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[notes sur la création] Christian Hubin (via François Huglo)

Par Florence Trocmé

Les poèmes selon Hubin sont des « percepts ». Ce qu’ils forent « nourrit un presque sens » pour s’en désolidariser aussitôt, de même qu’ils se décollent du « gluten d’images ». Ces poèmes sont des anticoagulants. Leur geste est un bref, furtif arrachement, une effraction. Pas plus qu’à la musique, il ne faut leur demander ce qu’ils disent (leur sens) ou ce qu’ils montrent (leurs images) mais plutôt ce qu’ils font et ce qu’ils sentent : ce que ça leur fait, où ça leur fait du mal ou du bien. Ils témoignent de l’ « appartenance du corps à l’être » (Merleau-Ponty). Relèvent-ils de l’ontologie ? S’ils refusent de « se détourner d’elle », ils répugnent à toute macération dans les « mares d’épuration de l’Être et de l’Étant », souhaiteraient plutôt « un sain retour au préverbal de Khlebnikov » ! Ils interrogent : « Quelle langue nous parlait, avant qu’elle soit ? ». 

François Huglo, dans une note de lecture sur Crans de Christian Hubin. Source 


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