensemble. J’ai adoré l’idée du Mock Job Fair. C’était presque nouveau de la part de Orange is the New Black, une façon de tenter l’expérience de l’après prison. L’an dernier elle l’a déjà fait avec un personnage avait que finalement celle-ci ne se rende compte qu’elle n’était pas faite pour le monde extérieur et qu’elle était bien mieux en prison.

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Le regard que porte Jenji Kohan sur le monde de la prison a beau être légèrement édulcoré (la violence n’est pas si présente que ça finalement), elle fait avant tout un constat sur le fait que ces femmes vivent dans une communauté, se construisent une vie et une fois qu’elles sortent, elles n’ont plus cette vie organisées et sont donc complètement perdues. Taystee a donc envie de gagner de son côté car elle pense qu’elle peut être une super candidate dans la vie de tous les jours. Le personnage de Taystee était vraiment tout en émotion mais la série n’oublie pas pour autant les autres et encore moins la légèreté de la série. Le fait que cet épisode ne nous raconte pas qu’une seule histoire mais aussi celle d’autres personnages de la série que l’on retrouve avec grand plaisir lui confère une très grande réussite. En tout cas, c’est ce que j’ai pu ressentir. L’épisode précédent était avant tout là pour servir l’histoire de la série (mais bon, le contribuable américain dépense donc des millions de dollars pour transporter des prisonniers en avion pour les faire revenir par la suite, un casse tête chinois). Les autres histoires sont amusantes elles aussi, notamment Pennsatucky ou encore… Larry.
Le père de Larry incitant son fils à mettre son pénis dans le vagin d’une femme alors qu’ils sont dans un sauna gay, c’était franchement bien trouvé. L’incongruité du truc rendant la scène particulièrement bonne. « Hugs Can Be Deceiving » n’est pas un épisode différent et ce malgré le retour de Piper à Litchfield. C’est avant tout une façon de donner à la série une sorte de stabilité et de lui permettre de retrouver en partie la dynamique de la série. Orange is the New Black est une série beaucoup plus complexe que l’on ne pourrait le penser. Elle cherche à faire des choses avec ses personnages à la fois dans le présent mais aussi dans le passé, tout cela pour les rendre tous plus touchants les uns que les autres et nous donner envie nous aussi de ne pas les quitter. L’épisode précédent avait su faire quelque chose d’assez efficace avec Taystee dans l’épisode précédent. On a donc encore une fois l’impression d’apprendre des choses sur les personnages et c’est tout ce que je recherche aussi dans la série. Maintenant que l’on connait un peu trop Piper, cette dernière n’a certainement plus besoin de flash-backs. Bien au contraire, elle se doit de nous raconter de nouvelles histoires. Du côté de Suzanne, ce que j’aime bien c’est la manière dont la série explore ses problèmes dans son enfance.
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C’était particulièrement mignon et touchant. Là aussi Orange is the New Black ne cherche pas à faire de mal à ses personnages mais plutôt à raconter quelque chose de touchant avec eux dans une autre dimension où ils ne connaissaient pas encore « l’enfer » de la prison. Notamment du point de vue de ses parents qui avaient adoptés Suzanne avait d’avoir un enfant à eux miraculeusement. Cela va alors compliquer la vie de Suzanne. Je pense que cela doit arriver dans toutes les familles à qui ce genre de choses arrivent. Des familles qui se pensent infertiles et qui décident donc d’adopter. Puis elles vont finalement avoir un enfant à eux et la relation avec l’enfant adoptée sera forcément totalement différente. On peut comprendre la logique des choses et l’épisode exploite à merveille tout ça. Elle va avoir du mal à trouver des amis et puis sa relation avec sa soeur ne sera pas vraiment au beau fixe, surtout que la différence d’âge va énormément jouer là dedans. Pourtant les parents de Suzanne ont tenté de tout faire pour qu’elle ait les mêmes expériences que sa soeur mais le truc n’a forcément pas pris car l’on ne peut pas aimer autant un enfant que l’on a adopté par rapport à un enfant que l’on a eu par nous même.
Je crois que cet épisode est l’un des plus terribles et les plus touchants que Orange is the New Black a pu nous offrir depuis ses débuts. Je ne m’attendais pas du tout à fondre en larmes instantanément. Je m’attendais plutôt à passer un agréable moment comme à chaque épisode mais pas de cette façon. C’est merveilleux tout de même de voir cette série tout tenter. Mais d’un autre côté, l’épisode veut presque nous dire que finalement Suzanne n’est pas définie par son passé. Je préfère forcément aussi Piper à Litchfield avec les autres. C’est tout de suite beaucoup plus efficace et même sans Alex. L’absence de cette dernière ne se fait même pas remarquer. Je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai presque l’impression que Alex était un point noir dans la série. Sa relation avec Piper était mignonne mais je crois que je préfère largement ce que Orange is the New Black tente de faire avec Piper sans elle à Litchfield. L’épisode se concentre aussi sur d’autres personnages comme Red, Vee ou encore Pennsatucky. Cette dernière va avoir droit à de nouvelles dents. Mais ce que j’attends tout de même c’est une explication en bonne et due forme entre Pennsatucky et Piper. Cela va forcément arriver à un moment donné dans la saison.
Note : 8.5/10 et 9.5/10. En bref, deux très bons épisodes avec une grosse préférence pour le second.


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