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Ilusão como verdade

Publié le 23 juin 2014 par Pierre Thivolet @pierrethivolet
Bel exemple de l’humour algérien ( paru dansEl Watan)#algerie#Brésil#Coupedumonde Ilusão como verdadeIl est intéressant de suivre ce que disent et écrivent d'autres que les français sur le Brésil. A lire donc, une excellente série d'articles de Abdelkader Djemaï, publiés par El Watan. Apparemment le regard algérien sur le Brésil est moins superficiel que celui de beaucoup de nos confrères français. Peut-être parce que l'Algérie partage un certain nombre des contradictions qui rendent le Brésil difficile à saisir au-delà des clichés de cartes-postales. Dans les deux pays, le décalage est immense entre les discours officiels, forcément optimistes et la réalité: Mal gouvernance, corruption, violences, infrastructures inachevées: C'est ce qui fait encore la Une des journaux brésiliens aujourd'hui. Avec ces faits "divers": 2 morts, 3 blessés dans des tirs dans une favela près du téléphérique "Complexo do alemão". L'attaque en pleine journée et en plein parlement, des bureaux d'un sénateur de Rio. L'alerte aux bouchons en prévision du match du Brésil qui doit débuter à 17 heures, heure de Rio. Et puis cet édito du "Jornal do Brasil": Ilusão como verdade. Prendre ses désirs pour la réalité. Car les voyants économiques brésiliens sont en train de passer au rouge. Les prévisions de croissance  sont encore revues à la baisse. Même s'ils ont le foot et le samba, même s'ils entendent bien profiter au maximum de la grande fête du foot, les brésiliens savent que le réveil sera dur après la Coupe. Comme le carnaval, le mondial est "la grande illusion du peuple", et comme le dit la chanson; "la tristesse n'a pas de fin, mais le bonheur en a une... "Le mot du jour: Ilusão , qui se prononce "ilou-zan", et non pas "ilouza-o"
Playlist du blogodinho:Ilusão como verdadeA Felicidadede 2 formidables compositeurs, poètes, musiciens, Vinicius de Moraes et Tom Jobim. En l'honneur duquel a d'ailleurs été baptisé l'aéroport international de Rio. Une chanson composée en 1959 pour le film "Orfeu Negro" de Marcel Camus, palme d'or à Cannes, oscar du meilleur film étranger à Hollywood. Un grand moment de la culture brésilienne et des échanges entre artistes français et brésiliens. 

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