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Elle est vraiment chouette, La Paulette

Publié le 02 septembre 2014 par Pilierdebuffet
La Paulette, le bar

La Paulette, le bar

Le truc chouette avec les coups de coeur, c’est qu’on ne les voit pas venir, par essence. J’ai trainé de nouveau la patte du côté du "Haut Marais", rue de Bretagne. Pas même pour voir ce qu’il s’y passait, simplement en atterrissage inopiné suite à quelques errances depuis l’autre marais (celui dans lequel une promenade top less en mini short ne ferait broncher personne).

Bref, nous arrivons donc rue de Bretagne, et à quelques pas du trop usité Charlot, la Paulette nous tend les bras. Lundi soir, petite terrasse vide, le tout est calme et apaisant, ce qui doit être exceptionnel. Mon partenaire du soir ayant recommandé le lieu, je m’assois sans même broncher (ce qui est rare, croyez-moi).

Entre les assiettes du jour et les plats classique d’une carte de bistrot, mes yeux bien dressés repèrent la burrata de 300g, les salades et floutent naturellement le reste (la viande, les plats d’hommes, etc). Ce qu’il faut retenir de la carte de la Paulette, c’est qu’elle change tout le temps. Pas juste d’un jour à l’autre, non non même au sein d’une même journée. En fait, le chef remanie ses assiettes au fil des arrivages, tant en termes quantitatifs que qualitatifs.

Nous commandons des salades et un verre de vin dont le prix m’a étonnée comparé à celui des plats. Comptez 13-15€ pour la salade, et 6-7€ le verre de vin. Lorsqu’elles arrivent, je suis déçue du volume. Mais le piège se situe en fait dans la taille de l’assiette, qui contient plus qu’il n’y paraît, la coquine.

Au milieu de notre dégustation, le grand manitou passe saluer mon habitué de partenaire, puis discute un peu. Nous parlons voyage et banalités personnalisées, avant d’aborder la question du resto. Affluence, clientèle, la vie. W (nous le nommerons par son initiale) nous explique le pourquoi du comment de sa carte, et soudain on comprend. On comprend que, oui, si les fraises sont vertes, et bien on fera de la tarte maison à base de fraises au sirop, on qu’on n’en fera pas. On comprend que si les tomates sont moches le matin au marché, elles ne seront pas à la carte.

On comprend, enfin, que ce monsieur là écoute, et nous parle avec sincérité. Ma salade était bonne, sans me laisser non plus un souvenir gustatif impérissable, mais on sent qu’elle est faite en vrai juste là derrière. Ce qui me laisse un  souvenir ému en bouche en revanche, c’est la pana cotta à la pistache du café gourmand ! AH ÇA MES AMIS, laissez-moi vous dire… que je l’ai finie au petit doigt dans la verrine. Le cheesecake bof bof, mais cette pana cotta… fondante fondante, douce, crémeuse, réconfortante.

10, rue de Bretagne – 75003 Paris
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