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Mon top 10 des coupoles: N°4: la coupole de la basilique Sainte Sophie (Istanbul, Turquie)

Publié le 04 octobre 2014 par Romain Delannoy

Elle en aura séduit des empereurs et des sultans. Alors que ses mosaïques d'or scintillent comme des étoiles dans un ciel en pleine nuit, elle aura nourri les rêves pour de nombreux architectes, qu'elle fusse église ou mosquée. Les temples des religions monothéistes à travers l'Europe ou l'Empire ottoman caressaient l'espoir de faire mieux que la coupole de la désormais appelée Aya Sofya.

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4 minarets entourant une coupole

Pourquoi dans le top 10? Un modèle jamais égalé

A propos de cette coupole, il n'est pas fortuit d'employer le terme de modèle. Si au loin, les quatre minarets de la mosquée dessinent la carte postale d'Istanbul, c'est sa coupole si lourde qui apparaît si légère et emporter l'édifice vers les cieux. Aujourd'hui toujours soutenue par ses galeries d'arcade, à force d'y remédier, la coupole s'est elle aussi transformée et a perdu peu à peu sa perfection initiale, son diamètre s'amenuisant au fil des âges. D'abord, Justinien (483-565), le plus grand empereur byzantin dut ordonner sa reconstruction après l'effet désastreux d'un tremblement de terre. Ce fut là sa première reconstruction, elle qui s'inspirait des coupoles de l'art romain, l'empire byzantin se réclamant lui même de cet empire déchu et qui n'avait qu'une seule idée en tête: le reformer à la gloire du christianisme. Désormais, les Byzantins allaient adopter ce plan carré avec la coupole en son centre. Une quarantaine de fenêtres laissaient la lumière s'infiltrer et innonder ce lieu de prière. Mais les Byzantins avaient une autre corde à leur arc. Plutôt que de laisser son plafond à la sobriété et dépouillé, ils préfèrèrent l'orner de ce qu'ils savaient le mieux faire en terme de décoration: les mosaïques. Ils avaient la particularité d'aligner des tesselles d'or qu'ils n'hésitaient pas à peindre. Sur la coupole figurait une image du Christ Pantocrator. Alors que le Moyen Age occidental allait préférer diffuser l'image d'un Christ en croix, à l'agonie et souffrant pour le bien de l'humanité, les Byzantins eux firent le choix de le montrer fièrement sans aucune recherche de compassion. Son image est aujourd'hui effacée. En effet, comme tout bon citoyen qui a bien suivi ses cours d'histoire à l'école, les Musulmans du sultan Mehmet II prirent Constantinople en 1453 et la nommèrent Istanbul. De là, ils transformèrent la basilique Sainte Sophie en mosquée (aujourd'hui, c'est un musée ouvert à tous) et recouvrirent les visages des anges et firent disparaître Jésus au profit de calligraphies dans le pur style ottoman. Mais jamais, ils n'oublièrent les prouesses des ancêtres de leurs ennemis et la coupole d'Aya Sofya symbolise plus que tout la rencontre et la symbiose entre deux mondes.

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Mais où est passé le Christ?


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