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Décadence de la lutte au Sénégal

Publié le 22 avril 2014 par Rokia
Lamb, la lutte traditionnelle avec frappe ce sport tant prisé au Sénégal est en train de couler dans les eaux troubles de la conjoncture économique, dans celles de directives officieuses et contraignantes que le gouvernement aura glissé aux sponsors désormais déserteurs et surtout dans les profondeurs d'une surenchère de cachets qui a maintenant atteint son apogée. La violence et les anti valeurs incarnées par les lutteurs aidant, ce sport glisse dangereusement dans vers une radiation aux plans.
D'abord, le pays que ses actuels dirigeants chercheraient à redresser avec une politique dite d'austérité en "bloquant la circulation de l'argent" sale, disent-il, connait une longue crise économique qui ne finit pas d'éprouver les sénégalais. S'ajoute à ce fait, la hantise des hommes nantis, bailleurs inconnus et promoteurs de ce sport, de la supposée "traque des biens mal acquis" sous le règne Macky Sall. La lutte avec frappe vacille, tangue en eaux dangereuses.
Le pouvoir que l'on accusait dès le départ à être contre la lutte, aurait-il fermé les robinets de manière indirecte en tordant, par exemple le bras aux sponsors d'une certaine manière? Car, pourquoi, ils ont ainsi déserté l'arène d'un coup en prétextant la violence dans ce sport? Certains auraient reçu des directives comme quoi il fallait "freiner" ou alors "ralentir" ce sport qui ne peut en aucun cas mener vers le développement de quelque façon que ce soit. Pas faux ? Quand même! Sur ce point c'est peut-être vrai? A combien de personnes profitent tout cet argent dans la lutte? Que représente ce pourcentage à l'échelle nationale?
D'un autre côté, avec la baisse progressive du pouvoir d'achat du citoyen lambda sénégalais, le désespoir des populations par rapport aux nombreuses attentes que le pouvoir sénégalais a rendu vaines, le montant faramineux des cachets des lutteurs devenait quasiment un manque de respect, une insolence vis à vis de tous ces gens qui n'arrivent pas à assurer au moins un repas quotidien. Ceci coïncidant avec le recul de l'un des plus grands sinon, le précurseurs des promoteurs de sa générations, Gaston Mbengue et les démêlés avec justice du plus audacieux de tous, Luc Nicolaï, le cachet se doit de baisser et chuter de manière drastique. Tout de même, pas plus d'une vingtaine de lutteurs ne vivent de ce sport. Et, le cercle est vraiment élargi quand on parle d'une vingtaine d'athlètes sur l'ensemble des licenciés.
Face à toutes ces équations, en plus de la violence sous toutes ses formes de plus en plus décriée, les mauvais comportements des lutteurs, à travers un langage incorrect, un habillement irrespectueux etc

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