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Critiques Séries : Doctor Who (2005). Saison 8. Episode 9.

Publié le 20 octobre 2014 par Delromainzika @cabreakingnews

Doctor Who (2005) // Saison 8. Episode 9. Flatline.


Et si l’on pouvait laisser Clara devenir le Doctor ? C’est ce que j’ai eu envie de voir après avoir vu « Flatline ». Je sais bien que beaucoup de gens ne seront pas du même avis que moi, mais Clara est vraiment l’un des meilleurs personnages de Doctor Who. On sent que la série est différente cette année. Après l’épisode précédent, qui était sensé être la dernière enquête de Clara avec Twelve, on se rend compte que la série peut finalement garder Clara encore un peu plus longtemps dans ses rangs. Pourquoi pas étant donné que ce qui est fait avec le personnage est bien plus jouissif que l’on ne pourrait le croire. La relation entre Twelve et Clara ne cesse d’évoluer, délivrant ainsi tout un tas de très bons moments encore une fois. Jamie Mathieson qui en est ici à son second épisode de Doctor Who après l’excellent « Mummy on the Orient Express » de la semaine dernière, démontre qu’il manie très bien l’univers et les personnages. Surtout quand il s’agit de créer à la fois un univers horrifique mais également plus léger et donc humoristique. C’est ce dont on se rend compte dans cet épisode où à certains moments j’étais hilare et à d’autres moments beaucoup plus amusé (ne serait-ce que pour voir Clara au téléphone en train de se sortir d’une salle situation dans une fauteuil suspendu). Il n’y a que Doctor Who pour faire ce genre de choses.

Jamie Mathieson était avec l’épisode précédent un scénariste plein de potentiel, il est maintenant avec cet épisode un scénariste que l’on ne peut qu’avoir envie de revoir écrire de nouveaux épisodes de la série. Le monstre de la semaine est plutôt bon. Je dois avouer que je ne m’attendais pas forcément à ce que cela soit fait de cette façon mais le résultat est clairement au rendez-vous. Le fait est que cela permet aussi de mettre en avant les talents de Clara quand elle est seule sur le terrain et que Twelve est coincé de son côté. La façon dont elle prend les devants m’a fasciné. On sent qu’elle est à l’aise dans le rôle et c’est pourquoi je me demande pourquoi Steven Moffat n’a pas osé la mettre à la place de Matt Smith. C’est aussi une façon de nous dire qu’au fond le terrain est préparé pour peut-être mettre une femme à sa place prochainement après Peter Capaldi. Je n’en serais pas étonné car l’alchimie entre une femme et le téléspectateur fonctionne. Steven Moffat est aussi quelqu’un qui aime énormément les personnages féminins. On a pu le voir au travers de River Song, de Clara mais aussi d’Amy Pond (sans parler de tous les autres personnages de femmes qu’il a écrit pour le compte de Doctor Who).

Cet épisode nous offre un monstre qui apparaît comme très étrange. Mais bon, ce n’est pas forcément plus étrange que l’histoire des cubes ou encore tout un tas de choses que l’on a pu voir par le passé. L’ambiance de l’épisode est par ailleurs très bien gérée par Douglas McKinnon qui a déjà précédemment travaillé sur la série mais qui a aussi travaillé sur Line of Duty (par exemple). C’est quelqu’un qui parvient à mettre en lumière le personnage de Clara. On sent que cette dernière est idolâtrée, on veut en faire une sorte d’icône pour la série comme Rose peut l’être encore aujourd’hui par exemple (alors que Amy Pond n’a jamais vraiment été icônisée, peut-être à cause de Matt Smith qui volait finalement la vedette à tout le monde côté spectacle). Mais Jenna Coleman a su prendre le dessus, sans pour autant faire oublier la présence de Twelve. C’est justement ses interactions avec lui qui sont les plus inspirées une fois de plus. C’est aussi que Peter Capaldi est doué d’un registre complètement différent. Je parle bien évidemment de celui de l’émotion. De plus, le fait qu’il est plus vieux que les autres, permet justement de jouer sur son âge, sur le fait qu’il est peut-être un peu dépassé par les évènements.

C’est là que la série fait des choses particulièrement brillantes et cet épisode était encore une fois en haut du panier. C’est la preuve que cette saison 8 est l’une des meilleures saisons de la série (depuis son retour en 2005). Steven Moffat a tout transformé à sa façon, se délestant de certaines bases des trois précédentes saisons pour se créer ses propres idées. Excellent.

Note : 9.5/10. En bref, dois-je encore vous dire à quel point je suis encore amoureux du personnage de Clara ?


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