Penny Dreadful // Saison 1. Episode 8. Grand Guignol.
SEASON FINALE
Avant toute chose, je suis très heureux de retrouver Penny Dreadful l’année prochaine. Je dois avouer que cette série est vraiment fabuleuse et délivre donc tout ce que l’on peut
attendre de la part d’une telle série et même plus encore. Cependant, je crois que j’attendais encore plus de la part de ce « Grand Guignol ». Les recherches pour Mina
arrivent donc enfin à leur dénouement et malheureusement tout ne parvient pas à réussir à me convaincre. C’est dommage car je suis persuadé qu’il y avait vraiment pas mal de choses à faire dans
une telle série que celle-ci ne fait malheureusement pas dans cet épisode. Après le brillant épisode précédent, je dois avouer que j’avais de grandes espérances pour la suite des aventures.
Forcément, il y a quelques surprises comme la mort de Brona Croft et prêt à être ranimée en tant que mariée de Frankenstein. D’ailleurs, cette partie de l’histoire me plait. C’est fun et puis
pile poil dans l’esprit de Penny Dreadful. On a donc un peu de cette vibe Burton-esque qui fait aussi le succès de cette série finalement. Par ailleurs, j’ai été
assez surpris par le fait que la série laisse aussi peu de place à Dorian Gray dans ce dernier épisode. C’est bien la preuve qu’au fond ce personnage n’a pas encore tout raconté de lui et qu’il
pourrait bien être l’un des plus importants de la saison prochaine.
C’est tout ce que j’espère car il y a énormément de potentiel. A l’issue de l’épisode précédent, on savait pertinemment que le dénouement avec Mina était proche. En effet, quand on a pu voir que
Vanessa avait de bonnes nouvelles, forcément que c’était pour Mina. Tout cela rapidement permettre de mettre en scène une confrontation assez sympathique dans son ensemble même si je dois avouer
que j’aurais aimé un peu plus d’originalité dans le lot. Le but n’était apparemment pas de nous en mettre plein les yeux dans ce dernier épisode mais de juger la carte de la sobriété. On sent
d’ailleurs que le tout est nerveux mais pas suffisamment pour que l’affrontement final soit aussi efficace qu’il aurait pu l’être. Malgré quelques déceptions, l’épisode était tout de même assez
sympathique dans son ensemble. Toute l’histoire de la créature était forcément prévisible mais je dois avouer que je ne m’attendais pas nécessairement à ce que les choses soient faites de cette
façon. Je pense que j’ai envie de voir un peu comment tout cela va évoluer l’an prochain car je retiens tout de même le côté assez émouvant. Cela permet aussi de gérer un aspect que Penny
Dreadful sait très bien fait : l’émotion. J’ai toujours aimé ce que la série a pu faire dans le registre et j’ai hâte de voir la suite de la série de ce point de vue là.
Mais
d’un certain côté, cela permet aussi de voir à quel point Sir Malcolm a de l’influence un peu de partout dans cette série. C’est vraiment ce qui réussi le plus dans Penny
Dreadful. En tout cas, je le ressens de cette façon. Sir Malcolm est un personnage très important dans cette série et j’aimerais bien que l’on puisse le voir encore plus sur le devant de
la scène par moment car c’était lui qui donnait plus ou moins le rythme de l’épisode. On sent cependant que le but de cet épisode n’est pas de conclure la saison ou bien la série, mais plutôt de
nous laisser nous poser des questions avant de retrouver la série pour une seconde saison. Si parfois la série a peut-être été un peu trop loin dans sa propre folie, elle a réussi à délivrer par
moment de brillants moments (comme l’épisode précédent ou encore l’épisode 1.05). Cette fin de saison n’est pas une fin en soi non plus. On sent qu’ils préparent la saison 2 sans tout nous
révéler non plus. Il y a des intrigues secondaires qui n’ont pas grand chose à dire ou à faire dans la série mais je suppose que la prochaine saison va pouvoir gommer tout un tas de défauts de la
première saison tout en nous introduisant de nouveaux épisodes. Sans compter que Vanessa continue d’être mon personnage préféré de la série. Il faut dire que Eva Green est
brillante ici.
Note : 6/10. En bref, une fin de saison parfois trop facile, mais globalement sympathique.
