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Publié le 31 octobre 2014 par Aragon

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Le mercredi douze février mille huit cent quatre-vingt-dix Anna Boch achète quatre cents francs, environ huit cents de nos euros, "la Vigne rouge" le seul tableau jamais vendu par Vincent Van Gogh. En mille neuf cent cinquante-sept Picasso et Dali se torturent les méninges sur "les Ménines", sur Diego Velasquez, sur la peinture... questionnement abyssal et philosophique.

Salvador "doute de sa peinture car Velasquez a déjà répondu à tout" et Pablo se demande "s'il ne faut pas peindre les choses telles qu'on les connaît, plutôt que telles qu'on les voit."

Puis vint Lucio Fontana qui fend des toiles vierges au rasoir, trouve que "le carton peint, la pierre dressée, n'ont plus de sens", invite le spectateur à ouvrir la fente avec la main comme une lame, invite à la caresse de l'oeuvre, à éprouver douceur, profondeur, le vrai grand frisson quoi... Lurçat dit bien à la même époque "qu'une oeuvre d'art est un monceau de cicatrices", puis le nauséabond avec les "ready made" de Piero Manzoni, l'oeuvre d'art est bien merde et raisin sec, lys et diamant, grotesque et mercantile, pure et souillée, inutile et indispensable, don et agression, Cendrillon et Belle au bois dormant...

 

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