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Ne pas protéger les journalistes : un exercice de novlangue

Publié le 20 mai 2008 par Juan
La novlangue sarkozyenne a-t-elle encore frappée ? On savait que la solidarité" signifiait "restriction," que "pouvoir d'achat" signifiait "bouclier fiscal." Voici venu le temps des journalistes.
1. Le contexte est mauvais.
La France est régulièrement condamnée par la cCur européenne des droits de l'homme.
La France a d'ailleurs été condamnée à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour des poursuites contre des journalistes qui avaient refusé de révéler l'identité de leurs informateurs.

Ce fut le cas en juin dernier, dans l'affaire opposant la France à Jérôme Dupuis et Jean-Marie Pontaut, deux journalistes de L'Express co-auteurs du livre Les oreilles du Président, qui traite des écoutes de l'Elysées en 1996.

2. Nicolas Sarkozy aime à pressurer les médias.
Les relations particulières de Nicolas Sarkozy avec les médias ont l'objet de nombreuses analyses et commentaires depuis des années. Le Président ne les aime que docile. C'est connu. Récemment encore, il a fait sonné la charge contre l'AFP, Marianne et autres L'EXPRESS.
3. La loi protège mal.
L'article 1er du texte adopté le 15 mai prévoit simplement : "Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement à ce secret qu'à titre exceptionnel et lorsqu'un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie", seulement si "au cours d'une procédure pénale, (...) les nécessités des investigations rendent cette atteinte strictement nécessaire". Mais "cette atteinte ne peut en aucun cas consister en une obligation pour le journaliste de révéler ses sources".
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