Magazine Côté Femmes

Puis-je vous le dire ?

Par Gentlemanw

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Copyrights Miss Nylon

Les réseaux sociaux et le heureux hasard dû à la sérendipité créent des rencontres et des échanges virtuels pour la plupart, réels parfois aussi, le début de belles histoires aussi.

Mais aujourd'hui, en ce jour début d'été, c'est avec la plus grande discrétion que j'ai reçu , il y a quelques semaines déjà, des mots dans un email, une révélation faite avec beaucoup de retenue. Ma curiosité n'est pas malsaine mais il m'intéresse toujours de savoir comment vous avez découvert les bas nylon, de connaître vos premières sensations avec ce voile de nylon, de comprendre comment vous l'avez intégrer à votre garde-robe, ce simple accessoire aux facettes multiples. Partage donc de vos premiers pas avec des bas nylon sur vos jambes, pour peut-être un jour, défendre encore mieux, promouvoir encore plus cette douceur infinie dans le monde de la mode.

J'avais lancé cette initiative, toujours active, pour recevoir vos impressions, vos souvenirs, vos points positifs ou négatifs à propos du bas nylon. Souhaitant éviter les sondages avec des choix prédéfinis, avec des cases manquantes pour vous exprimer, je souhaite partager, en conservant votre anonymat, vos parenthèses de mode et de bas nylon. Un regard, le votre sur cette facette de votre féminité, des indscrétions peut-être, souvent des faits basiques, des anecdotes, des clins d'oeil à votre propre vie, je ferai ensuite le travail de le remettre en forme, voire même d'échanger avec vous, si vous le souhaitez vos propos, toujours pour mieux partager cette passion de la douceur glamour. Discrétion et respect restent comme toujours les vecteurs de cette initiative.

Aujourd'hui, une femme, la soixantaine assumée, avec un cocktail naturel de maman, d'enfants puis de petits-enfants, distillé avec en parallèle une vie d'entrepreneuse, d'épouse toujours avec le même mari (un détail venu dans les mots, si rare apparemment pour le préciser) et de copine au milieu de son groupe d'amies. Une femme comme vous, unique et commune, suivant le regard des uns ou des autres, mais plus particulièrement une femme qui a toujours souhaité vivre avec une indépendance affirmée, une liberté nouvelle, donc une égalité dans la relation homme-femme. Née à l'aube des fifties, jeune en mai 68, épanouie comme jeune femme dans les années disco, elle a toujours pu vivre en harmonie avec son corps, avec son métier, avec ses enfants, sa famille. 

Libre peut-être grâce à son travail d'avocate, obtenu avec sa pugnacité dans un monde d'hommes à l'époque, à ses compétences aussi, et finalement de temps à autre, m'avoue-t-elle sans ambiguité, grâce à son charme féminin. Pas de faveurs ou de rapports douteux, mais le fait que parfois un joli tailleur, une jolie robe ou un chemisier ont permis de convaincre son entourage, qu'une présence féminine possède un atout de mode au milieu des costumes gris ou noirs. 

Libre aussi de devenir une brillante oratrice, une travailleuse acharnée qui le soir devait en plus s'occuper des enfants, deux, dans son appartement de province. Mais elle avait cette liberté, et elle a toujours, dixit nos emails échangés, choisi de rester en accord avec les tendances de la mode. Beaucoup de chaussures, de bottes, de changements, de choses jetées qui redevenaient à la mode dix ans après, d'essais infructueux. Mais entre les affaires, les dossiers impossibles à soulever tant le poids des centaines de pages les rendaient pesants, elle feuilletait ELLE ou MARIE-CLAIRE pour faire une pause.

Elle a avait porté des bas nylon, souvent souples, de qualité moyenne, sauf une paire offert par une amie américaine de la famille, posée dans une boîte cartonnée, réservée aux dîners de famille. Une boîte dont elle se souvient d'avoir vu un oiseau bleu sur la pochette, un nom oublié depuis. Comme toutes les femmes, le collant fut à la fois une facilité, une évidence avec les jupes plus courtes, un truc acheté en courant, changé souvent, oublié vite, retiré vite aussi. Une sensation enveloppante agréable en hiver, épouvantable dans des saisons dès les premières chaleurs, elle le décrit comme un accessoire par défaut, proposé de plus dans des coloris "chair" très orangés, très éloignés des teintes "soleil" actuelles. 

Et elle a reporté des bas nylon, plus tard. Lorsqu'un jour, passant devant une vitrine, derrière le palais royal, à Paris, elle est entré chez Chantal Thomass. Une boutique toute en féminité, avec un décorum glamour, du rose, du noir, plus qu'un lieu de vente, un boudoir chic. Toujours libre de ses choix, elle a succombé à une guêpière, dans les années 80, une époque plutôt fluo et strech, revenant soudainement dans les années 50. Mais avec la modernité de l'impératrice de la lingerie, de la douceur et une relation nouvelle avec le corps des femmes, le sien en l'occurence. Elle portait pour la première fois, son témoignage est éloquent à ce sujet, une lingerie de séduction qui enveloppait ses courbes pour mettre en avant sa volupté. Plus féminine en quelques instants, non plus pour une simple culotte et un soutien-gorge, mais enfin une lingerie pour compléter sa mode et sa féminité. Ce jour-là fût un déclic, une révélation. 

A la lingerie confort et surtout pratique, sans charme, anecdotique dans l'habillage quotidien, et ce malgré des tailleurs, des robes toujours féminines, des accessoires comme des foulards, des sacs à mains et  de nombreuses chaussures, elle donnait maintenant de l'importance à ses dessous. Une phase fulgurante, des achats nombreux qui changèrent sa garde-robe intime. Pour elle, pour lui aussi m'avouera-t-elle dans un email. Pour elle en premier lieu, avec des dentelles, des lycra rendant plus souples les matières, et puis un jour, une seconde révélation, des bas, des véritables bas nylon.

Oui la belle quadra pui quinqua a eu le plaisir de découvrir avec la complicité d'une vendeuse avisée, le soyeux ultime, la douceur liquide des bas qui coulent entre les doigts, puis s'évaporent comme à l'état gazeux sur la peau des jambes. Elle a goûté, elle a fondu, elle s'est sublimée sous tant de douceur. Et ses jarretelles, qu'elle avait connues peu pratiques, peu adaptées, peu séductrices, différentes à l'époque sixties, devenaient soudainement un détail féminin, une étape naturel de sa féminité quasi quotidienne comme le maquillage,le trait d'eye-liner, ou le bon positionnement de sa robe sur ses hanches. Une féminité revisitée car on marche différemment avec des talons, on se tient autrement avec des jarretelles, il y a dans cette lingerie cachée, une allure en bonus. 

Depuis elle porte très régulièrement des bas nylon, avec ce plaisir annexe, devenu habitude, de poser ses mains sur ses jambes, de caresser cette douceur toujours à proximité d'elle. Ce n'est pas une évidence, ni une néccessité, mais un petit bonheur induit de sa féminité. Couture ou non, elle a plaisir maintenant avec internet, à retrouver des bas vintage, des bas nylon avec des couleurs, elle varit, elle sourit d'avoir oser me le dire, d'avoir oser vous le dire.

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( Photo origine Tumblr mais ne serais-ce pas une photo d'amie nylon ?

Imajill ? Aidez-moi pour le copyright)

Nylonement


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