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Les intérieurs au cinéma #1

Par Ludivinemoure

Des maisons de rêves, des budgets d’architecture d’intérieur illimités : les comédies romantiques américaines ne brillent pas toujours par leur scénarii captivants mais nous  donnent au moins l’occasion de contempler le travail d’architectes et de décorateurs chevronnés. Alors si d’aventure vous vous ennuyez devant une énième bluette, laissez tomber l’intrigue et observez le décor ! Voilà notre sélection de comédies romantiques mettant en scène des personnages beaux, riches, amoureux mais surtout… bien logés !

Pas si simple (de Nancy Meyers, 2009)

Meryl Streep transcende cette comédie romantique pour « Happy Boomers », dans laquelle elle devient la maîtresse de son ex-mari. La maison étant celle d’une américaine passionnée par la culture française, elle cultive un léger esprit provençal. C’est la cuisine qui a retenu notre attention (le reste n’étant pas pour autant dénué d’intérêt). Le personnage tient une boulangerie pâtisserie chic (donc française !) et fabrique avec sensualité des croissants au chocolat.

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On aime :

  • La légèreté et la décontraction de la cuisine qui ne contient presque aucun placard, les ustensiles étant suspendus , placés sur des étagères ou sur la desserte.
  • Le joli marbre blanc du plan de travail / bar central.
  • Les tons de beige, de jaune et d’orange plus chaleureux que le blanc virginal (stores, sièges bar).
  • Les détails de métal noir qui évitent de verser complètement dans le style « tradition »

On laisse :

  • Les casseroles suspendues au-dessus des plaques de cuisson.

The Holiday (de la même Nancy Meyers, 2006)

   Dans The Holiday, nous voyons se dérouler les histoires d’une américaine (Cameron Diaz) et d’une anglaise (Kate Winslet) décidant d’échanger leur maisons le temps des vacances de Noël. Bien entendu, chacune trouvera l’amour sur son lieu d’habitation provisoire, le tout en l’espace d’une semaine (le « spoiler alert » n’était vraiment pas nécessaire dans ce cas, n’est-ce pas ?). Mais attardons-nous plutôt sur les intérieurs des héroïnes.

  

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Chez Amanda, l’ambiance est au luxe moderne et minimaliste version californienne. La working girl semble s’être offert une décoration tout droit sortie d’un magazine de décoration tant son intérieur est peu personnalisé. Du beige, du noir et blanc, du classique, en veux-tu en voilà. Cela dit, certains éléments attire l’attention.

On aime :

  • Les cache-pots géants avec ou sans plantes (l’entrée du gigantesque salon est ponctuée par 2 d’entre eux de couleur dépareillées).
  • Les poutres qui donnent une jolie perspective à ce lieu de passage souligné par le tapis de couloir assorti.
  • Les abat-jours et le photophore en verre et métal.
  • Les plantes vertes qui rendent l’ensemble un peu moins froid et désincarné.

On laisse :

  • Le total look beige, noir et blanc peu convivial.
  • Le « tout assorti » dans les moindre détails, un chouia control freak.

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Le cottage anglais d’Iris, est un véritable nid douillet (de trentenaire célibataire) reflétant le tempérament romantique de l’occupante.

On aime :

  • Le confort des nombreux coussins et de la table basse pouf qui apportent de plus les rares notes de couleur (bleues) du salon.
  • Les cadres noirs et blancs tout simples qui dans ce contexte presque kitsch, donnent une touche contemporaine à l’ensemble.
  • La cheminée et son panier de bûches.

On laisse :

  • Les appliques murales

La rupture (Peyton Reed, 2006)

Les histories d’amour finissent mal… en général. Voilà une chose que les comédies romantiques américaines se gardent bien de nous rappeler, à l’exception de celle-ci, qui nous raconte la fin du couple Jennifer Aniston / Vince Vaughn. Nous avons été, plus que jamais avec ce film, attentives à la décoration intérieure du magnifique appartement dans lequel il a été tourné. La pièce sur laquelle nous nous arrêtons est l’entrée.

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On aime :

  • Le mood board où sont accrochées les œuvres de la maîtresse de maison et on imagine quelques invitations, et affiches et pourquoi pas les places de cinéma souvenirs des sorties romantique du couple. Riche idée pour conserver les petits papiers et dessins que l’on a pas le cœur de jeter mais qui ne vaut pas le coup d’être encadrée.
  • Le banc qui suit la longueur de la pièce (tout comme le tapis). Mieux qu’un vide poche, pratique pour poser son sac, les cabas de courses ou tout ce qui encombre les mains en rentrant d’une longue journée.
  • La plante et le lampadaire qui encadrent le banc et occupent l’espace de l’entrée plutôt vide sans eux.

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D’autres comédies romantiques qui valent la peine d’être vues… Pour la décoration d’intérieur :

Tout peut arriver (encore et toujours Nancy Meyers, 2003) : Un intérieur dans le style  « beach house », le salon et son grand tapis à rayures bleu et blanc devenu un classique. On peut aussi y voir une horloge de Mora habillant astucieusement l’un des murs.

Vous avez un message (Nora Ephron, 1998) : Le petit appartement de célibataire new-yorkaise dans toute sa splendeur, avant Carrie Bradshaw.

Ghost (Jerry zucker, 1990) : Le loft dans le plus pur style 90’s qui fait actuellement son retour.

Sweet November (Pat O’Connor, 2001) : Le contraste entre deux intérieurs New Yorkais, l’un très Wall Street et l’autre très Greenwich.


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