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Coupe du monde – Présentation des huitièmes de finale (1/4) : Brésil – Chili et Colombie – Uruguay

Publié le 27 juin 2014 par Ptimek

A l’issue d’un premier tour passionnant, spectaculaire et riche en surprises, seize équipes restent en lice pour le titre mondial, objectif ultime de tout footballeur. En ouverture de sa phase à élimination directe, la compétition propose huit affiches en quatre jours. Voici, en quatre volets, ce qu’elles réservent, en commençant par les deux huitièmes de finales programmés ce samedi, Brésil – Chili et Colombie – Uruguay.

Malgré son quasi sans-faute au premier tour (cinq équipes sur six qualifiées pour les huitièmes), l’Amérique du Sud ne placera, au mieux, que deux de ses représentants dans le dernier carré. La faute, notamment, à une répartition du tableau qui place quatre des cinq rescapés dans le même quart, le premier.

Le Brésil en danger face au Chili

Jusqu’ici, le Brésil n’a pas franchement séduit dans ce Mondial à domicile que le pays attend depuis 64 ans. Mais la Seleçao a tout de même terminé en tête du groupe A et sait bien que, quelle que soit la manière, « sa » Coupe du Monde ne sera réussie qu’en cas de victoire finale. D’ici-là, le chemin sera évidemment semé d’embûches, à commencer par un huitième de finale de tous les dangers face au Chili.

Si cette première affiche est un remake du huitième de finale qui avait opposé les deux mêmes équipes lors de la dernière Coupe du monde, le rapport de forces devrait être bien plus équilibré qu’en Afrique du Sud, où le Brésil s’était facilement imposé 3-0. Car, en quatre ans, la prometteuse sélection chilienne de 2010 a bien grandi. Ses leaders, Arturo Vidal et Alexis Sanchez, sont devenus des stars mondiales, évoluant respectivement à la Juventus et au Barça, et dans leur sillage, cette Roja a gagné en maturité. Son premier tour, où elle a sorti sans coup férir le tenant du titre espagnol, a montré qu’elle était prête, physiquement, tactiquement et mentalement, à réaliser un grand Mondial.

Incontestablement, cela sera fait si elle bat le Brésil chez lui, ce qu’aucune sélection chilienne n’a jamais réussi à faire auparavant. Face à des adversaires qui joueront sans doute ce match comme si leurs vies en dépendaient, les Brésiliens vont donc devoir produire une grande performance pour franchir l’obstacle. Mais la Seleçao, dont trois joueurs majeurs (Thiago Silva, Luiz Gustavo et Neymar) sont sous le coup d’une suspension en cas de carton jaune, va également devoir anticiper un minimum sur l’éventuelle suite de la compétition. Une donnée de plus de ce huitième de finale décidément dangereux pour le pays organisateur.

La Colombie a un coup à jouer

En quart de finale, le vainqueur de Brésil-Chili affrontera donc un autre pays sud-américain, la Colombie ou l’Uruguay. Pour ce choc (programmé samedi à 22h heure française), les deux nations seront chacune privées de leur attaquant phare, pour des raisons bien différentes. Victime en janvier d’une rupture du ligament croisé du genou gauche, le buteur colombien Falcao a bien tenté de revenir à temps pour le Mondial, mais a finalement dû déclarer forfait avant la compétition. De son côté, l’Uruguay pensait bien pouvoir s’appuyer sur le talent immense de Luis Suarez, qui avait réussi à récupérer en quatre semaines d’une opération au ménisque survenue fin mai. Mais c’était sans compter sur les instincts cannibales du joueur de Liverpool, suspendu neuf matches pour avoir mordu l’Italien Giorgio Chiellini lors du dernier match de poule.

Si la Celeste va devoir réapprendre à vivre sans sa star principale, ce qui ne lui avait pas réussi lors de son premier match dans ce Mondial (défaite 1-3 face au Costa Rica), la Colombie a prouvé depuis le début de la compétition qu’elle pouvait se débrouiller sans Falcao. Elle a ainsi largement dominé son groupe, développant un jeu collectif séduisant autour des accélérations de l’ailier Juan Guillermo Cuadrado et des inspirations du meneur James Rodriguez. Sur cette excellente dynamique, la sélection entraînée par l’Argentin José Pekerman apparaît donc légèrement favorite face un Uruguay vieillissant mais qui va, comme d’habitude, faire parler sa grinta, cette intensité permanente qui lui a notamment permis d’atteindre le dernier carré du dernier Mondial et de gagner la dernière Copa America en 2011.


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