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Halilhodzic, panache et revanche

Publié le 29 juin 2014 par Sebti2135

C’est le coach le plus explosif de ce Mondial: une fois l’Algérie qualifiée pour le second tour, il a exulté, fondu en larmes, avant de verser son acidité sur la presse algérienne. Crinière blanche inhabituellement en bataille, Halilhodzic a fait craquer les coutures de son costume anthracite, hurlant sa joie sur la pelouse de Curitiba, qui a envoyé les Fennecs dans le Top 16 mondial pour la première fois. Le Bosnien, âgé de 62 ans, coach à poigne, a ensuite enfoui son visage dans ses mains pour laisser couler ses larmes. Une scène qui rappelait ses pleurs de joie dans l’arène surchauffée de Blida, lorsque les Algériens s’étaient qualifiés pour ce Mondial. Après le bonheur partagé avec ses joueurs, est venu le temps de régler ses comptes avec une presse algérienne qui l’avait vertement critiqué, notamment après la CAN 2013. La revanche est un carburant. La cicatrice n’est pas encore refermée. En décembre 2009, Halilhodzic était le sélectionneur de la Côte d’Ivoire et à ce titre avait assisté au tirage au sort du Mondial-2010 au Cap. Mais il ne verra jamais la Coupe du monde en Afrique du Sud, débarqué sans ménagement après une Can ratée la même année. Le Mondial-2014 est donc son premier en tant que coach. Et le mystère plane pour l’avenir de celui qui est appelé « Wahid » par les fans, manière d’algérianiser son prénom. Trois mois avant ce rendez-vous, il avait refusé de renouveler son contrat expirant en juillet. Son remplacement par Christian Gourcuff, a même été évoqué. Les deux hommes se sont affrontés par médias interposés avant d’enterrer la hache de guerre début mai. Et évidemment, après cette qualification, à la question «avec cet exploit serez-vous encore le sélectionneur de l’Algérie après le Mondial», le Bosnien a lancé: «Je ne réponds pas à cette question». Ses commentaires cinglants, l’ancien attaquant de Velez Mostar, ne les réserve pas qu’aux journalistes. Ses joueurs goûtent parfois à des remarques servies brûlantes, à l’image de Feghouli. Avec l’Algérie, qui l’a engagé en juillet 2011, l’homme au regard perçant s’est rapidement heurté aux journalistes qui remettent régulièrement en cause ses choix et lui reprochent souvent son salaire exorbitant, gardant une affection pour son prédécesseur, Rabah Saâdane. Mais c’est bien le nom de Vahid qui restera dans l’histoire du foot algérien.
Selon AFP


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