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Alien Isolation : premiers pas sur le vaisseau

Publié le 07 octobre 2014 par Be-Games @be_games

Alien Isolation titre

À l’heure où Super Smash Bros transpire le fan service sur 3DS, il est bon de rappeler la définition de cette notion. Le fan service est une attention qu’un jeu porte aux fans en lui fournissant des éléments qui évoqueront l’objet de sa passion.

Avec son univers illustre vénéré par une base de fans aussi étendue, Alien Isolation pouvait s’engager gaiement dans le fan service. Et il ne s’en prive pas. Laissez le jeu se reposer sur l’écran titre… Après quelques secondes, c’est l’un des thèmes musicaux d’Alien qui vous emmène déjà dans un doux souvenir du 8ème passager. Patientez encore un peu et vous aurez droit au mythique message de détresse lancé par le Lieutenant Ripley, « dernière survivante du Nostromo ».

Lancez la partie maintenant pour incarner ni plus ni moins que la fille de Ripley, qui s’engage, à moitié convaincue, dans une mission d’exploration va-chercher-maman. À peine sortie de votre capsule de sommeil, vous faites quelques pas dans les couloirs et les salles du vaisseau avant de tomber sur l’androïde de service. L’androïde, cet être synthétique qu’on aimerait identifier avec autant de délicatesse que Michael Fassbender dans Prometheus. Mais Alien Isolation va droit au but sur ce point : « Vous savez bien que j’ai besoin de moins de sommeil que vous, Ripley ». Cash !

En fin de compte, l’androïde fait bien de nous révéler clairement sa nature. Parce qu’en fait, il ressemble à tous les personnages du jeu. En effet, les cinématiques introductives nous présentent des visages très figés et leur rendu plastique rappelle les curieux faciès robotiques de Virtua Tennis 3, qui nous avaient tant foutu les jetons sur les bienfaits de la HD. Peut-être du fan service Seeegaaaaaa ?

Alien Isolation capture

Pour le reste, les cinématiques bénéficient d’une excellente mise en scène pour quiconque apprécie le genre. Hélas, elles rament un peu (sur Xbox One du moins). En jeu, les ralentissements sont heureusement rares et la progression est fluide dès que l’on s’habitue aux déplacements de l’héroïne. Celle-ci semble se dandiner en marchant et agiter les bras et les jambes dans tous les sens quand elle court. Ainsi, la démarche chaloupée de Ripley nous donne une bonne conscience du corps dirigé. Un aspect auquel les développeurs ont certainement été attentifs ; l’accroupissement semble nécessiter un effort physique et notre voyageuse de l’espace aperçoit ses pieds quand elle baisse le regard. En termes de sensations, on imagine bien que la course agitée accentuera la frousse lors de la fuite avec l’Alien aux trousses.

L’Alien, justement, ne se montre pas tout de suite. Il attend sagement que l’ambiance monte pour venir baver de l’acide. En attendant, Ripley se retrouve seule (« isoléééée, isoléééée, je ne partirai plus jamaaaaaaais ») sur un vaisseau à l’abandon ou presque. Dans la première heure, l’objectif consiste à rétablir le courant en actionnant plusieurs générateurs. Et malgré la progression forcément cloisonnée et orientée, il est déjà possible de galérer. Spéciale dédicace à cette trappe dans le sol du bar, que je n’ai aperçue qu’à mon dixième passage. La suite nous fait découvrir un compagnon qui nous explique la situation : les survivants du vaisseau sont déboussolés et ne se font plus confiance. Mieux vaut les éviter en s’accroupissant dans la pénombre, classique. Et puis, il y a le « monstre ».

Rien de particulier à signaler pour l’instant en termes de gameplay. Une seule attaque de mêlée sur toute cette première séquence, des déplacements, des actions contextuelles et l’initiation à la fabrication d’objets. Sur ce dernier point, le vaisseau est bien fourni en éléments à récolter, qui serviront à fabriquer des outils tels qu’une seringue de soins. Ces éléments ressortent du décor sans détruire l’ambiance visuelle. Le contraire serait d’ailleurs dommage, car le vaisseau a de la gueule avec ses éclairages pertinents.

Outre les cinématiques, des messages audio enregistrés sont là pour raconter les événements vécus par les (anciens) occupants du vaisseau (comme dans Bioshock). La toile narrative du jeu semble suffisamment solide pour étoffer cette partie de cache-cache avec l’Alien… qui va seulement commencer.

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