Magazine Rugby

Super Rugby – Le XV de l’année – Avants

Publié le 05 août 2014 par Sudrugby

1. Ben Franks (Hurricanes – Nouvelle Zélande)

Ben Franks Hurricanes Super Rugby

Ben Franks (Hurricanes)

On ne soulignera jamais assez le bénéfice du départ de Ben Franks des Crusaders pour les Hurricanes pour sa carrière. Il est tout simplement passé dans une autre dimension. Débarrassé d’une concurrence parfois virulente du côté de Christchurch, l’aîné des Franks est désormais un titulaire indiscutable pour sa franchise. Vétéran cette année du pack des Hurricanes, Franks est devenu pour sa seconde saison à Wellington un véritable taulier. Son expérience, ses talents de scrummager et son activité dans les rucks ont apporté beaucoup aux Canes tout au long de la saison et ont fait de lui le meilleur pilier gauche du Super Rugby. Presque de quoi être titulaire avec les All Blacks. Mais c’était sans compter sur Tony Woodcock, indéboulonnable dans la maison Black et encore excellent cette année avec les Blues. Mention également à Kane Hames (Highlanders) qui fut l’un des meilleurs rookies de la saison et le pilier avec le plus de plaquages à son actif (11,3 par match). James Slipper (Reds) aura également fait une bonne saison.

2. Bismarck du Plessis (Sharks – Afrique du Sud)

Bismarck du Plessis Springboks Natal Sharks

Bismarck du Plessis (Sharks)

Peu à peu, Bismarck du Plessis devient l’un des très grands de ce sport, si ce n’est déjà le cas. Longtemps éloigné des terrains l’an passé, le talonneur a retrouvé son meilleur niveau et signé par la même occasion l’une de ses saisons les plus complètes en Super Rugby. Il n’y a désormais plus de doutes possibles : Bismarck du Plessis est bien le meilleur talonneur du monde. C’est par la même occasion l’un des meilleurs gratteurs du Super Rugby. Son apport de ce point de vue a été formidable tout au long de la saison pour les Sharks. Le cadet des du Plessis est également fort en mêlée, propre en touche, bon plaqueur et possède une activité aux trois coins du terrain comparable à certains troisième-lignes. Nathan Charles (Western Force) aura réalisé sa meilleure saison (il est désormais Wallaby) mais reste tout de même en-deçà de l’inoxydable du Plessis. Dane Coles (Hurricanes) continue sa progression et s’impose peu à peu comme un All Black titulaire.

3. Sekope Kepu (Waratahs – Australie)

Sekope Kepu Super Rugby Waratahs

Sekope Kepu (Waratahs)

Après quelques années plus ou moins réussies et une étiquette de Wallaby franchement fragile, Sekope Kepu semble avoir trouvé sa voie. Kepu se plaît effectivement à merveille dans ce rugby de passes et d’initiatives que proposent les Waratahs. Il ne fait pas parti de ces piliers rudes à l’ancienne, c’est un joueur mobile, actif dans les rucks et utile au soutien et balle en main. Sa tenue en mêlée s’est nettement améliorée. Il a de quoi avoir de beaux jours devant lui chez les Wallabies. Le vétéran Chris King (Highlanders, 33 ans) a été performant tout au long de la saison et n’a pas grand-chose à envier à Kepu pour le titre de meilleur tighthead prop du Super Rugby. Charlie Faumuina (Blues) est revenu à son meilleur niveau, Owen Franks (Crusaders) est toujours aussi régulier et Jeffery Toomaga-Allen (Hurricanes) progresse de sortie en sortie du haut de ses 23 ans.

4. Brodie Retallick (Chiefs – Nouvelle Zélande)

Brodie Retallick Chiefs Super Rugby

Brodie Retallick (Chiefs)

Que dire de ce phénomène. A 23 ans, Brodie Retallick est devenu l’un des tout meilleurs deuxièmes-lignes du Super Rugby. C’est l’archétype du back rower moderne, capable d’à peu près tout sur le rectangle vert. Fort en mêlée, actif dans les rucks, littéralement inoxydable, puissant en attaque et habile balle en main : rien n’échappe à Retallick. Une véritable poutre mouvante. Il joue un rôle essentiel dans le jeu des Chiefs et désormais celui des Blacks. Tous les observateurs soulignent l’apport du deuxième-ligne, vu comme un world-class player à part entière. Seul bémol : la touche. Retallick aura eu du mal à faire oublier Craig Clarke parti au Connacht et doit progresser dans ce secteur de jeu. Evidemment l’attraction Will Skelton (Waratahs) est à mentionner. Il a réalisé à 22 ans une saison remarquable qui a abouti à sa première cap avec l’Australie. Il sera selon toute vraisemblance titulaire l’an prochain avec le départ de Kane Douglas. De la même façon, le jeune Pat Tuipulotu (Blues) a crevé l’écran pour sa première année en Super Rugby à seulement 21 ans.

5. Stephan Lewies (Sharks – Afrique du Sud)

Stephan Lewies Super Rugby Sharks

Stephan Lewies (Sharks)

22 ans, première saison de Super Rugby, première sélection chez les Springboks, meilleur preneur de balle en touche (81 gagnées) devant le mythique Matfield, c’est du tout bon pour le rookie Stephen Lewies. Et pourtant cela ne semblait pas chose aisé pour le géant originaire de Pretoria. Premier match pour les Sharks en Vodacom Cup en 2012, puis la Currie Cup en 2013 qu’il remportera, Lewies n’était que le troisième choix en seconde ligne derrière Anton Bresler et surtout l’épatant Pieter-Steph Du Toit. Mais ce dernier se blessant dès la 4e journée de Super Rugby, Lewies en profita pour prendre la place de titulaire. Il fit bien plus que simplement remplacer son compère, il démontra à tous ses talents en touche, et dans les zones d’ombres. Il grappillera même 10 minutes sous le maillot des Springboks durant le match face aux Ecossais fin juin. Un talent à confirmer, et qui devra sortir les crocs s’il veut s’imposer sous le maillot Sud-Africain car avec des joueurs comme Eben Etzebeth, Lood de Jager et le duo Matfield-Botha, il ne sera pas facile de s’imposer.

Mention spéciale à Victor Matfield (Bulls) qui à 37 ans n’a pas fait que rechausser les crampons pour dépanner : il redevenu Springbok. Ses qualités de capitaine de touche qu’on lui connait sont restées intactes.

6. Jacques Potgieter (Waratahs – Afrique du Sud)

Jacques Potgieter Super Rugby Waratahs

Jacques Potgieter (Waratahs)

Qui l’eut cru ? Potgieter, c’est la bonne surprise de l’année. Trimbalé de la deuxième à la troisième-ligne en n’étant titulaire qu’un match sur deux aux Bulls, le sud-africain a trouvé sa place aux Waratahs. Et s’est tout simplement trouvé lui-même : le rugby rugueux des Bulls ne lui allait pas, celui ambitieux des Waratahs si. Et pour cause : Potgieter possède une fougue incroyable. Très dynamique dans les rucks, actif au soutien, bon plaqueur et énergique en attaque, le sud-africain était certainement avec Michael Hooper le meilleur élément du pack des Waratahs. On note qu’il a effectué une bonne partie de ses matchs en deuxième-ligne. Le changement de poste ne semble déteindre sur ses performances. Jordan Taufua (Crusaders) fut exceptionnel cette année pour sa première réelle saison en Super Rugby et prend place dans la grande tradition des blindside flankers polynésiens puissants en Nouvelle-Zélande. Un joueur à suivre de près.

7. Matt Hodgson (Western Force – Australie)

Matt Hodgson Western Force Super Rugby

Matt Hodgson (Western Force)

On pensait que les Wallabies avaient fait le tour en n°7 avec David Pocock, Michael Hooper et Liam Gill. Et bien non. Il faudra aussi compter sur Matt Hodgson. S’il a connu sa première sélection internationale en 2010, Hodgson est réellement pour la première fois un sérieux candidat à la place de titulaire openside depuis cette année. Hooper semble indiscutable mais Hodgson a réalisé une meilleure saison de Super Rugby que lui, ce qui n’est pas rien. Et quelle saison ! Hodgson n’est ni plus ni moins que le meilleur plaqueur du Super Rugby avec pas moins de 14.7 plaquages réalisés par match. Ajoutez à cela le titre de meilleur gratteur du Super Rugby (environ 2 piflers par match) et un apport au soutien et en attaque non négligeables. L’archétype de l’openside flanker, tout simplement. Evidemment Michael Hooper (Waratahs) a lui aussi régalé et a également à plusieurs reprises pris les galons de capitaine des Tahs. Luke Braid (Blues) réalise sa meilleure saison et possède actuellement un niveau d’All Black. Shane Christie (Highlanders) a été épatant pour sa première saison en tant que titulaire en Super Rugby.

8. Jerome Kaino (Blues – Nouvelle Zélande)

Jerome Kaino Super Rugby Blues

Jerome Kaino (Blues)

Kaino est de retour et ce n’est pas pour nous déplaire. Revenu d’une pige de deux ans au Japon, Kaino a impressionné aussi bien par sa capacité à se remettre au niveau Super Rugby que par l’apport qu’a eu le jeu pratiqué en Top League sur ses skills. Il paraît non seulement tout autant sinon plus puissant qu’avant mais surtout plus habile balle en main. A peine un pied posé sur le sol néo-zélandais, Kaino s’est imposé comme un leader à Auckland. Pas nécessairement exceptionnel par ses stats, Kaino épate par l’impression qu’il laisse. Toujours à la pointe du combat, le joueur d’origine samoan est surpuissant et montre la voie. Un exemple.

Warren Whiteley Lions Super Rugby

Warren Whiteley (Lions)

A noté aussi l’excellente saison du capitaine des Lions, Warren Whiteley. Leader par l’exemple, Whiteley aura impressionné par ses qualités de déplacement et balle en mains. En bon avant qu’il se doit, il termine aussi deuxième du classement des plaqueurs avec 12 cartouches par matchs, et dans le top 3 des sauteurs en touches en termes de ballons volés. Warren Whiteley était tellement en jambes après cette saison, qu’il a rejoint les Blitzbokke pour les Jeux du Commonwealth, et finira même par repartir avec une petite breloque en or.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Sudrugby 8173 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines