The Fosters // Saison 2. Episode 2. Take Me Out.
Je dois avouer qu’il y a tout de même quelque chose de touchant dans cette série et qui fonctionne toujours aussi bien. Je parle bien évidemment de l’exploration de la sexualité. C’est quelque
chose qui est plutôt touchant car la série ne cherche pas à transformer le sexe en quelque chose de fondamentalement mignon. Le but n’est pas de faire l’apologie du sexe, bien au contraire, mais
de raconter ça sous un angle plutôt léger. C’est là que le portrait de Jude prend tout son sens, un jeune garçon qui est en train de commencer à confronter sa sexualité. Le fait que la série
prenne son temps est aussi appréciable. Ce n’est pas que la série veut raconter une grande histoire autour de ce personnage mais simplement raconter une tranche de vie que je trouve plutôt bien
tournée. Mais disons que la relation de Jude avec Connor, son meilleur ami et confident en dehors de la famille d’accueil. Ce n’est pas la première fois qu’un garçon tombe amoureux de son
meilleur ami, c’est même monnaie courante chez les homosexuels mais au travers de l’amitié qu’il y avait entre ces deux garçons, Jude a commencé à ressentir quelque chose de beaucoup plus fort.
Mais d’un autre côté, rien n’est réellement très explicite et c’est ce qui rend cette histoire aussi agréable.
Le but n’est pas de tomber dans un cliché ou bien de faire dans le trop plein de bons sentiments. Le juste équilibre est là et cela va donc permettre à The Fosters de faire
quelque chose qu’elle n’a pas nécessairement la chance de faire tout le temps. Mais la relation entre Connor et Jude se ressent vraiment comme quelque chose d’assez différent de ce que l’on a
l’habitude de voir la série. Mais The Fosters ne cherche pas non plus à poser d’étiquette sur Jude. Après tout ce dernier est en train de découvrir ses sentiments et sa
sexualité. Est-il gay ? Hétéro ? Quelque chose entre les deux ? Est-ce que l’on a vraiment besoin de le savoir ? Je ne pense pas. Au contraire, je trouve plutôt intelligent de faire en sorte que
l’on ne sache pas ce qu’il est vraiment mais que l’on puisse laisser vivre tout simplement ce personnage de façon sympathique. Mais cet épisode ne s’arrête bien évidemment pas là cette histoire,
il y a encore tout un tas d’autres choses. A commencer par Callie. J’aime bien son histoire avec son père biologique (incarné par Kerr Smith) pour le moment. C’est intéressant de
voir une histoire que pourrait enfin s’achever de façon heureuse pour The Fosters.
Car
la série en a besoin et Callie en a aussi besoin. J’ai donc maintenant hâte de voir ce qu’elle va pouvoir faire avec sa demi-soeur. Je suis certain qu’il y a quelque chose à creuser de ce point
de vue là également. L’épisode s’arrête aussi sur Brandon et sa potentielle opération de la main. Brandon n’est pas vraiment mon personnage préféré, loin de là même, mais c’est la faute à la
saison précédente qui n’a jamais vraiment su comment transformer ce personnage en quelque chose de réellement passionnant. J’aurais bien aimé qu’il le devienne mais après tout, ce n’était
peut-être pas ce que The Fosters pouvait faire de plus plausible. Malgré tout, je sauve la scène d’ouverture de l’épisode entre Stef et Brandon, une très jolie scène, il faut
tout de même le reconnaître. Et puis il y a Stef, Lena et Mike dans leur situation qui permet de comprendre que The Fosters est aussi en train d’installer des choses sur la
longueur. Finalement, ce nouvel épisode de The Fosters était plutôt bien fait dans son ensemble, surtout bien meilleur que le précédent qui m’avait énormément déçu (par rapport à
mes attentes). Je pense donc qu’il y a largement de quoi faire par la suite avec les personnages, notamment Callie mais aussi Jude.
Note : 6.5/10. En bref, un bon épisode de The Fosters.
