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Crise du Logement et de l’immobilier : UN TOIT C’EST UN DROIT !

Publié le 28 juin 2014 par Blanchemanche

Crise du Logement et de l’immobilier : Une seule solution, édifier des HLM !

Posted on Federation DALimageIMG_2410COMMUNIQUEParis le 17 juin 2014Crise du Logement et de l’immobilier : Une seule solution, édifier des HLM !A l’heure où le Gouvernement et le monde de l’immobilier (BTP, promoteurs et  bailleurs privés), s’alarment face à la baisse de la construction de logements, et où les différents acteurs privés du logement jouent des coudes pour sauver leur secteur hautement lucratif, il est bon de rappeler quelques évidences  :Le Logement, et l’immobilier en général, après 15 ans de flambée est devenu trop cher pour les ménages et les investisseurs, quoiqu’en dise Bouygues, l’UNPI, Century 21, &co  …
Logement trop cher :Les secteurs de l’accession à la propriété et de l’investissement locatif sont sinistrés, plus personnes n’investit, même la baisse historique des taux n’a pas inversé la tendance :Qui va acheter un bien qui risque de perdre 20 à 30% de sa valeur dans les toutes prochaines années ?La baisse des normes n ‘y changera pas grand chose, et nous serons réservés si les mesures de simplification visent à maintenir les marges des professionnels ou à différer des mesures écologiquement nécessaires.
La 3e voie : le logement socialLe  troisième pilier des politiques du logement c’est le logement social : il dispose de ressources et des capacités de répondre aux attentes. Comme en 92-93 après l’éclatement de la bulle immobilière de 86-90, ce secteur est le seul qui peut  relancer la production et sauver une partie des emplois dans le BTP, en attendant la purge des prix (qui aurait du se produire en 2009 comme dans les autres pays soumis à une bulle immobilière et à la crise des subprimes).Aujourd’hui, il faudrait réaliser 200 000 logements sociaux chaque année, pour satisfaire une part des besoins et relancer la filière économique.
Le Gouvernement dans cet objectif, doit se résoudre à mobiliser le foncier, à rassembler et collecter les fonds nécessaires, et à baisser les loyers devenus trop chers pour les classes populaires.Sanctions sur les maires non bâtisseurs de HLM :L’annonce gouvernemental de la limitation de la dotation de fonctionnement aux maires qui refusent de réaliser des logements sociaux est un exemple des bonnes mesures pour soutenir la réalisation massive de HLM. Nous mesurerons la vigueur de cette annonce pendant la loi de finance, mais il est certain que seule, elle ne suffira pas.100% de logements sociaux sur les terrains publics :Les terrains et les bâtiments publics   doivent être mises à contribution, non plus pour édifier des bureaux aujourd’hui vacants et des logements de rapports à caractère spéculatif, mais des logements sociaux pour loger les classes populaires, les jeunes, les migrants,  frappés lourdement par la crise du logement cher.
Reconstituer et renforcer l’épargne populaire pour financer la production :La relance de la production de HLM et de la réhabilitation thermique est aujourd’hui considérablement freinée par les ponctions successives opérées par les banques sur Livret A, avec l’accord de Sarkozy en 2010, puis de Hollande en 2013.120 milliards, soit un tiers de la collecte ne sont plus centralisés par la Caisse des Dépôts et Consignations, et viennent conforter les besoins insatiables en trésorerie des banques pour spéculer sur les marchés financiers mondiaux.C’est pourquoi avec la Plate forme logement des mouvements sociaux, et de nombreux acteurs syndicaux et économiques, nous demandons la restitution de ces 120 milliards, mais aussi le relèvement du plafond du Livret A à 30 000 euros, conformément à la promesse Présidentielle.
Encadrer les loyers à la baisse  :A l’heure où l’on sent fléchir la volonté Gouvernementale d’encadrer les loyers à la baisse, il faut rappeler que jamais les loyers dans les zones tendues n’ont été aussi chers, du fait de la pénurie de logements accessibles. Lorsqu’il y a pénurie, il est parfaitement normal de réglementer les produits de 1ère nécessité, pour stopper la spéculation et satisfaire les besoins des classes populaires. Le logement est un produit de 1ère nécessité, il doit donc être encadré, comme il l’a été essentiellement entre 1914 et 1986. C’est la raison pour laquelle nous demandons que les décrets issus de la loi ALUR, et d’autres mesures si besoin aboutissent à : -   une baisse des loyers pour les ménages aux revenus modestes et moyens, -   faire cesser les abus des agences immobilières, -   interdire les congés spéculatifs et frauduleux,-   désarmer les marchands de sommeil qui terrorisent leur locataire, -   respecter la loi DALO et le Droit à l’hébergement-   appliquer la loi de réquisition … 
C’est pourquoi nous nous mobiliserons dans cet objectif et appelons à des actions coordonnées du mouvement social pour obtenir le lancement d’un grand programme de logements sociaux et des mesures d’urgence.UN TOIT C’EST UN DROIT !

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