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ISTRES : RESEÑA DE PAUL HERMÉ et VIDEO

Publié le 16 juin 2014 par Jeanmi64

 La reseña de Paul Hermé sur www.torofiesta.com et la vidéo de suertematador.com

Triomphe de Joselito qui est sorti par la grande porte pour avoir coupé quatre oreilles et une queue…


Joselito_Istres_15_jun par burladero_es

Arènes pleines. Temps pluvieux, quelques gouttes de temps à autres, mais rien pour contrarier le déroulement des opérations. Une corrida qu’il fallait voir davantage avec son cœur et ses tripes qu’avec la raison et qui de ce côté-là, a tenu ses promesses. Quatre toros de Garcigrande et deux de Domingo Hernández (5 et 6), plus un sobrero de Garcigrande remplaçant le premier et sortant finalement en sixième position, Cayetano Ortiz ayant inversé le sens de la marche. Un lot « bonito » d’armures et trapío, peu piqué, inégal de jeu, mais noble dans l’ensemble, manso le cinquième. Le premier a été changé pour armures défectueuses et refusa ostensiblement de réintégrer les chiqueros, Cayetano Ortiz étant alors contraint d’en finir, une situation assez insolite puisqu’il tua ainsi son premier toro en tant que matador… avant de prendre l’alternative !!!

Joselito (deux oreilles puis deux oreilles et la queue) a été le héros du jour. Après avoir demandé à ses compañeros de venir partager l’ovation que le public lui a réservée, on a retrouvé le grand professionnel et l’artiste qu’il a été avec une grande envie, annonçant d’emblée la couleur. Superbes capotazos, pique sur le réserve, puis brindis à l’assemblée pour une faena qui allait rapidement décoller après splendide entame genou ployé. La suite allait réserver des moments de pure magie avec l’accompagnement de l’orchestre Chicuelo II qui envoya « L’Hymne à l’Amour » d’Edith Piaf à la demande du maestro. Dans un tel contexte qui prenait aux tripes, ne pouvaient s’ensuivre que des séquences de grande musique sur les deux côtés, entrecoupées de « olés » sonores. Pinchazo, metisaca et entière. Avec le quatrième, bien reçu en ployant le genou, une pique homéopathique suivie d’une excellent quite avant brindis à l’ami Morante. Début alluré, séries droitières qui firent grimper la température avec le Concerto d’Aranjuez en fond sonore. Autre démonstration d’un Joselito visiblement heureux d’être à pareille fête et de faire partager ses émotions et ses sentiments. Muletazos profonds sur les deux rives et entière provoquant une ovation de gala lors de sa vuelta triomphale. Mémorable !

Morante de la Puebla (saluts et oreille) mit tout son cœur à l’ouvrage et avec son premier, qui le surprit d’emblée sur un extraño, le maestro de La Puebla del Río se tira bien d’affaire sur une superbe véronique et la demie. Le ton était donné, et par la suite, Morante signa à la muleta un trincherazo de gala, puis plusieurs gestes isolés de haute école, notamment un redondo profond, son adversaire ne lui permettant guère de lier les muletazos. Entière. Le quinto sortit abanto puis s’avéra manso sur un bon puyazo puis un autre sur le réserve plus léger. Lorgnant souvent vers le toril, il donna quelque fil à retordre à un Morante qui ne s’en laissa pas conter et qui distilla des instantanés lumineux, bien dans son corte, avant d’en finir d’une entière.

Cayetano Ortiz a connu une drôle de tarde avec un prologue dont il se serait certainement bien passé lors du remplacement du toro de la cérémonie, comme expliqué plus haut. Liquidant le réformé, il fit passer son second toro en premier et prit donc l’alternative avec « Créido », N°21, 525 kilos, qui fit une vuelta de campana avant un puyazo de  Tito Sandoval. Après la cérémonie, Cayetano brinda à son père une faena composée de bons mouvements, notamment droitiers, la gauche restant honorable malgré un désarmé. Final par bernardinas puis entière après pinchazo. Il était alors 18h55, soit une heure passée pour voir seulement un toro ! Avec le dernier, accueilli a portagayola et qui prit ensuite un puyazo, Cayetano brinda au public une longue faena bien démarrée, surtout à droite, mais les choses baissèrent sur la fin, le Biterrois, encore très volontaire, ayant toutefois du mal à transmettre après trois heures de course… et probablement aussi l’impact laissé par ses deux prestigieux compañeros. Deux pinchazos et atravesada.

Paul Hermé  www.torofiesta.com


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