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[Critique] The Raid 2

Par Régis Marton @LeBlurayphile

the-raid-2-affiche-officiel-franceThe Raid 2

Titre original: The Raid Berandal

Un film de: Gareth Evans

Avec: Iko Uwais, Julie Estelle, Yayan Ruhian, Donny Alamsyah, Arifin Putra, Tio Pakusodewo, Ryuhei Matsuda

Après un combat sans merci pour s’extirper d’un immeuble rempli de criminels et de fous furieux, laissant derrière lui des monceaux de cadavres de policiers et de dangereux truands, Rama, jeune flic de Jakarta, pensait retrouver une vie normale, avec sa femme et son tout jeune fils…. Mais il se trompait. On lui impose en effet une nouvelle mission : Rama devra infiltrer le syndicat du crime, où coexistent dans une sorte de statu quo mafia indonésienne et yakusas. Sous l’identité de « Yuda », un tueur sans pitié, il se laisse jeter en prison afin d’y gagner la confiance d’Uco, le fils d’un magnat du crime indonésien – son ticket d’entrée pour intégrer l’organisation. Sur fond de guerre des gangs, il risquera sa vie dans un dangereux jeu de rôle destiné à porter un coup fatal à l’empire du crime.

The recyclage

Après l’ennuyeux Merantau et le survendu The Raid, Gareth Evans nous revient avec The Raid 2 surnommé Berandal. Ou plutôt, le recyclage d’un vieux script devrait-on dire. En effet, à la base le scénario de Berandal est celui d’un vieux projet d’Evans précédant The Raid et beaucoup trop ambitieux pour le bonhomme à l’époque. Mais le succès médiatique aidant, le réalisateur décide de le modifier pour y intégrer le héros de son film à succès. Et cela est le problème majeur de The Raid 2.

Si The Raid premier du nom pouvait-être prit comme un one-shot, il n’y avait aucune matière pour y développer une suite. Certes le scénario tenait sur un bon de feuille, mais le parcours des personnages était achevé. Dès les premières minutes, l’infiltration forcée de Rama dans le milieu de la pègre, sous couvert de vengeance, a du mal à s’intégrer au récit originel de Berandal, à savoir la rivalité entre deux clans mafieux. Cela se ressent dans le rythme, la longue introduction de plus de 30 minutes est en deçà du reste du film et l’aparté sur un lieutenant mafieux réduit à l’état de clochard, fort en émotion, n’apporte pas grand-chose à l’histoire et fait revenir un acteur du film précédent mais dans un autre rôle. Et c’est le scénario du film qui en paye le prix, si le tout a des relents d’Infernal Affairs  et Parrain, il faut bien avouer que l’histoire du film sert juste à meubler entre deux scènes d’actions, avec des clichés vêtues d’Armani.

The carnage

Heureusement le film se rattrape par la variété des lieux où se déroule l’action – combats dans une voiture durant une course poursuite, bataille dans la boue, dans les toilettes - et celles du style des combattants  (Hammer Girl, Baseball Batman). Gareth Evans  prend le temps de nous livrer des plans séquences efficaces, des combats bien orchestrés le tout pour arriver au point culminant: l’assaut dans le repère du bad guy, reprenant alors le principe du premier volet mais de manière plus concentrée et donc encore plus intense.

The Raid 2 : Berandal assure amplement son spectacle de violence, mais est loin d’égaler les grands films d’arts-martiaux.


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