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Laurent Gounelle • Philosophie bon marché ou véritable révélation ?

Publié le 26 juin 2014 par Embrun

DSCN3812découverteDans un précédent article (ici), je vous parlais de ma rupture douloureuse et de la manière dont je travaillais, jour après jour, à la "reconstruction" de ce que je suis et à la reconquête de mon estime de moi-même. A cette occasion, Geneviève (son blog) m’a gentiment recommandé la lecture d’un roman de Laurent Gounelle : Les dieux voyagent toujours incognito. La pourtant grande lectrice que je suis a du se rendre à l’évidence : ce monsieur m’était inconnu, son roman tout autant mais étant justement à la recherche de nouveaux livres pour passer l’été, j’étais sur le site de la Fnac 5 minutes plus tard. J’en ai profité pour commander un second roman du même auteur : L’homme qui voulait être heureux. J’ai attendu une semaine entière avant d’être livrée et j’avoue que j’ai ressenti une certaine impatience. Je les sentais bien, ces livres.

Lundi dernier, je recevais enfin mon colis et, bien calée dans mon transat au soleil, j’entamai la lecture. Ou plutôt, je dévorai les premières pages, les premiers chapitres, la moitié et, finalement, le livre entier, en quelques heures. Happée, c’est le mot. Je me surpris à sourire à plusieurs reprises et pour deux raisons opposées que je vais développer un peu ici. Le même sentiment à accompagner la lecture de l’autre roman.

Avant cela, quelques mots, tout de même, à propos des deux histoires. Dans Les dieux voyagent toujours incognito, Alan est à deux doigts de mettre fin à ses jours lorsque surgit un étonnant personnage. Celui-ci lui promet de lui sauver la vie mais, en échange, Alan doit s’engager à obéir à toutes les directives du mystérieux psychologue qui va lui apprendre, au fil du roman, à reprendre son destin en mains. Le protagoniste de L’homme qui voulait être heureux est un vacancier qui refuse de quitter Bali sans avoir rencontré le fameux guérisseur qui y réside. Celui-ci pose un diagnostic sans appel : "vous n’êtes pas heureux". S’en suivent alors de longues discussions où le guérisseur se révèlera aussi maître spirituel.

philocaricaturale
Si la lecture de ces deux ouvrages, disons-le tout de suite, m’a énormément plu, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver certains passages à la limite de la caricature et du cliché naïf. Que ce soit dans les descriptions des personnages, de la vie parisienne et, surtout, dans les idées de fond qui touchent au développement personnel, certaines lignes sont parfois simplistes. Je ne dis pas, évidemment, que cela signifie forcément que ces idées simples soient fausses, que du contraire. Cependant, j’aurais aimé plus de profondeur. J’ai eu le sentiment, par moment, que les choses n’étaient qu’effleurées, qu’elles auraient mérité d’être approfondies pour devenir réellement percutantes. Cela dit, ces deux livres ont, dès lors, le mérite d’être accessibles à n’importe qui. Il ne s’agit pas, ici, d’être détenteur d’un BAC+5 en philosophie pour comprendre l’auteur (ouf !). Malgré tout, selon moi, être accessible ne doit pas pour autant être synonyme d’approche superficielle.
developpement
La simplicité, probablement délibérément choisie par l’auteur, ainsi que la légèreté des romans, se transforment néanmoins en réels points positifs dans la mesure où la lecture de ces deux livres n’est jamais rébarbative. On glisse à travers les pages, on se ballade dans ces deux histoires séduisantes, on s’attache aux personnages, on se surprend à se réjouir de connaître la suite de leurs aventures et de leurs découvertes spirituelles… C’est une belle initiation, selon moi, à la découverte de soi. Pour moi, les romans de Laurent Gounelle ouvrent une porte. Avec douceur, ils entraînent le lecteur à se demander si, effectivement, ils ne font pas fausse route dans leur vie et si, quelque part, il n’existait pas de meilleures réponses à leurs problèmes que celles qu’ils ont l’habitude de donner. Laurent Gounelle invite à prolonger cette quête de soi-même : il pose les bases, donne envie mais il laisse un goût de trop peu qui demande à être comblé.

Laurent Gounelle • Philosophie bon marché ou véritable révélation ?
conclusion
De manière générale, les deux romans présentent la même trame : un personnage, plutôt perdu dans la vie, rencontre une personnalité hors du commun qui va l’amener, au fil du livre, à se découvrir et se dépasser. Je retiendrai surtout Les dieux voyagent toujours incognito car il ne s’agit pas uniquement d’un manuel de développement personnel déguisé en roman : il possède toute une intrigue romanesque qui est beaucoup plus absente, selon moi, dans L’homme qui voulait être heureux. Ça en fait un roman plus dense et intéressant. Quoi qu’il en soit, l’un et l’autre entrent dans ma catégorie de "livres qui font du bien" parce qu’ils posent des questions, entament des réflexions et injectent des sentiments positifs au lecteur. C’est un peu d’optimisme enfermé entre quelques pages. Alors pourquoi s’en priver ?

Embrun.

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