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Emplois d’avenir et relance de l’apprentissage : priorité à l’emploi des jeunes

Publié le 03 novembre 2014 par Letombe
Emplois d’avenir et relance de l’apprentissage : priorité à l’emploi des jeunes

Bien des critiques ont été faites depuis des mois sur l’efficacité des emplois d’avenir. Force est de constater que les résultats prouvent, au contraire, une belle réussite de ce dispositif. En effet, 155 000 jeunes ont été recrutés en emplois d’avenir depuis novembre 2012. L’objectif fixé par le président de la République est donc atteint et même dépassé.

Dans notre département, près de 600 jeunes ardéchois ont été embauchés en emplois d’avenir, dont 60 par le Conseil général de l’Ardèche. Je m’en félicite.

Vous le savez, les emplois d’avenir ont été créés par la loi n° 2012-1189 du 26 octobre 2012 afin de proposer des solutions d’emploi aux jeunes peu ou pas qualifiés, de leur ouvrir l’accès à une qualification et à une insertion professionnelle durable. Depuis 2 ans, la réussite des emplois d'avenir est indéniable pour les 16-25 ans éloignés du marché du travail. Les chiffres le démontrent :

˗ 83% des jeunes ayant signé un emploi d’avenir ne sont pas titulaires du baccalauréat, dont 41% n’ont aucun diplôme ;

˗ 36% des emplois d’avenir ont été signés par des jeunes résidant en zone urbaine sensible, en zone de revitalisation rurale, ou en outre-mer;

˗ 66% des emplois d’avenir signés dans le secteur marchand sont des CDI;

- 56% de l’ensemble des emplois d’avenir sont signés pour une durée supérieure à 3 ans;

˗ 43% des jeunes en emploi d’avenir ont suivi une formation dans le cadre de leur contrat.

Avec une baisse de 1,2% du nombre de demandeurs d’emplois de moins de 25 ans depuis un an, les emplois d’avenir participent pleinement à la diminution du chômage chez les jeunes.

Aussi, la politique gouvernementale en faveur de l’insertion durable des jeunes sur le marché de l’emploi ne s’arrête pas là. Le Gouvernement vient tout juste de mettre en place un plan de relance en faveur de l’apprentissage. L’objectif affiché est de former 500 000 apprentis d'ici à 2017.

Avec près de 70% des apprentis qui trouvent un emploi durable à la fin de leur formation, l'apprentissage est un des chemins les plus sûrs pour trouver un emploi. Néanmoins, cette réalité est très éloignée des lieux communs sur l'apprentissage, trop souvent considéré par les jeunes et les familles comme une voie de garage. Le décalage existe également du côté des chefs d'entreprises, qui reconnaissent l'apprentissage comme une voie de l'excellence, alors que le nombre de contrats signés n'est pas à la hauteur de l'engouement affiché.

Aujourd'hui, le constat est clair : l'évolution de l'apprentissage est préoccupante et seuls 426 000 jeunes sont en formation par l'apprentissage. Ce nombre est en recul de 8% par rapport à 2013. Pour changer l'image de l'apprentissage, une importante campagne de communication a donc été lancée afin de valoriser la parole des employeurs et les réussites professionnelles. La campagne insiste également sur les mesures prises pour renforcer l'attractivité de l'apprentissage pour les employeurs et améliorer le statut de l'apprenti.

Pour rappel, il existe de nombreuses aides financières cumulables et incitatives pour les entreprises qui veulent embaucher un apprenti :

  1. Des exonérations de cotisations sociales ;
  2. Une prime à l’apprentissage de 2 000 euros par année deversée par les régions pour les employeurs de moins de 11 salariés;
  3. Une prime au recrutement du premier apprenti et des suivants de 1000 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés ;
  4. Une aide financière au "contrat de génération" (4 000 euros par an pendant 3 ans). A l’issue de la période d’apprentissage, le jeune apprenti doit être recruté dans une entreprise de moins de 300 salariés comptant au moins un salarié âgé de plus de 57 ans (ou un salarié recruté âgé d’au moins 55 ans) ;
  5. Un crédit d’impôts de 1 600 euros, désormais ciblé (2 200 euros pour des publics tels que les apprentis handicapés) sur la première année de formation conduisant à un diplôme ou un titre professionnel de niveau III, ou inférieur (BTS, DUT, BAC, CAP…) ;
  6. Une déduction fiscale de taxe d’apprentissage pour les entreprises de 250 salariés et plus qui dépassent le seuil de 4% (5% au 1er janvier 2015) de contrats favorisant l’insertion professionnelle : contrats d’apprentissage, de professionnalisation, embauche d’un doctorant en Convention industrielle de formations par la recherche (CIFRE) et Volontariat international en entreprise (VIE).

Pascal Terrasse, Député de l'Ardèche, Ancien Président du Conseil général

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