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American horror story – Saison 1

Publié le 09 septembre 2014 par Onrembobine @OnRembobinefr

[Critique série] AMERICAN HORROR STORY – Saison 1

Titre original : American Horror Story : Murder House

Note:

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Créateurs : Ryan Murphy, Brad Falchuk
Réalisateurs : Ryan Murphy, Alfonso Gomez-Rejon, Bradley Buecker, David Semel, Michael Uppendahl, Tim Hunter, Miguel Arteta, John Scott, Michael Lehmann, Tim Minear, Jessica Sharzer…
Distribution : Dylan McDermott, Connie Britton, Jessica Lange, Taissa Farmiga, Evan Peters, Frances Conroy, Denis O’Hare, Kate Mara, Zachary Quinto, Lily Rabe, Jamie Brewer, Alexandra Breckenridge, Christine Estabrook, Morris Chestnut, Matt Ross, Mena Suvari…
Genre : Horreur/Épouvante/Drame/Fantastique
Diffusion en France : Ciné+ Frisson/Série Club
Nombre d’épisodes : 12

Le Pitch :
À vendre, à Los Angeles, charmante maison de style victorien, construite en 1920 par le chirurgien des stars. Vous serez saisis par les luminaires Tiffany. Si vous avez besoin de travailler à la maison, une pièce peut faire office de bureau. Le tout pour un prix en-dessous du marché. Un petit détail cependant : les anciens propriétaires y sont morts. Bienvenue dans la maison surnommée « Murder House » (un peu comme la maison du bonheur mais avec moins de sourires et plus de morts).
Les nouveaux arrivants, Ben Harmon, psychiatre infidèle, Vivien, sa femme meurtrie, et leur fille Violet, choisissent cette maison pour un nouveau départ après des épreuves difficiles, mais ils ignorent qu’elle abrite un macabre passé…

La Critique :
Si il y a bien un genre sous-représenté dans l’univers des séries, c’est l’horreur. Certes, il y a bien quelques séries fantastiques, mais l’horreur et l’épouvante ne semblent pas trouver les grâces des producteurs. Alors, en entendant parler d’une série d’angoisse, je suis resté dubitatif, mais avec beaucoup de curiosité pour voir ce que ce genre pouvait apporter à la fiction télé. Le genre n’est pas totalement désert, pour preuve la série à succès The Walking Dead, mais American Horror Story a l’audace de ne pas surfer sur la zombie-mania à laquelle on a assisté ces dernières années. Au lieu de ça, AHS reprend les codes du cinéma de genre. Pour la première saison, on a droit à l’un des plus grands classiques en matière de lieu : la « maison hantée », endroit qui a servi pour des films comme House, ou La Maison du Diable. Le ressort de ce thème récurrent, à savoir un foyer sensé être un nouveau départ rassurant et protecteur, fonctionne ici à merveille. D’ailleurs, les premiers épisodes plantent assez bien une atmosphère peu rassurante. La menace ne vient pas que de la maison, mais aussi de l’extérieur, avec notamment une voisine inquiétante, croqueuse d’hommes et dont la fille trisomique annonce à tous ceux qui approchent la bâtisse, qu’ils vont y mourir.

Evan Peters American Horror Story [Critique série] AMERICAN HORROR STORY   Saison 1

L’originalité de la série tient en plusieurs points. Tout d’abord, à l’inverse de toutes les autres séries, les saisons se suivent et ne se ressemble pas. Une grande partie du casting rempile pour d’autres saisons, mais l’histoire, l’endroit et l’époque, ne sont pas les mêmes. Ensuite, il y a un mélange de plusieurs thématiques comme l’antéchrist, les tueurs en série, la vengeance amoureuse jusqu’au-boutiste… Enfin, il y a plusieurs références aux grandes affaires criminelles américaines, comme l’affaire du Dahlia Noir, cette jeune et belle actrice sauvagement assassinée en 1947, la tuerie de Columbine, ou encore le cas de Richard Speck, un serial killer d’infirmières condamné à 1200 ans de prison. On peut rajouter aussi des clins d’œil à des films comme Amityville (d’ailleurs la maison citée ici est dans le même style), Rosemary’s Baby ou encore Se7en (au niveau du générique de début, signé par l’équipe qui a conçu celui du film de Fincher).
L’autre point fort de la série, en plus d’une qualité graphique (que ce soit les décors, la photo ou l’éclairage) remarquable, est le casting. Dylan McDermott (The Practice : Bobby Donnell et Associés, Le Monde de Charlie, La Chute de la Maison Blanche…), Connie Britton (Spin City) et Taissa Farmiga (The Bling Ring) campent très bien la famille américaine névrosée, entre le père infidèle, l’épouse bafouée et la teenager solitaire. La voisine intrusive est incarnée par une Jessica Lange au top. On peut également citer Evan Peters (Kick-Ass, X-Men : Days of Future Past) parfait en adolescent dérangé aux pulsions meurtrières. Les seconds rôles sont tout aussi bons, notamment Zachary Quinto (Star Trek, Margin Call), ici en décorateur gay, Frances Conroy (Six Feet Under, How I Met Your Mother) en gouvernante qui rend les hommes infidèles, ou Kate Mara (House of Cards) ici en maîtresse vengeresse.
Cependant, la saison 1 d’American Horror Story n’est pas la série horrifique qu’elle aurait pu être. Si les deux premiers épisodes réussissent à coller une bonne dose de « stress », au fur et à mesure de la saison, les frayeurs ne sont pas toujours au rendez-vous. C’est le principal reproche qu’on peut faire à la série, ce manque d’ambition de maintenir la pression sur 12 épisodes. Les créateurs ayant été aussi à l’origine de Nip/Tuck, c’est assez dommage, mais en même temps compréhensible, car les créateurs mais aussi plusieurs réalisateurs viennent aussi de la série Glee. On peut en déduire qu’American Horror Story s’adresse plus à public d’adolescent ou de néophytes qu’à de vrais fans de films d’angoisse qui, eux, trouveront la série plutôt tiède.

American Horror Story a le mérite d’exister dans un paysage audiovisuel où les séries du même genre ne sont pas légion (contrairement à une époque où on a eu Les Contes de la Crypte, ou Au-Delà du Réel), et de proposer, pour une fois, une série que l’on peut regarder dans le désordre, sans pour autant être largué, les saisons étant toutes indépendantes. Elle en impose avec un casting de premier choix. Malheureusement, en naviguant entre l’horreur, le fantastique et le drame, elle se montre un peu trop sage après le troisième épisode (il faudra attendre le final pour retrouver un bon niveau). À conseiller donc à un public débutant dans le genre, plutôt qu’à des spectateurs aguerris.

@ Nicolas Cambon

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Crédits photos : 20th Century Fox France


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