Killer Women // Saison 1. 8 épisodes.
BILAN
Ce Walker Texas Ranger au féminin n’aura finalement pas droit à une seconde saison. En effet, ABC a pris la décision d’arrêter la série après seulement huit
épisodes. Si la chaîne n’avait pas diffusé la saison intégralement, les deux derniers épisodes de la saison (et accessoirement de la série) sont maintenant sortis sur les réseaux que tout le
monde connait et je dois avouer que je ne pouvais pas passer à côté de ces épisodes. Globalement, cette première saison de Killer Women n’est pas parfait mais elle n’est pas non
plus catastrophique. Disons que cette série se repose énormément sur le talent de Tricia Helfer (Dark Blue) qui est accessoirement en femme forte une femme assez
étonnante. Mais ce n’est pas le première rôle de garçon manqué qu’elle a pu incarner dans sa carrière. Surtout que c’est justement le genre de rôles que les scénaristes semblent aimer lire. La
série va tout de même suivre une trame de série policière assez classique et ce même si au fond il y a un petit fil rouge (résolu en partie à la fin de la saison) qui restait divertissant. J’aime
bien les personnages, notamment car ils ne sont pas nécessairement ceux que l’on attend dans une série de ce genre là. On est assez loin de Walker Texas Ranger et de sa mécanique rodée et
huilée.
Killer Women tente alors d’être légèrement différente sans totalement y parvenir. Le souci avec cette série c’est qu’elle cherche peut-être un peu trop par moment à être
originale sans parvenir à réellement changer le fond. Celui-ci n’est pas suffisamment creusé à mon goût mais Molly Parker, notre héroïne, se trouve être quelqu’un d’agréable à suivre. Aussi bien
dans le feu de l’action que dans un registre plus émotionnel, le personnage à sa place. Elle me fait un peu penser à une sorte d’Horatio Caine au féminin quand elle discute avec des enfants par
exemple (notamment dans « Queen Bee »). Avec une galerie de personnages masculins autour de Molly, il y a donc l’embarras du choix afin de faire d’autres intrigues
peut-être légèrement plus funs mais ce n’est pas ce que va choisir Killer Women. Au contraire, la série s’enfonce alors dans un registre beaucoup trop sérieux pour nous. Le
téléspectateur ne sait pas vraiment sur quel piédestal jouer. Il y a de la suite dans les idées mais je suis profondément déçu par le fait que finalement tout tombe un peu trop sous le sens pour
le téléspectateur et les personnages de Killer Women jouent donc parfois un peu aux crétins dans l’histoire.
Je pense surtout au final de la saison
qui, malgré l’intrigue solide qu’il met en scène, manque cruellement d’efficacité. Le souci c’est que l’on voit venir tout ce qui se passe à des kilomètres alors que l’on aurait pu rêver un peu
mieux je suppose. Il n’y a donc rien de bien nouveau sous le soleil du Nouveau Mexique. Il n’y a pas suffisamment de choses creusées d’un point de vue de la culture locale et je pense notamment
aux cartels et tout ce qui s’en suit. D’autres séries ont su s’intéresser à ce genre d’histoires sans tomber dans les clichés sans grand intérêt. Je pense bien évidemment à The Bridge qui a
encore des choses à prouver de ce point de vue là certes mais qui a su également mettre en avant la culture de la région. Je sais bien que Killer Women est une série de network et que les
téléspectateurs ne sont généralement pas très regardant sur le côté culturel d’une série mais je suis persuadé que cela aurait donné plus de cachet à la série et que les téléspectateurs auraient
peut-être bien plus adhéré. Par ailleurs, le cliffangher s’achevant sur la trahison de Jake Colton n’était pas ce que j’avais vu venir mais après tout pourquoi pas. Cela aurait probablement donné
une seconde saison plus intéressante.
Note : 4.5/10. En bref, malgré la déception notoire, Killer Women reste honorable par nombre d’aspects.
