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Le Monde selon la Physique ( Physics world) semaines 27-28 : dernière partie

Publié le 28 juillet 2014 par 000111aaa

Ma troisieme partie est constituée de résumés de travaux de physique expérimentale et de leurs applications en divers domaines  et puis de mes commentaires « vachards » !

Paradoxical pigeons are the latest quantum conundrum

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Electron interferometry could test new quantum effect

1 :  Il y eut d’abord   un chat , puis des chatons  de Schrödinger, maintenant voilà qu’ une équipe internationale de physiciens  vient de mettre  au point un nouveau paradoxe liées aux animaux impliquant des «pigeons quantiques » ! Jeff Tollaksen de l'Université Chapman en Californie et ses collègues en Israël, Italie et Royaume-Uni ont proposé un scénario tout aussi bizarre surnommé «l'effet quantique  du casier". Le paradoxe commence par l'observation que quand vous mettez trois pigeons dans deux casiers, il y aura toujours au moins deux pigeons dans le même trou. Mais selon l'analyse quantique de l'équipe, il est aussi  possible qu’  aucun des pigeons  ne partage  un trou…..

«C'est une de ces choses qui semblent être impossible», dit Tollaksen. Mais c’ est une conséquence directe de la mécanique quantique, et il ajoute: «Il peut y avoir  vraiment des  implications immenses

Pour vérifier leurs conclusions, Tollaksen et ses collègues proposent une expérience dans laquelle trois électrons voyagent à travers un interféromètre. Il s'agit essentiellement d'un diviseur de faisceau qui crée deux voies séparées pour les électrons, qui se réunissent ensuite à nouveau.

Parce qu'il n'y a que deux chemins possibles, vous vous attendez au moins  à ce que deux électrons  partagent  un  même chemin. Si oui, alors les deux  se seront rapprochés et interagiront : car  leurs charges électriques identiques se repoussent,  en déviant légèrement de leurs trajectoires. Les physiciens pourront ensuite, détecter ces déviations lorsque les trois électrons se réunissent quand  les chemins convergent. Mais, Tollaksen affirme que  puisque que leurs calculs  le montrent il n'y a pas deux des trois électrons qui   effectivement suivront  la même voie,  alors aucune des déviations  ne sera observée.

Les physiciens  n’ont pas encore fait d’expériences, mais Tollaksen est confiant dans leurs résultats. «Je suis sûr que ce sera confirmé expérimentalement très bientôt», dit-il. Les nouveaux résultats semblent «fascinants», explique Leonard Susskind de l'Université de Stanford. "Je suppose que le nouvel effet sera une étape sérieuse dans la compréhension des corrélations quantiques »

 Mon commentaire   :  Mes lecteurs ne s’étonneront pas !  Cela fait 100 fois que  je dis ici  que ce serait peut-être une bonne idée de tester empiriquement ce type  de  spéculations avant que quiconque tire des conclusions, discute des implications, et nous balance   des publications   où les théories spéculatives exagérées sont poussées à l’extrême !Ah ces affamés de gloire qui pensent renouveler le paradoxe EPR  et succéder à EINSTEIN  ou à  BOHM!

Un communiquant américain ( Petethepop)  rentre dans une explication  qui va loin  et qui concerne la phase quantique ….Il existe   à l’ échelle quantique   des « résistances complexes « ( des  impédances )  qui  ne varient pas   et empêchent  de  faire communiquer l'énergie / information. TOUT CE QUI PEUT PASSER  SE REDUIT  A  LA PHASE DE L’ONDE  QUANTIQUE……( ce serait  peut -cela  un «  bout » de   l’explication sur  la « non -localité quantique » partielle et l’intrication …..  si le sub quantique n’y  intervenait pas ?)

 Dans les manips actuelles   ( CEA/ INSTITUT  ETC ) on a développé  diverses stratégies  dites« par  mesures faibles » … « Faire semblant de ne pas y toucher »  est  utilisé dans  une étape intermédiaire  pour ne perturber  la phase quantique  que légèrement, et par conséquent ne pas faire  effondrer la fonction d'onde et détruire  la superposition des états .  La conférence de Berlin de ce printemps 2014 sur l'information quantique et  la mesure a conclu dans ce sens   et le  mécanisme causal de  cette histoire  de  «pas deux pigeons dans la même boîte »  résiderait  dans  la symétrie  du  temps lors des  mesures faibles opérées sur la  phase quantique.( LIRE AUSSI «  une breve sur le monde quantique de HENRI DUTHU 7 mars 2014)

How to avoid earthquakes when storing carbon dioxide underground

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Mapping faults and monitoring seismicity could make storage less risky

 

Photograph of a seismograph

Shaking all over: waste-water study could boost carbon storage

2 : Des stratégies pour réduire les risques liés au stockage du dioxyde de carbone sous terre peuvent être développées par l'étude de l'activité sismique associée à l'élimination des eaux usées dans l'industrie du pétrole et du gaz. C'est la conclusion du  géophysicien James Verdon, de l'Université de Bristol au Royaume-Uni, qui a  regardé les  études de cas  de 11 sites d'injection d'eaux usées aux États-Unis. Il a constaté que les petits tremblements de terre provoqués par l'élimination de l'eau se produisent surtout dans la roche  située au –dessous de l’endroit  où l'eau est stockée et non au-dessus:  voilà pour lui quelque chose de prometteur pour  tousceux qui veulent capturer le dioxyde de carbone et le stocker sous terre.

Comme la société a du mal à réduire les émissions mondiales de gaz à effet, un certain nombre de scientifiques croient que la capture et stockage du carbone (CCS) seront nécessaires pour enrayer le changement climatique. L e  CCS consiste à injecter du dioxyde de carbone dans des formations rocheuses  en sous-sol profond. Cependant, il y a beaucoup de préoccupations sur  son efficacité . Une première  inquiétude vient de ce  que le processus pourrait déclencher des tremblements de terre qui pourraient causer des fissures dans la roche de piégeage  et qui permettraient au  gaz de s'échapper à nouveau…

"Si l'injection  de CO2commence par  provoquer un problème , elle  pourrait  se manifester  dans de plus petits événements , lesquels  pourraient être détectés par un appareil de surveillance sensible", dit  VERDON . "Cette information pourrait être  alors utilisée pour modifier le programme d'injection, peut-être en réduisant le taux d'injection ou   par le forage d'un nouveau puits dans une autre partie du réservoir."

Verdon pense qu'il est important que la question de la sismicité induite soit prise au sérieux et honnêtement  communiquée au public, mais il pense  également  que cela doit être mis en balance avec les risques liés au changement climatique.

"Il y aura toujours un risque que le CSC déclenche une  sismicité et nous devrions faire le mieux  possible  que nous pouvons pour évaluer et surveiller les sites  et éviter cette situation," dit-il. "Mais les risques de ne pas pousser de l'avant avec la  CCS  l’emportent largement sur les risques à le faire."

La recherche est décrite dans Environmental Research Letters (ERL).

Mon commentaire : je ne suis pas spécialiste en sismologie mais   cette  interrogation est intéressante :pourquoi dans les zones Etats-Uniennes où l’on pratique l’injection d’eau et d’additifs  désorbants  dans le sol  pour  en extraire et en recueillir  le méthane  , pourquoi , dis je , des petits tremblements de terre  ont  ils été multipliés par un facteur 20 à 50 en diverses régions  ???? Dans quelle mesure l’injection  de co2 liquide  pourrait-elle produire les mêmes résultats ????   Je ne crois pas que les premières manips  d’injection de  CO2 aient été suivies en permanence   au sismographe  et je doute   qu un chef de chantier  reçoive très positivement  ce type de suggestion  , car j ai lu que la relaxation sismique  des terrains  n’est jamais immédiate dans le cas  de l’extraction de gaz de schistes ……

 Je propose donc à mes lecteurs de lire les commentaires américains sur mon  lien   et je n’en extrais que ce paragraphe  , fortement désabusé et même critique  que je vous traduis : »

Le concept de la séquestration du CO2 est un gaspillage d'argent pour aucun avantage. Les millions d'affamés dans le monde ont besoin d'électricité pas chère pour é lever le niveau de vie et d’une meilleure production alimentaire laquelle provient de l'approvisionnement en eau, en  chaleur (par exemple à effet de serre dans les pays froids) et d’une meilleure croissance des plantes. »

Le projet expérimental européen d'enfouissement du CO2 à Ketzin, en Allemagne, vient d'entamer une  première étape . 60 000 tonnes de CO2 vont être injectées, pendant les deux prochaines années, à 800 mètres sous terre. Si l'expérience s'avère concluante, elle stimulerait peut –etre  le développement de cette technologie  douteuse pour beaucoup de monde !. Cyniquement les gens   constatent  que  les fournisseurs d'énergie s'emparent de la nouvelle technologie pour « pouvoir émettre autant de CO2 qu'actuellement » et réfutent l'argument selon lequel cette technologie serait une solution transitoire jusqu'à ce que les énergies renouvelables puissent couvrir entièrement les besoins en énergie. . De plus le coût de la tonne de CO2 enfouie est évaluée entre 40 et 60 euros alors que les fournisseurs  allemands d'énergie au charbon se sont vus allouer des quotas d'émission de CO2 gratuits qui leur offre une marge de manœuvre supplémentaire .  En tout projet indusriel , fut il «  vert »  très apparent  , il faut savoir «  renifler » l’odeur  subtile  des bénéfices et des dividendes !!!!!

 Autres titres  à consulter pour ameliorer votre anglais!

 ---New medical probe combines sound and electromagnetic induction

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---make storage less risky

Le Monde selon la  Physique ( Physics world) semaines 27-28 : dernière partie

----Charging up with jumping droplets

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Energy-harvesting device taps into atmospheric humidity

----Scattered neutrons could mimic DAMA-LIBRA's 'dark matter' modulation


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