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Il paraîtrait...

Publié le 04 août 2014 par Ericguillotte
lundi 4 août 2014

- qu’il y a plus de 800 000 ans, l'homme possédait des petites épines de kératine sur le pénis. Comme celui des chimpanzés. Désormais, je le dis à l’adresse de ceux qui ne l’auraient jamais regardé et de celles qui n’en auraient jamais vu, le pénis de l’homme est lisse. Les épines ont été perdues par mutation génétique. A cause de quoi ? Pourquoi une telle évolution ? Les scientifiques ont-ils la réponse ? Oui, monsieur. Oui, madame. C’est la monogamie ! Avant cette disparition, comme nos ancêtres multipliaient les partenaires, les épines péniennes permettaient à un mâle de retirer le sperme de ses rivaux précédemment accouplés avec sa partenaire du moment. La monogamie a supprimé la crainte. Le préservatif, pour les grands séducteurs, a réglé le problème. Conclusion, l’homme peut s’améliorer avec les milliers d’années. Une des métaphores de l’optimiste positiviste : un verre empli au quart suffit pour voir la bouteille pleine.
- que l'information a été confirmée par une analyse scientifique. Alors, ranger vos pincettes, on la prend telle quelle et on la considère de première main. Un ouvrage intitulé Des destinées de l'âme, de l'auteur français du XIXe siècle Arsène Houssaye, est un authentique chef d’œuvre du recyclage de cadavre. Vu comme ça ou dit ainsi, il n’est pas certain que ça cause, que ça parle à tout le monde. Des destinées de l'âme est un livre de la bibliothèque de l'université de Harvard. Et il est relié et recouvert de peau humaine. Un livre sur l'Âme humaine méritait bien qu'on lui donnât un vêtement humain, écrivit un jour un ami de l’auteur, le docteur Ludovic Bouland. Puisqu’il a fait la meilleure vanne possible sur le sujet, on pourrait juste suggérer un livre en peau de pêche sur la cosmétique, en peau de zébu sur l’alcoolisme, ou en peau d’Anne pour de neuve idée, et espérer que les jeux de mots soient toujours reçus, même par les plus jeunes qui n’ont pas vu Catherine dans sa belle robe en 1970. Une des métaphores de l’optimiste positiviste : un verre empli au quart suffit pour voir la bouteille pleine.
- que tous les ans, à chaque saison des pluies, sur l'île de Christmas, plusieurs millions de crabes rouges sortent de la forêt tropicale. Allez voir si vous ne me croyez pas. Mais rangez vos tongs, sortez vos bottes. Les bestioles effectuent cette migration spectaculaire vers les plages de l'Océan Indien afin de s'y reproduire. La pluie, l’ennui. Lorsqu’ils en ont assez de jouer aux cartes, qu’ils ont rangé quinze fois leur chambre, vu et revu les mêmes films, écarteler tous les trombones de leur bureau, compter et recompter leurs pinces des dizaines de fois, ils se disent, en chœur, et c’est ce qui est remarquable, tout le reste étant zoologiquement prouvé et somme toute assez classique, ils se disent qu’il est temps de faire hum-hum. Les crabes rouges étant particulièrement grossiers, comme il est écrit dans toutes les encyclopédies, je me permets de ne pas les citer. Mais les scientifiques ne renoncent pas à l’espoir de rendre leur langage plus châtié grâce au génie génétique. Une des métaphores de l’optimiste positiviste : un verre empli au quart suffit pour voir la bouteille pleine.


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