Magazine France

dans l’enfer de l’assistanat d’une presse libre et non faussée…

Publié le 29 septembre 2014 par Mister Gdec

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En écho à cet article d’Acrimed, site que je ne saurais trop vous conseiller, j’attire votre attention sur le dernier bouquin de l’excellent Sébastien  Fontenelle, que beaucoup ici doivent avoir déjà lu, soit sur son blog, Vive le feu, soit dans Politis. Il s’agit de donner des clés de décryptage du système complexe des aides à la Presse et d’analyser le positionnement de certains de ces journaux qui cèdent à un incroyable dédoublement de personnalité (ils ne sont jamais à une incohérence près pour défendre leurs "propres" intérêts)  :

" une certaine presse qui, dans le même temps qu’elle ensevelit l’État sous une avalanche d’exhortations à mieux maîtriser ses dépenses, [...] se gave de subventions étatiques »

Une illustration caricaturale de ce genre de médias sans trop de scrupules moraux  nous est donnée par Sébastien Fontenelle, qui m’a procuré une intense satisfaction de voir écrit là ce que je ne cesse de répéter ailleurs sur mon blog :

Mais la réaction la plus révélatrice est celle du Point. Le 23 janvier 2014, cet hebdomadaire publie, non loin de l’éditorial où Franz-Olivier Giesbert réclame rituellement une « réduction du nombre des fonctionnaires », un dossier consacré à ce que ses auteurs appellent « les dépenses publiques les plus délirantes », dont les bénéficiaires sont sommés de « rendre l’argent ». Il s’agit, comme toujours en de tels cas, d’une longue fulmination où des chômeurs et des intermittents du spectacle [5] sont accusés de creuser la dépense publique, et qui ne manque bien sûr pas de pointer, dans sa dénonciation d’une « gabegie » généralisée, la responsabilité de « la Sécu, cette fierté érigée en vache sacrée », qui « engloutit presque la moitié des dépenses publiques »

Sauf que. N’en déplaisent aux éditocrates dont il est question dans ce livre, la Cour des Comptes relève que « le plan d’aide à la presse 2009-2011 », mis en place à l’issue des états généraux convoqués par Nicolas Sarkozy, « a entraîné un doublement des dépenses budgétaires, passées de 165 à 324 millions d’euros, sans que sa fin conduise à un retour à la situation antérieure ».

La Cour des comptes serait-elle donc un repère de dangereux gauchistes ? D’anti-sarkozystes primaires ? Pour prolonger le constat et la réflexion, sous la bonne plume de Sébastien Fontenelle, et ces capacités d’analyse que personne ne lui renie, lisez donc (conseil d ‘ami)  :

Éditocrates sous perfusion : les aides publiques à la presse, trente ans de gabegie, Éditions Libertalia, Paris, 2014, 8 euros

(c’est pas trop cher, en plus)


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