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Festival de Sanja

Publié le 18 mai 2008 par Aboivine

Dimanche se tenait a Asakusa le troisième et dernier jour du festival de Sanja, un des plus gros festival de Tokyo.

Festival de Sanja

On rapporte que près de 2 millions de spectateurs assistent au festival chaque année, soit l’équivalent de 2 Champs-Élysée après une Coupes du Monde gagnée par la France.

Pendant trois jours, les célébrations principales sont des danses traditionnelles et surtout les défilés de mikoshi, ces “petits” temples portatifs.

Festival de Sanja

Je mets “petit” entre guillemets car si le samedi voit défiler une centaine de mikoshi qui peuvent être parfois porte par des femmes ou des enfants, le dimanche laisse la place a 3 mikoshi principaux qui pèsent extrêmement lourd. Il faut plusieurs dizaines d’hommes pour les soulever et encore la relève doit être assurée assez souvent pour tenir le coup.

Festival de Sanja

En même temps c’est une bonne chose car cela donne la chance a plus de gens d’avoir l’honneur de participer activement a cette célébration. Pour les hommes, c’est aussi l’occasion de se promener les fesses a l’air en plein Tokyo, puisque l’habit traditionnel est constitue pour le haut d’une veste disons “kimono” (juste pour l’image, ce n’est pas le mot approprie sinon) et pour le bas d’un linge savamment enroulé autour des hanches et de l’entre-cuisses, ce qui ressemblent a un ancêtre bien peu sexy du string.

string japonais

Fesses a l’air mais aussi tatouages a l’air… au Japon les tatouages sont associes aux Yakusas et il est donc de mauvais genre de s’en faire faire et encore pire de les montrer. Mais comme le festival est réputé assez trusté par les Yakuzas, ça choque moins.

Quant a l’origine du festival, si j’ai bien compris c’est l’histoire de deux pêcheurs qui prennent dans leur filet une statut de la Bodhisattva Kannon dans la rivière Sumida (qui est a Tokyo ce que la Seine est a Paris). Un troisième homme apprend l’histoire et converti les deux premiers au Bouddhisme… Une histoire, trois types, ce qui explique festival avec les 3 mikoshi.

Le “convertisseur” en question était peut-être un charlatan qui voulait juste piquer un objet de valeur aux deux pêcheurs naïfs. Ou alors un énième remake des Grands Classiques de la Religion, parce que l’histoire d’un type qui convertit des pêcheurs j’ai déjà entendu ça moi… pas vous ?


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