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Les algues vertes continuent d’envahir les plages de l’Ouest

Publié le 22 juillet 2014 par Blanchemanche

Après avoir empesté les plages de Bretagne, les algues vertes gagnent la Normandie et le Sud-Loire.

Les algues vertes continuent d'envahir les plages.L’attaque des algues vertes, acte 2. Elles ont d’abord débarqué sur les plages de Bretagne, et gagnent désormais certains secteurs jusque-là peu touchés, comme la Normandie et le Sud de la Loire. Sur ces nouvelles zones, le phénomène semble même exponentiel.
Dans le Calvados, Serge Bigot, maire, de Grandcamp-Maisy, une des deux communes les plus touchées, se désole : "On est début juillet et déjà, on a ramassé presque 1 000 tonnes". Soit l'équivalent des quantités relevées en une année il y a dix ans. Selon l'élu, qui fait remonter l'apparition du phénomène à 2004, et son accélération à 2008, Grandcamp se retrouve certaines années avec un mètre d'épaisseur d'algues par endroits et les odeurs pestilentielles qui vont avec. Avec 3 700 m3 environ ramassés sur les plages l'an dernier, la commune normande est cependant encore loin des 9 000 m3 de 2013 à Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes d’Armor (après 18 000 en 2012).Un cheval mort en 2009 sur une plage
Ce village breton est en effet habituellement l'un des plus touchés de sa région. En 2009, un cheval était décédé après s'être enfoncé jusqu'à l'encolure dans un amas d'algues vertes en décomposition. Cependant, la cour administrative d'appel de Nantes doit se prononcer le 25 juillet prochain pour savoir si c'est bien l'hydrogène sulfuré toxique dégagé par les algues en putréfaction qui est responsable de la mort de l'animal.
La Normandie n'est pas encore dans cette situation. Mais le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva) confirme y avoir observé, en avion, des "dépôts importants" et précoces dès mai, alors qu'il n'y avait encore rien ailleurs en France. Sont surtout touchés l'ouest du Calvados (Grandcamp et autour) et des communes côtières de l'agglomération de Caen. Le Centre d'études vient même de placer la Normandie sous surveillance renforcée.L'agriculture intensive en question
Et le phénomène gagne également le sud-ouest : "Depuis quelques années, les algues vertes sont de plus en plus nombreuses sur les îles de Noirmoutier, Ré et Oléron", estime Sylvain Ballu du Ceva. En revanche, elles auraient plutôt tendance à régresser en Bretagne, où elles ont commencé à proliférer il y a 40 ans,Pour contrer le phénomène, la Bretagne, a lancé depuis 2011, des plans "algues vertes", fixant aux usagers (agriculteurs, collectivités) une baisse des apports en azote dans l’eau de mer, principale cause du phénomène, et issus essentiellement de l’élevage intensif. L'agence de l'eau Seine Normandie vient de finaliser un document allant dans le même sens. Cette orientation, une première dans la région, pourrait aboutir à un arrêté préfectoral fin 2015.A noter que la France reste également sous la menace d'une sanction de la cour de justice européenne en raison de la pollution, encore trop élevée, de ses eaux par les nitrates.SIBYLLE LAURENT AVEC AFP___________________________________________________________
Benoît Biteau La directive nitrate est traduit en droit français depuis 1991. 23 ans que la FNSEA nous demande une période de transition, le temps de s'adapter! 23 ans que la concentration de nitrate et de phosphore utilisés en agriculture ne cesse d'augmenter dans l'eau! 23 ans qu'ils touchent des aides publiques de la PAC à des niveaux indécents au regard de leur mépris pour l'intérêt commun et les générations futures! Nous, les usagers de l'eau, devons nous acquitter chaque année d'une facture de 54 milliards d'euros par an pour retirer nitrates et pesticides de notre eau "potable"! Nous, les contribuables, les mêmes qui alimentent l'enveloppe PAC distribuée à ces irresponsables, allons devoir TOUS financer la condamnation par la cour de justice européenne, qui nous alerte depuis 23 ans que nous ne tiendrons pas les engagements pris dans le cadre de la directive nitrates! Et ce sera la même punition, en 2015, pour Directive Cadre sur l'Eau (DCE) et en 2018, pour la Directive Cadre sur la Stratégie en Milieux Marins! C'est quand que nos responsables politiques en charge de l'agriculture arrêtent un peu les conneries? Font preuve d'audace et de courage politique? Il suffit juste, sans le moindre euro supplémentaire, de réorienter les 11,5 milliards d'euros de la PAC vers un modèle agricole vertueux, et faire le bras d'honneur, une bonne foi pour toute, à la FNSEA! Merde à la fin!
Benoît Biteau http://www.planeteradicale.org/Avancons-vers-une...

AVANÇONS VERS UNE AGRICULTURE HUMANISTE, RESPONSABLE ET CITOYENNE !

LUNDI 7 JUILLET 2014Les algues vertes continuent d’envahir les plages de l’OuestLes constats :
-  L’activité agricole mobilise 70 % de l’espace, 80 % de l’eau douce en été, impacte la biodiversité, émet 25 % des gaz à effet de serre.
-  L’agriculture est l’activité économique la plus soutenue par les aides publiques via la PAC. 57 milliards d’euros à l’échelon européen, presque 10 milliards d’euros pour la France. Pourtant, dans ce modèle excessivement dépendant de la chimie et du pétrole, entraînant des couts de production prohibitifs, le revenu des agriculteurs, en particulier des éleveurs, est trop souvent insuffisant.
-  La France est le troisième pays au monde utilisateur de pesticides, le premier en dose par hectare. Malgré le Grenelle de l’Environnement qui fixe des objectifs ambitieux de réduction de pesticides, leur utilisation est en constante progression (encore + 2 % en 2011 !). Les dégâts de cet usage massif de la chimie en agriculture, dans un modèle qui a externalisés les couts de ses dérives, sont supportés par les contribuables. L’utilisation des pesticides et des engrais chimiques, au-delà de leur impact sur la biodiversité, la ressource en eau, et la santé publique, sont des dérivés pétroliers qui participent au changement climatique et efface la capacité des sols agricoles à séquestrer le carbone. La pénurie de pétrole annoncée pour les prochaines décennies condamne également ce modèle agricole à ce point dépendant de cette ressource.
-  La mainmise sur les ressources génétiques par les firmes semencières condamne les agriculteurs à une dépendance couteuse, qui de surcroit menace la variabilité, la diversité génétique sur lesquelles pourrait s’appuyer une recherche servant l’intérêt général et collectif. Benoit Biteau secrétaire national PRG chargé de l’agriculture
-  La production agricole mondiale actuelle pourrait nourrir 12 milliards de personnes. Elle en nourrit exactement la moitié, alors que nous sommes 7 milliards à la surface de la planète. Ce milliard sous alimenté, dont 35 millions meurent chaque année de faim, sont en réalité victime d’un modèle agricole qui préfère nourrir le capital plutôt que les hommes, plutôt que nos enfants !
Les solutions humanistes, responsables et citoyennes :
Des solutions existent permettant de rompre avec le cercle vicieux qui nous éloigne du développement durable en agriculture. Les bases, les fondements d’un cercle verteux s’appuient sur :
-  La redécouverte de l’agronomie qui, au-delà de permettre le respect de la biodiversité, des équilibres, des ressources, et de l’eau en particulier, permet d’appuyer la capacité à produire sur des ressources parfaitement inépuisables et gratuites que sont, par exemple, la lumière, l’azote atmosphérique, le carbone, la vie du sol, les auxiliaires de l’agriculture. Elle permet aussi de refonder un pacte vertueux avec la nature, faisant de l’écologie, non plus une contrainte, mais un atout, apportant ainsi des réponses à une meilleure gestion de la ressource en eau, à la dépendance aux pesticides et engrais chimiques et donc au pétrole, au changement climatique en réduisant l’émission de gaz à effet de serre, tout en engageant les surfaces agricoles dans la séquestration du carbone.
-  L’émergence de ce modèle autonome, permet d’envisager sereinement l’atteinte de la souveraineté alimentaire en produisant ici et là-bas pour nourrir ici et là-bas, aujourd’hui et demain, les enfants du monde. Il s’agit de préserver la capacité de la terre (avec un petit t) et de la Terre (avec un grand T) à produire demain parce que une agriculture qui remplit à nouveau sa fondamentale fonction nourricière, est l’agriculture qui respecte la biodiversité, les équilibres, les ressources et l’eau en particulier, la santé, et le climat, qui la rend autonome et durable. Autonomie également sur les ressources génétiques animales et végétales, redonnant du sens au lien au sol, à la notion de terroir tout en offrant la garantie d’un matériel génétique adapté aux zones de production et qui à le mérite d’affranchir les producteurs de la dépendance aux firmes semencières.
-  Un véritable contrat moral avec la société qui justifiera l’engagement d’argent public vers ce modèle vertueux. Le soutien public accompagnera un modèle qui ne dégradera plus sa capacité à produire, qui n’aura plus besoin d’externaliser les couts de dégâts, puisque disparus. Modèle qui nous permettra, par exemple de faire l’économie chaque année de 54 milliards d’euros pour dépolluer la ressource en eau souillée par les pesticides et les engrais chimiques. En somme, 10 milliards d’euros bien fléchés peuvent permettre de soutenir valablement le revenu des agriculteurs, assurer la souveraineté alimentaire à long terme, remplir des fonctions d’intérêt général pour l’ensemble de l’humanité tout en économisant des sommes d’argent colossales aujourd’hui utilisées pour réparer.Share on emailEmail
Benoît Biteau Parti radical de gauche, Vice Président de la Région Poitou-Charentes et E.A.R.L Val de Seudre Identi'Terre

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