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Le pantheon - paris

Publié le 28 août 2014 par Aelezig

Le Panthéon est un monument de style néoclassique situé place du Panthéon sur la montagne Sainte-Geneviève, au cœur du Quartier latin. Prévu à l'origine au XVIIIe siècle pour être une église qui abriterait la châsse de Sainte Geneviève, ce monument a maintenant vocation à honorer de grands personnages ayant marqué l'histoire de France.

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Histoire

En 1744, se trouvant à Metz et souffrant d’une grave maladie, Louis XV fait le vœu, s’il survit, de faire ériger une église dédiée à Sainte Geneviève. Rétabli, et de retour à Paris, il charge le marquis de Marigny, directeur général des bâtiments, d'édifier le monument en lieu et place de l’ancienne abbaye Sainte-Geneviève, alors en ruine. Plusieurs architectes dont Laurent Destouches conçoivent les plans d'un nouvel édifice. Mais, en 1755, le marquis de Marigny confie la responsabilité des plans à l’architecte Jacques-Germain Soufflot, qui avait envoyé de Rome un projet adopté par acclamation.

Le chantier commence en 1757 et on commence à creuser les fondations. Louis XV pose la première pierre le 6 septembre 1764. Le roi est accompagné du dauphin, de l'abbé de Sainte-Geneviève, du marquis de Marigny, ainsi que de l'architecte Soufflot, qui lui présente son projet.

La construction prend du retard à cause de difficultés financières dues à la guerre et à la mort de Soufflot en 1780. L'édifice ne sera achevé qu'en 1790, par les associés de Soufflot, Jean-Baptiste Rondelet et Maximilien Brébion. Ils dénaturèrent son projet en le privant de la partie audacieuse et originale qui le caractérisait...

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En 1792

A l'époque, on réunissait les tombes des grands hommes dans l'église Saint-Étienne-du-Mont de Paris. On envisage alors quelque chose de plus grand, de plus beau. Certains proposent la rotonde de la Villette tandis que d'autres suggèrent le Champ-de-Mars ; par un décret du 4 avril 1791, c'est finalement l’édifice qui vient d'être achevé et n'est pas encore consacré comme église, qui est désigné pour servir de nécropole aux personnalités exceptionnelles qui contribuent à la grandeur de la France.

Entre 1791 et 1793, le bâtiment est donc profondément modifié par Quatremère de Quincy qui lui donne son apparence actuelle pour qu'il devienne un panthéon, c'est-à-dire un monument laïque consacré à la mémoire des grands hommes de la nation.

Sous le Premier Empire, le bâtiment prend le nom d'église Sainte-Geneviève ; c'est à la fois le lieu d’inhumation des grands hommes de la patrie et un lieu de culte. La crypte reçoit donc le cercueil de grands serviteurs de l'État, tandis que dans la partie supérieure se déroulent des cérémonies religieuses notamment liées aux commémorations impériales.

Au cours des décennies suivantes, le culte catholique y sera rétabli ou supprimé plusieurs fois.

Ce n'est que depuis 1885, à l'occasion du décès de Victor Hugo et de son inhumation au Panthéon, que l'église Sainte-Geneviève disparaît totalement. Désormais le bâtiment est uniquement le lieu de repos des grands hommes honorés par la République.

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En 1912 et aujourd'hui

L'édifice

Le projet architectural de Jacques-Germain Soufflot est une église à dôme, en forme de croix grecque, c'est-à-dire avec quatre branches courtes, égales en longueur et en largeur. Soufflot a composé son église en puisant dans différents registres :

  • gothique : par la structure, constituée d'une nef voûtée, contrebutée par des arcs-boutants au-dessus des bas-côtés.
  • byzantin : avec l'usage des coupoles en couvrement,
  • classique : la coupole à tambour, avec son péristyle extérieur, est une référence au tempietto de Bramante,
  • mais surtout grec antique : péristyle à six colonnes à entrecolonnement régulier et à fronton triangulaire (unique à l'époque), colonnes corinthiennes portant un entablement — alors que l'usage à l'époque était les piliers carrés portant des arcades

En raison de ces différents styles, l'église Sainte-Geneviève sera considérée comme le premier édifice éclectique ! Il est cependant généralement classé comme néo-classique, d'abord pour la période de sa construction, puis par le vocabulaire de l'architecture classique (colonnes, entablement, fronton, etc.) largement utilisé dans une volonté de retour à la simplicité antique en réaction au style baroque de la période précédente.

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Dès 176, ce projet audacieux est l'objet de protestations de la part du clergé catholique qui s'élève contre la construction d'une église dont le plan au sol ne serait pas celui d'une croix latine. Soufflot doit donc revoir son plan... Il allonge d'une travée le bras du chœur (branche est), ce qui permet de créer une abside flanquée de deux tours abritant des chapelles au rez-de-chaussée et des clochers en élévation. À l'opposé, il allonge également le bras de la branche ouest en la dotant, à la manière des temples grecs de l'Antiquité, d'une sorte de pronaos, c'est-à-dire d'un portique qui précède le sanctuaire.

Mais le projet fut aussi très contesté sur le plan technique. On le pensait incapable de tenir et tout le monde annonçait son prochain effondrement. L'audace du projet, mais aussi, il est vrai, des tassements dans les maçonneries dus à une mauvaise exécution, alimentèrent libelles et mémoires explicatifs... La polémique fut très vive et c'est désespéré que Soufflot mourut en 1780 avant que le projet ne fût terminé.

De part et d'autre du Panthéon sont érigées en 1952 deux nouvelles statues en pierre, en remplacement de deux statues envoyées à la fonte par l'occupant allemand pour récupération des métaux non ferreux pour l'industrie de l'armement en 1942 : celle de Pierre Corneille et celle de Jean-Jacques Rousseau.

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Restauration

L'époque contemporaine manifeste un souci évident de préservation et de conservation du monument, d'autant plus nécessaire que l'obturation des ouvertures imaginées par Soufflot modifie la ventilation du bâtiment et augmente le taux d'humidité, provoquant ainsi l'effritement des pierres et la corrosion de la structure métallique.

Déjà en 1984, l'architecte en chef des monuments historiques, Hervé Baptiste, est chargé de la restauration du bâtiment. En 1991, le Panthéon a 200 ans. Une nouvelle campagne de restauration est prévue.

Un autre événement rend urgente la restauration : lors de la tempête du dimanche 26 décembre 1999, la toiture du dôme subit des dégâts importants. La couverture est fortement endommagée ; des plaques de plomb se sont envolées, provoquant des dégâts aux alentours.

En 2007, plusieurs projets mineurs de rénovation et d'aménagement de visite sont en cours de réalisation.

En novembre 2012, le bâtiment continue de se dégrader, en particulier la couverture du dôme qui n'est plus étanche et des agrafes métalliques qui ceinturent l'édifice. Le Centre des monuments nationaux du Ministère de la Culture en partenariat avec le site de financement participatif My Major Company lancent une campagne de mécénat « grand public » sur les chantiers de restauration de quatre monuments nationaux. Une de ses actions est : "Devenez tous mécènes du Panthéon et participez à sa restauration !" Ce financement a permis de récolter 68 565 € de la part de 1183 mécènes. La campagne est lancée le 25 janvier 2013 avec un budget total de 100 millions d'euros. Les travaux sont prévus pour durer jusqu'en 2022.

Le site restera ouvert aux visiteurs pendant les travaux.

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Panthéonisation

À l'heure actuelle, cl choix revient au président de la République, cependant la famille peut s'opposer à cette décision comme ce fut le cas pour Charles Péguy ou Albert Camus en 2009. Il s'agit plus d'un état de fait que d'un véritable droit, aucun texte officiel ne régissant ni les critères nécessaires ni la forme de la cérémonie. On peut toutefois noter que plusieurs présidents de la Cinquième République (Charles de Gaulle, François Mitterrand, Jacques Chirac) ont voulu ponctuer leur époque par des panthéonisations, symboliques de leur propre vision de l'histoire de la France.

Aujourd'hui la France honore 71 personnalités par des tombes ou urnes funéraires, situées dans la partie inférieure du monument, dont une seule femme, Marie Curie.

D'après Wikipédia


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