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L’origine des fonds communs

Publié le 28 juin 2014 par Fabien Major @fabienmajor

Cotiser à un fonds commun est l’un des investissements les plus accessibles, et sûrement l’un des plus prisés. Au Canada seulement, plus de mille milliards de dollars sont gérés par des fonds communs. La somme mondiale d’actifs est encore plus impressionnante.

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Bien qu’aujourd’hui très populaires, ces fonds sont nés d’une véritable nécessité. Autour de 1770, plusieurs compagnies influentes ont pris des risques en s’engageant dans la course à la colonisation en Amérique. Certains investisseurs ont malheureusement vu trop grand et se sont ensevelis sous les dettes. La Compagnie Britannique des Indes Orientales est le parfait exemple de ces empires puissants qui ont connu une chute dramatique. Ce fut d’ailleurs la première compagnie à être considérée comme « trop grosse pour faire faillite ». Ce principe économique explique que certaines compagnies ou institutions financières sont trop importantes pour disparaître. L’état se doit donc de rembourser leurs dettes à même les coffres du trésor national. Le déclin de la Compagnie des Indes a eu un impact sur l’ensemble du vieux continent. Plongée dans une crise financière sans précédent, l’Europe a trouvé son salut dans le regroupement des forces de chacun. Ou plutôt de l’union des portefeuilles bien garnis.

L’idée du fonds commun de placement est apparue en premier au Néerlandais Adriaan van Ketwich. Dans une ultime tentative de remettre ses affaires à flot, ce marchand a convaincu un certain nombre d’investisseurs d’additionner leurs avoirs aux siens. La stratégie de cette première fiducie était axée sur la diversification des placements, dans le but de réduire les risques et d’attirer de nouveaux acheteurs. Jusqu’en 1824 soit durant 50 ans, le fonds de Ketwich tient la route. Deux siècles après sa dissolution, l’héritage laissé par le groupe est encore important. 

Assez semblable à l’original, le modèle des fonds communs a toutefois été légèrement modifié au 20e siècle. À ses débuts, le fonds de Ketwich proposait une cotisation à taux fixe et ne totalisait que 2000 parts. Avec la création du Massachusetts Investors Trust en 1924, aujourd’hui connu sous le nom MFS investment Management, le capital d’investissement devient variable, permettant l’achat et la vente d’actions en continu. Considéré comme le premier fonds moderne, le MFS connaît un succès net dès sa première année en augmentant sa valeur initiale de 50 000 $ à 392 000 $. Au Canada, le premier fonds date de 1932. Il s’agit du Canadian Investment fund Ltd. Ce fonds a ensuite été rebaptisé Spectrum United en 1996. En 2002, il a été récupéré par la compagnie Placement CI et porte encore le nom de « Placement Canadien ». 

Les fonds communs sont une réelle révolution, encore au 21e siècle. Ils rendent l’investissement accessible à tous, peu importe le volume du portefeuille. On explique d’ailleurs l’engouement croissant à leur intention par les mêmes raisons qui ont mené à leur création : l’attrait du choix et la recherche de la sécurité. Les fonds communs sont aujourd’hui encore plus diversifiés qu’à leurs débuts. D’autant plus qu’ils sont pris en main par des gestionnaires de portefeuilles professionnels, assurant ainsi un rendement maximal aux investisseurs.

Pour plus d’informations, consultez le site web de l’institut des fonds d’investissement au Canada.


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