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CHATEAU DE SAINT MARCEL DE FELINES : Vieilles Pierres Jeunes Plantes, les 11 et 12 octobre 2014 avec Marie-Pierre TROISGROS, de la Colline du Colombier

Par Secteurvert
CHATEAU DE SAINT MARCEL DE FELINES : Vieilles Pierres Jeunes Plantes, les 11 et 12 octobre 2014 avec Marie-Pierre TROISGROS, de la Colline du Colombier

De la campagne

A l’horizon 2050, 80% de la population vivra en ville. Autrement dit, seulement 2 habitants sur 10 se partageront la majeure partie du territoire et l’ensemble des activités qui lui sont liées. Que penser de l’avenir des paysages, des activités et des populations qui aujourd’hui et demain feront cet espace dénommé «campagne» ?

Recherche de simplicité, productions locales, circuits courts, nature en ville : jamais la campagne n’a suscité autant de convoitises. Et pourtant, comment imaginer son avenir sans, en retour, l’aider à trouver sa place dans le XXIème siècle ? S’agit-il de la fantasmer ou de la sancturariser ? Ou, au contraire, de renier ses richesses et de la contraindre à s’urbaniser sans vergogne ?

Un château dans la Loire

Saint Marcel de Félines est un château de la Loire. Ou plutôt, un château dans la Loire. Ancienne moitié du département Rhône-et-Loire, le 9ème plus petit département français s’étire sur près de 136 km avec une certaine discrétion. S’il borde le plus long fleuve de France sur plus de 100 kilomètres, son nom évoque plus spontanément l’illustre val ligérien, des demeures tourangelles à l’estuaire, quelque 300 kilomètres en aval.

Coincé entre Auvergne et Lyonnais, ce territoire de «transition» a, de fait, pendant longtemps gardé siennes ses richesses : des paysages d’une incroyable variété et des savoir-faire authentiques. Le château de Saint Marcel de Félines, à la quasi exacte limite entre les Monts du Forez, à l’ouest du département et les Monts du Lyonnais, à l’Est, au seuil de la plaine du Forez, rassemble ces influences. Témoin et acteur de siècles d’histoire locale, il est dépositaire de l’âme du territoire.

Vieilles Pierres…

Ce sont les murs du château, dont les premières traces datent du XIe siècle. Saint Marcel fut d’abord une « maison forte » qui existait vers la fin du XIe siècle. Elle fut restaurée et embellie par Jean de Talaru à la fin du XVIe siècle, où elle a pris l’allure qu’on lui connaît aujourd’hui. Classé monument historique il y a plus de 40 ans, cet édifice de plan carré flanqué de tours rondes à trois de ses angles, d’un donjon tronqué et d’un châtelet d’entrée montre qu’il est là pour longtemps !

A l’intérieur du château, une cour Renaissance pleine de charme, des pièces recouvertes de boiseries peintes du XVIIe siècle représentant des natures mortes. Corbeilles de fleurs et de fruits sont exécutées avec un scrupuleux souci de détail… Et bien d’autres trésors… Belle variation autour d’un extérieur fier et sobre à un intérieur raffiné et enjoué !

A l’extérieur, caché derrière trois superbes corps de ferme en pierres, une belle grille en fer forgé ouvre sur le jardin clos de quatre hectares. Celui-ci a été restauré dans le respect de ce qu’il était dans les dernières années du XVIesiècle et au XVIIesiècle et en évoquant les réalisations contemporaines de la fin de la Renaissance française. On y trouve un boulingrin, un labyrinthe de buis, en suivant les petites allées, des salles de verdure ponctuées de différentes sculptures. Un canal remis à ses dimensions initiales forme un gigantesque miroir d’eau qui affleure au niveau du gazon. Dans les encoignures du jardin clos, deux pavillons et une chapelle familiale délimitent l’enceinte. A l’orée du bois se cache, lové, un théâtre de verdure.

… Jeunes Plantes

Ce sont ces descendants passionnés – Propriétaires, Paysans, Paysagistes – unis autour d’une même volonté de transmettre les richesses du patrimoine. Ce sont aussi ces énergies venues d’ailleurs qui portent un regard neuf et interrogent, revisitent et actualisent pratiques, objets et modes de vie locaux : artistes, designers, scientifiques.

Le jardin, passeur entre ville et campagne

Le jardin clos du château de Saint Marcel constitue le lien physique entre la maison, ses communs, le village et la campagne environnante. Sa vue domine les paysages caractéristiques de la région. A son extrémité, il se fond dans les bois, jonction avec les pâturages du domaine.

Plus largement, le jardin est aujourd’hui un passeur entre le rural et l’urbain, entre savoir-faire traditionnels et techniques de demain, outils d’autrefois et produits high tech du futur. Le jardin est en quelque sorte un laboratoire, où s’expérimentent de nouveaux modes de vie.

Après avoir traversé les siècles, le château de Saint Marcel de Félines est résolument tourné vers l’avenir. Autrefois place forte d’un «pays», aujourd’hui lieu de rassemblement connecté aux métropoles voisines.

L’ambition de Vieilles Pierres Jeunes Plantes et, plus largement, de l’Association pour le rayonnement du château de Saint Marcel de Félines est là : partager les richesses inaltérées d’une campagne méconnue avec les villes environnantes et confronter les visions pour écrire une nouvelle page de l’histoire campagnarde.

Le moyen : un évènement pour célébrer le jardin, lieu de transmission entre ville et campagne, entre générations, entre amateurs et professionnels.

Un moment de convivialité, riche d’échanges :

- Une vente de végétaux, d’accessoires et de matériel pour cultiver le terroir (60 exposants)
- Des expositions pour découvrir les regards d’artistes et d’artisans sur le territoire
- Et des conférences pour partager anecdotes, astuces et histoires.

2014 : Jardin de Saveurs !

Cette année l’accent est mis sur les Saveurs du jardin ! L’invitée d’honneur n’est autre que Marie-Pierre Troisgros de la Maison Troisgros, qui fête cette année ses 45 ans de trois étoiles.

Dès sa première édition en 2010, VPJP a souhaité dépasser le cadre strict des journées botaniques.

Etre un laboratoire à idées basé sur la rencontre des gens, la confrontation des styles, l’émulation entre ville et campagne et plus généralement sur le mélange sans limite des genres.

Si la grande nuit des lampions et la fédération internationale des théâtres de verdure sont nées à Saint Marcel de Félines, les expositions d’objets design et les conférences de VPJP ont elles aussi été l’occasion de donner corps à ce projet, de faire émerger un nouvel art de vivre à la campagne.

Les conférences

Les quatre premières éditions de VPJP ont été l’occasion d’interventions de conférenciers renommés : Pierre Troisgros sur les plantes aromatiques et condimentaires, Eric Dumont sur les arbres fruitiers anciens, François Dorieux sur la création des roses, Aurélia Rostaing sur les Mollet jardiniers des rois de France, Cécile Travers sur l’archéologie des jardins, etc.

Les ateliers VPJP

Ateliers pratiques

Cette année, en plus du programme des conférences, nous lançons « les ateliers VPJP ». Le public des visiteurs pourra s’initier, se perfectionner et pratiquer des gestes simples ou essentiels au jardinage. Jean-Louis Moncorgé animera un atelier sur la multiplication des végétaux (semis, bouturage, marcottage, greffe) et François Dorieux celui sur la « naissance » de nouvelles roses.

Atelier SOS conception

L’atelier SOS conception permettra au public d’obtenir le conseil, l’esquisse ou le plan de plantation de son jardin par l’intermédiaire d’une équipe de concepteurs-paysagistes à son service. Chaque visiteur est invité à venir avec quelques photos de son terrain ou de la partie de jardin à aménager, un relevé sommaire de la parcelle. Il pourra repartir de l’atelier avec une esquisse de projet, une liste de plantes adaptées avec le nom des exposants chez qui il pourra les trouver. Venez à VPJP et repartez avec le plein de plantes et le plein d’idées qui vont avec !

Partenariat avec le Lycée agricole de Roanne Chervé

Un partenariat a été inauguré en 2013 avec le Lycée agricole Chervé pour lequel cinq groupes d’étudiants ont été invités à travailler pendant une année sur le thème « vent de folie sur le jardin pavillonnaire ». Les travaux des étudiants ont été exposés lors de VPJP 2013 et le projet lauréat a fait l’objet d’une création in situ dans la cour du Grand Commun.

Après la création en 2010 d’un verger conservatoire, récompensé par une Victoire du paysage, la restauration du parc du château se poursuit avec la replantation de haies bocagères et de trognes qui s’inscrivent dans un projet plus large de parcours historique autour du château, prochainement ouvert au public. Depuis le printemps 2012, le château accueille dix ruches et renoue ainsi avec la tradition apicole locale et montre qu’avant la ville, les abeilles ont leur place dans une campagne accueillante et gérée durablement. 

Frais : Entrée : 3 €. Gratuit pour les - de 18 ans


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