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CURE de JOUVENCE: La rapamycine à nouveau évoquée – The Journals of Gerontology

Publié le 26 juin 2014 par Santelog @santelog

CURE de JOUVENCE: La rapamycine à nouveau évoquée  – The Journals of GerontologyLa voilà à nouveau évoquée, avec des effets décrits comme comparables à ceux de la restriction alimentaire, l’une des méthodes les plus documentées pour ralentir le processus de vieillissement. Il s’agit de la rapamycine, un antibiotique et immunosuppresseur, dont les effets sur la longévité ont déjà été évoqués, mais envisagée ici, en combinaison avec un autre médicament capable de contrer ses effets indésirables. De nouvelles données présentées dans The Journals of Gerontology qui marquent une nouvelle étape sur la piste de la longévité et de la qualité de vie.

Découverte dans les sols de l’Ile de Pâques (Rapa Nui), la rapamycine, habituellement prescrite pour comme anti-rejet lors de greffes d’organes a déjà été reconnue pour ses propriétés de jouvence cérébrale ou pour ses effets anti-stress. La molécule agit comme un agent métabolique qui inhibe une voie biologique –connue comme la voie mTOR (mammalian Target Of Rapamycin)- présente chez pratiquement toutes les formes de vie supérieures et renforce ainsi la capacité de satiété, de dépense énergétique et favorise la prolifération cellulaire et la synthèse protéique et la croissance.

Cependant le médicament entraine certains effets indésirables, notamment une augmentation de la résistance à l’insuline qui pourrait favoriser le développement du diabète.

Les chercheurs de l’Oregon State University suggèrent que la combinaison avec la rapamycine d’un autre médicament permettrait de compenser cette augmentation de la résistance à l’insuline et apporter le bénéfice souhaité sans effet secondaire.

Sur la souris, ils montrent qu’un régime alimentaire avec rapamycine –vs un régime alimentaire normal- permet de reculer le moment de la perte d’autonomie, de renforcer l’activité physique et la santé cardiovasculaire, améliorer la cognition, réduire l’incidence du cancer et prolonger la vie.

On savait que la restriction alimentaire inhibe cette voie mTOR et augmente la durée de vie chez la souris d’environ 25 à 30%. On sait aussi que les groupes qui consomment moins de calories, comme certains groupes de population asiatiques vivent aussi plus longtemps. L’autre moyen d’activer mTOR est la rapamycine, qui semble avoir un impact significatif, même lorsqu’elle est utilisée en fin de vie.

Rapamycine et metformine : Cette combinaison permet de contrer l’accumulation d’acides gras et l’augmentation de résistance à l’insuline liée à la rapamycine. La metformine permet de bloquer cet l’effet secondaire. Une combinaison donc prometteuse pour freiner le vieillissement et les maladies liées à l’âge chez l’homme, concluent les chercheurs.

Vivre plus longtemps, en meilleure santé et avec une meilleure qualité de vie : Le Pr Viviana Perez, professeur au Service de biochimie et de biophysique de l’Oregon State University et auteur principal de l’article, confirme ainsi le caractère prometteur de la rapamycine, en combinaison avec la metformine, pour augmenter la durée de vie, contrer certaines maladies liées au vieillissement et améliorer la santé générale.


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