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Ce choix de vie

Publié le 05 octobre 2014 par Elodie Legale @elodielegale

J’en discutais il y a quelques jours avec mon chouchou, ce choix de vie que nous avons fait tous les deux. Celui de l’insécurité financière, celui qui nous fait parfois des nœuds à l’estomac, mais grâce auquel on se lève le matin avec l’envie et le sourire aux lèvres : celui de l’indépendance. Je travaille à mon compte depuis bientôt 5 ans, c’est 2 fois et demi ce que j’ai vécu en tant que salariée. C’est vrai que quand j’étais salariée, mon compte en banque avait une joyeuse routine, que je sortais et dépensais sans compter dans les rues illuminées de Paris, que je débarquais souvent au boulot le vendredi matin avec 3h de sommeil dans les pattes et petite migraine, parce que j’avais voulu profiter du « jeudi gratuit pour les filles » en boîte.

Mais là-bas, je comptais mes heures, je n’avais aucune flamme qui n’animait, j’allumais tous les jours mon vieux G5 avec la même morosité. Je prenais toujours mon thé et mes madeleines à 11h (ce qui était quasiment le moment le plus kiffant de la journée), je sortais déjeuner à 13h, et je variais les plaisirs culinaires entre un gros Subway ou un bon chinois. Je mangeais en compagnie de mon clavier, devant le replay d’une série. Le coup de barre de l’après-midi me prenait en otage une bonne heure, puis je mettais un dernier coup de collier pour finir ma journée. Alors je saluais les copains à l’accueil, puis je quittais les locaux en soupirant d’ennui. Je ne me sentais pas utile, je ne faisais rien de passionnant. Tout ce que je voulais, c’est travailler sur des projets intéressants, qui me donnent du fil à retordre. Tout ce que je voulais, c’était du challenge.

J’avais toujours rêvé d’être mon propre patron. De travailler pour moi, pour mes projets. Alors j’ai tout plaqué.

C’est vrai qu’aujourd’hui, mon compte en banque me donne parfois des sueurs froides, c’est vrai que je suis incapable de me projeter dans le temps parce que je suis dans l’incertitude constante, c’est vrai que j’ai du mal à décrocher, que je me suis donnée des problèmes de santé, que j’ai frôlé le burn-out. Mais aujourd’hui, je dirige ma vie, je travaille dans ce qui me passionne, je me lève le matin fatiguée mais heureuse. Heureuse de ce que j’ai accompli, heureuse d’avoir été jusqu’au bout de mes envies.

Le jour où ce travail que je chéris depuis plusieurs années ne m’animera plus, le jour où je me lèverais en traînant les pieds à l’idée d’aller au bureau, que je soupirerais à nouveau d’ennui, et que je compterais les jours avant le week-end…. Ce jour-là, il sera temps de passer à autre chose.

Vers de nouvelles aventures ?

Chacun voit midi à sa porte, mais personnellement je ne supporte pas de me laisser vivre, ni d’accepter de m’ennuyer au travail, alors que j’y passe la majeure partie de mon temps…

La stabilité financière vs la passion, j’ai fait mon choix.


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