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Encerronas

Publié le 22 septembre 2014 par Jeanmi64

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Samedi 13 septembre, en Arles, Juan Bautista face à six toros sérieux, d’élevages différents pour la  corrida goyesque de la féria du riz. Traje goyesque en vert moiré, croix de Camargue portée sur le dos. 

Samedi 20 septembre, à Nimes, Miguel Angel Perera face à six toros de présentation homogène mais, sauf pour le dernier,  commodes,  des ganaderias de Jandilla et Vegahermosa pour la féria des vendanges.

Traje vert olive de Provence et or

Deux styles, deux fortes personnalités mais une volonté identique pour deux matadors au sommet de   leur art, de vouloir des triomphes sans concession.

L’un, chez lui mais dans des arènes qui lui ont toujours été sévères, l’autre à mille lieux de Badajoz avec un public conquis par ses campagnes victorieuses en France et en Espagne et au final 5 oreilles pour chacun et une queue supplémentaire pour juan Bautista.

Que retenir ?

Le décorum ?

La présentation impeccable des  toros ?

L’envie de se dépasser ?

La fatigue finale des deux matadors ou ces moments magiques  où le temps s’identifie à une muleta qui dans le cadran du maestro fait passer les secondes au rang d’heures ?

Perera excelle dans  ses changements de main, il remonte le temps, nous parle d’immobilité, de saveurs circulaires, de défis à la gravité.

Il hypnotise avec son leurre, jette son épée pour des derechazos sans fin. Les charges se font complices. Plus rien ne saurait interrompre une domination qu’il veut sans partage.

Bautista, dirige une symphonie, qui sait se faire caressante et donner aussi aux notes la consistance d’une musique de chambre.

Il se bat, Il caresse,  il grandit le toro, jette son épée pour donner aux derechazos plus de profondeur.

L’un et l’autre ont habillé leur distance de feu et de velours et quand les estocades sont au rendez-vous, la mort devant eux se signe et retarde son départ.La noblesse et la bravoure se conjuguent dans l’instant que les toros ont choisi de nous tourner le dos.   

Et nous dans les gradins, ces mouchoirs à la main, les yeux conquis par la magie sauvage d’un matador et d’un toro brave, 

nous, certains  de partager nos désaccords pour l’un ou l’autre mais si heureux d’aller chercher le lendemain la Certitude d'assister à la corrida absolue.

Alain Riemann


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