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La saison 2007-2008 du FC Metz

Publié le 19 mai 2008 par Benjphil

82262_logBon dernier de la classe, le champion de ligue 2 n’a jamais paru être en mesure de faire le poids. Des joueurs pris en grippe par le public dès l’automne, Francis de Taddeo limogé et l’affaire Ouaddou le contexte n’a pas vraiment aidé les messins.
Samedi soir, à Saint-Symphorien, le FC Metz a remporté sa troisième victoire de la saison. Contre Le Mans qui ne jouait plus rien, les Grenats ont offert un vrai match de gala (4-3) à un public qui en a vu des vertes et des pas mûrs depuis le mois d’août. 12 points pris sur 57 possibles à la maison, pas besoin de chercher plus loin là où ça a bloqué. Quand l’opinion publique considère que c’est honteux de faire match nul à Metz c’est quand mal barré.
Mais pour cela il faut des raisons. Et l’idée du simple promu trop faible pour la ligue 1 n’est qu’à moitié recevable. Lors des premiers matches à domicile, la fragilité Richard Trivino sur les ballons aériens (comme ce corner direct contre Lille) conduisent des supporters locaux à des biens bas quolibets. Christophe Marichez le remplace, mais n’inspire pas beaucoup plus de confiance, mais bon. Trivino, lui, part lors du mercato à Boulogne-sur-Mer. Il retrouvera ses anciens coéquipiers la saison prochaine en L2.
Psychologiquement, l’opération maintien d’un promu doit débuter avec des prises de points rapides. Au bout de 8 journées, le FC Metz n’a pas gagné le moindre match et ne compte que 2 points. Depuis la quatrième journée, les Grenats se sont confortablement installés à la dernière place du classement. Une place qu’ils ne quitteront plus de la saison. Tout part en vrille, les tribunes deviennent de plus en plus agitées et clairsemées, la LICRA multiplie les mails d’indignation sans pour autant que ça soit pris en compte pour l’heure. Cette équipe qui ne s’est pas spécialement renforcée durant l’été souffre de carences techniques affolantes. De Taddeo a visiblement oublié de lire le manuel de l’entraîneur qui passe de la Ligue 2 à la Ligue 1. Mais les dès sont déjà bien plombés. Que peut-on espérer d’une défense (quand bien même à 5) Cubillier - Diop - Delhommeau (ou Strasser) -Gueye (ou Bassong)-Leoni (typiquement un bon joueur de ligue 2 qui n’a rien à faire en Ligue 1 par contre) ? On prend un gars comme Check Gueye, on le balade dans l’axe puis sur le côté gauche, pour le remettre à nouveau dans l’axe. Les carences d’effectif sont criantes…
1181340730Et l’hiver arriva…
À la trêve, Francis De Taddeo est débarqué, remplacé par Yvon Pouliquen. On croit que Metz débute enfin sa saison lors du 32è de finale de Coupe de France quand Metz passe 6 buts à Vesoul (CFA). Bah ouais quand même…
Et là, c’est le drame ! Le 16 février dernier, alors que les Grenats sont déjà dans la charrette, l’affaire Ouaddou  va mettre le feu au train-train du football français. Le supporter a depuis été condamné mais, par le prisme médiatique les supporters messins (à l’image de ce que vivent aussi ceux de Bastia, du PSG, de la Lazio Rome, d’Aix-la-Chapelle ou du Zénith St-Peterbourg) la vindicte populaire a tranché, supporter le FC Metz, c’est être un ennemi de la démocratie. Je ne comprends pas cette légende urbaine qui consiste à dire qu’un supporter ne peut pas être raciste sinon ce n’est pas un supporter. Il y a bien des racistes de gauche ! Paradoxalement cette période correspond à la meilleure période sportive du club de la saison. Entre la 23è et la 29è journée de ligue 1, les Grenats n’ont perdu « que » trois matches, passés deux Tours de Coupe de France (à Strasbourg 3-0, et à Lorient 1-0) pris 10 points sur 18 possibles, un parcours de milieu de tableau.
Le printemps ne sera guère mieux, le 12 avril dernier au soir d’une défaite (avec les honneurs) contre Marseille à Saint-Symphorien (1-2), les Grenats compostent définitivement leur billet pour la ligue 2. La fin de saison sonnera comme une lente agonie, mais le FC Metz joue plus libéré sans la pression du maintien, mais concède à nouveau deux défaites à domicile, mais fait deux fois 0-0 à Auxerre et à Sochaux. Samedi dernier donc, les Grenats ont dit au revoir à la ligue 1 en apportant une contribution non négligeable aux 43 buts de cette dernière journée de championnat. C’est ça en fait, on ne les avait pas calculés comme ça, mais le FC Metz a beaucoup fait pour que la moyenne de but française ne soit pas plombée plus qu’elle ne l’est !
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Esprit messin es-tu là ?

Metz au fond du trou.


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