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Je suis venu, j'ai LU, j'ai craqué

Publié le 05 août 2014 par Lommedesweppes
Qui ne connaît ce petit biscuit sec qu'on mange en commençant par les oreilles aux quatre coins, dont on poursuit la dégustation en grignotant la dentelure périphérique, avant de s'attaquer à ce qu'il en reste ; un petit biscuit, qu'on peut napper de Nutella, puis recouvrir d'un autre de ses congénères, avant de le dévorer en sandwich.
Le hasard de mes pérégrinations estivales m'a conduit au château de Goulaine, à quelques kilomètres de Nantes, dont une aile est consacrée à la gloire de la maison LU.
C'est ainsi que j'ai appris que la saga débute en 1846 avec l'arrivée à Nantes de Jean-Romain Lefèvre venu travailler comme apprenti pâtissier dans un magasin du centre ville. Il épouse en 1850 Pauline Isabelle Utile et le couple s'installe à son compte dans une pâtisserie située rue Boileau où les Nantais découvrent les biscuits aux oeufs, les massepains et macarons. La plupart des ingrédients sont d'origine régionale ; d'autres, comme le sucre de canne et la vanille, proviennent de la Martinique, de la Guadeloupe ou de la Réunion.
En 1882, Louis Lefèvre-Utile succède à son père et construit quai Baco, face au château des ducs, une vaste usine destinée à la production industrielle de biscuits secs, employant alors un millier d'ouvriers. 
Ainsi naît la marque LU.
Très vite, Louis comprend qu'il ne suffit pas d'être le meilleur dans sa profession ; encore faut-il le faire savoir et, pour cela, se lancer dans la "réclame". Entretenant des liens privilégiés avec la plupart des artistes de son temps, il sollicitera leur collaboration. Au fil des années, peintres, sculpteurs, affichistes, décorateurs se succéderont, travaillant sur le thème du Petit Beurre (créé en 1886), de la Paille d'Or ou du Petit Ecolier (mais aussi sur celui du Sablé des Flandres).
Le regroupement de diverses sociétés familiales, dont Lefèvre-Utile, aboutira dans les années 1980 au rachat de Générale Biscuit par Danone, se traduisant aussi par l'abandon du site urbain au profit d'une nouvelle usine implantée sur le territoire de la commune de La Haie-Fouassière, à 2 km du château de Goulaine. L'ensemble architectural du quai Baco disparaît alors, à l'exception d'une des tours refaite en 1998 en matériaux synthétiques.
 
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