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Les municipalités FN prennent pour cibles chômeurs et plus démunis

Publié le 28 juin 2014 par Lepinematthieu @MatthieuLepine

   Certains diront que les électeurs frontistes l’ont cherché, je m’interdis cependant de me vautrer dans un tel mépris. Car à l’évidence, la situation dans les municipalités Front national et apparentées devient de plus en plus dramatique pour les classes populaires que ce parti prétend pourtant vouloir défendre. En effet, de Fréjus au Pontet en passant par Béziers ou Villers-Cotterêts, les décisions prises par les élus FN ont un point commun, elles prennent pour cibles les plus démunis.

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   Il y a quelques semaines je faisais déjà état sur ce blog des dramatiques décisions prises par les maires de Béziers, du Pontet ou encore de Fréjus, concernant les structures d’action sociale. En effet, en baissant de façon drastique les subventions des CCAS et autres centres sociaux, ils ont gravement mis en danger l’activité de ces organismes. Pourtant, ceux-ci ont pour mission d’apporter une aide sociale de proximité dont les populations les plus défavorisées sont les premières bénéficiaires.

On savait par ailleurs que de son coté le maire de Béziers, Robert Ménard, avait décidé de priver certains écoliers de l’accueil du matin, au seul motif que leurs parents sont chômeurs et peuvent donc les garder chez eux. Malheureusement, il semble que cette mesure discriminatoire et antisociale ait depuis fait tache d’huile. En effet, le conseil municipal de Mantes-la-Ville devrait acter lundi prochain, la fin de la gratuité pour les heures de "garderie" comme pour les temps d’activités périscolaires.

D’autres municipalités frontistes ont quant à elles décidé de faire de l’accès aux cantines scolaires un luxe réservé aux seuls enfants issus des familles les plus favorisées. Au Pontet, l’abandon de la gratuité pour les enfants les plus démunis a par exemple été voté par la majorité frontiste. Une décision d’autant plus scandaleuse que le maire FN de cette commune, Joris Hébrard, a depuis son élection vu son indemnité augmenter de plus de 1 000 euros par mois (soit l’équivalent de près de 600 repas).

Du coté de Villers-Cotterêts, au motif qu’"il faut différencier solidarité et assistanat", le maire frontiste a lui décidé d’augmenter le prix du ticket de cantine de près de 1 euro pour les plus démunis qui jusque-là bénéficiaient pourtant d’un tarif préférentiel. Une décision qui aura notamment pour conséquence de faire augmenter le budget cantine de 152 euros pour ses familles déjà en grande difficulté. Franck Briffaut admet cependant de façon éhontée que cette mesure ne permettra de faire que "très peu d’économies"…

Face à un tel état des choses, l’imposture du discours social du Front national n’est plus à prouver. Malheureusement une partie non négligeable de la population de ce pays ne semble pas en prendre conscience. Il est donc de notre devoir d’oeuvrer, encore et toujours, pour faire surgir la vérité sur ce parti qui méprise les pauvres et protègent les puissants.


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