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Les jeux sur Mac, toute une histoire

Publié le 01 septembre 2014 par Thsparis

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Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours eu un PC de jeu et je me souviens encore, le sourire aux lèvres, de ma joie lorsque je mettais la main sur la dernière carte graphique pour mettre mon système à niveau et qu’il puisse prendre en charge mes jeux. Après, les choses ont changé, je suis passé à Apple. Comme beaucoup d’autres dévoreurs de jeux, j’ai une relation très forte d’amour/haine avec mon Mac. J’adore que l’OS soit super convivial et puisse traiter le logiciel de base que j’utilise pour mon travail MAIS je déteste aussi qu’il ait de sérieuses lacunes au rayon jeux et mon ultime frustration est qu’Apple n’a jamais vraiment abordé ce problème correctement.

J’ai eu mon premier Mac en 2008, quand les ordinateurs Mac connaissaient une hausse de popularité fulgurante. Je dois dire qu’au départ, je fuyais l’idée de posséder un ordinateur « à la mode » et me convertis au Mac plus récemment, mais une fois j’ai eu mon premier Mac, je ne me suis plus retourné vers les autres PC. Je me rappelle encore de mon éditeur me traitant d’hypocrite en public car je louais l’absence de l’écran bleu de la mort, parmi d’autres choses, évidemment. Néanmoins, le temps aidant, j’ai commencé à me rendre compte que parmi toutes les sorties de jeux que j’attendais, très peu de ces titres étaient adaptés à l’OSX. J’ai donc cherché à savoir pourquoi les jeux étaient placés si bas sur la liste des priorités d’Apple. Aux débuts de sa conception, le Mac était très populaire parmi les développeurs de jeux et les programmateurs, mais lorsque les ventes chutèrent car davantage de gens achetaient des PC, Apple changea de stratégie et finit par mettre sur la touche les jeux Mac pour proposer un ordinateur plus convivial qui attirait les concepteurs. À présent que les ventes de Mac sont plus importantes que jamais alors que, comparativement, les ventes de PC sont en chute libre, je restais perplexe devant la courbe ascendante des ventes de jeux pour PC.

La raison principale est que le Mac n’est pas fait pour jouer et ceux qui achètent un Mac ne considèrent pas le jeu comme une priorité. Les Mac sont surtout envisagés pour le montage dans les logiciels d’imagerie et l’ingénierie son/musique, pour éviter les tracas de devoir chipoter avec Windows et éviter aussi les millions de virus qui fourmillent sur le Net et sont pour la plupart inoffensifs sous OSX. La plupart des gamers comme moi, qui ont un Mac, n’auront en général pas d’autre choix que de faire tourner Windows via Boot Camp pour faire fonctionner leurs jeux préférés. Cependant, cela même se révélera un effort vain ces derniers temps car pour rester à la page du développement de jeux, nos processeurs et cartes graphiques doivent être mis à niveau pour faire face aux spécificités toujours plus exigeantes des jeux, et ce n’est pas possible sur Mac. Remplacer ou mettre à niveau votre carte graphique signifie en général un nouveau Mac, et vu que c’est du design pur, cartes graphiques et les processeurs puissants sont toujours hors d’atteinte.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait pas de lumière au bout du tunnel. Assez récemment, le jeu sur Mac a réussi à se libérer des soins intensifs et à repartir au combat, principalement grâce aux app stores Steam et Mac. Grâce à la distribution numérique et au public déjà bien établi de l’App Store/iTunes, beaucoup de développeurs de jeux indépendants ont été attirés par ce marché renaissant. De plus en plus de jeux émergent dans les bibliothèques déjà vastes et beaucoup de sociétés choisissent de rendre leur jeu disponible sur les deux supports sans coût supplémentaire. Valve a été crucial dans ce domaine car il a permis aux développeurs d’adapter leur logiciel existant assez facilement pour pouvoir fonctionner sous OSX. Blizzard a été capable d’utiliser efficacement cette stratégie pour doper les ventes de ses jeux, en particulier les jeux incroyablement populaires de World of Warcraft et Hearthstone. Les sociétés de jeu de hasard en ligne tirent également profit de cette situation. Étant donné que les propriétaires de Mac ont tendance à se tourner vers le jeu occasionnel, ils ont trouvé là une plateforme parfaite où ils peuvent prendre plaisir à jouer quelques mains de poker à PokerEnligne.ca tout en se délassant après une longue journée au bureau (ou, si c’est un bureau super productif, durant les heures de bureau). Il faudrait être un développeur de jeux – ou un développeur de logiciels en l’occurrence – assez stupide pour passer à côté d’une telle chance d’élargir la distribution de son produit.

Ceci dit, les jeux et développeurs Mac sont encore loin d’atteindre le niveau du jeu sur PC. Néanmoins, on peut espérer que cela va bientôt changer car de plus en plus de gens achètent des Mac plutôt qu’un PC comme ordinateur familial. Avant, les développeurs de jeux ne voyaient absolument aucun intérêt à consacrer leurs ressources à rendre leurs titres compatibles OSX, mais cela commence doucement à changer car de plus en plus de développeurs considèrent de plus en plus sérieusement le business model de Blizzard pour rendre leur jeu compatible avec plusieurs plateformes. Une autre nouvelle positive est que les développeurs de jeux vont devenir de plus en plus familiers avec la façon dont fonctionne OSX et seront en mesure de modeler leurs jeux pour tirer le meilleur de son système.

Pour l’instant, on pourra argumenter qu’il n’est peut-être pas sage de se concentrer sur des jeux pour Mac qui requièrent beaucoup de ressources plutôt que sur le jeu occasionnel si populaire parmi les utilisateurs Mac, et vu la popularité sans cesse croissante du jeu mobile, il est plus que probable que c’est le cap que va suivre Apple.

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