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Quand les fantômes du passé te rattrapent…

Par Asmaa @frip0uille

C’est un peu comme un drame amoureux, quand le marié prend la fuite devant l’autel, laissant la mariée derrière lui. Un peu comme une romance bien partie mais qui prend une toute autre tournure vers la fin. Il y a comme un goût d’amertume et d’incompréhension mais soyons francs, nous savons tous d’emblée à quoi nous attendre, les « happy ending » n’existent que dans les films.

C’est un peu comme un deuil inachevé. Déni, colère, dépression… l’acceptation n’est décidément pas prête d’arriver. « Quand les mots n’existent plus. Quand l’espérance oubliée, dissolue. Quand les alcools même ne saoulent plus. Restent les phrases écorchées. De ces phrases qu’on jette avant de renoncer. » Difficile de mettre des mots sur des maux qui blessent, qui rongent de l’intérieur. Des mots si douloureux que tu en perds le sommeil. Et quand la fatigue finit par avoir raison de toi, le sommeil -agité- devient synonyme de cauchemars. Dévastation, rage, sevrage font désormais partie de ton vocabulaire.

Plantée là, dans la pénombre de l’appart, je vais à l’encontre de ma philosophie de vie : je rumine, rabâche et ressasse le passé. Je m’en veux, je t’en veux, je nous en veux, d’avoir gâché NOTRE histoire… ce NOUS qui était supposé être infini. Où sont passés ces promesses, ces serments, ces pactes, ces gages d’éternité. De ma vie, jamais je n’aurais cru avoir aussi mal au cœur ; mais si c’est le prix a payer quand on aime sincèrement quelqu’un.. qu’il en soit ainsi. Pudique des sentiments, je peine a extérioriser et a évacuer ce mal qui me consume à petite dose. Il est là, il gangrène, il érode, il corrode. Il me dévore jusqu’à la moelle, jusqu’à l’os.. et je n’arrive pas à l’accepter. Je n’arrive pas à aller de l’avant. Je stagne, je tourne en rond. Malgré toute la bonne volonté apportée à nos mutuelles démarches, quand je repense à nos dernières paroles, j’ai mal. J’ai mal parce que j’ai l’impression d’avoir sous les yeux les échanges de deux étrangers. Je ne vais pas me voiler la face, c’est avec une grande tristesse que je prends conscience petit à petit que visiblement rien ne sera plus comme avant. Je regrette le temps où nous étions unies, en parfaite harmonie. Je regrette le temps où nous étions dans notre bulle, au-dessus tout, contre vents et marrées.

Tu sais, quand je disais que tu étais mon coup de foudre amical, la prunelle de mes yeux, je le pensais vraiment. J’ai rarement aimé quelqu’un comme je t’ai aimé, tu as été l’amie, la sœur que je n’ai jamais eu. Te dire ce que j’avais sur le cœur a été très salvateur. Malheureusement je vais devoir sortir de ta vie, pour la simple et unique raison que je vis très mal la situation. Tu ne le sais pas, mais je vois bien que d’autres personnes ont pris ma place. Ça me rend malade de me rendre compte que les choses ont changé et que c’est irrécupérable. Mais sincèrement, je suis contente de voir que tu vas bien et que tu es épanouie. Je suis contente de te savoir heureuse, « enfin bien dans ta vie ».

Je garderai toujours en mémoire ces moments, si simples, si forts, si tendres, si complices, si fraternels, qui ont illuminé mes journées. Les messages du matin, les longs mails pendant les pauses, les voyages et les week-end, les journées et soirées à deux.. à parler de tout et de rien, à refaire le monde, à remonter le temps, à se projeter dans le futur, à parler de nos projets, à discuter de tout et n’importe quoi.

Petite sœur te laisse voler de tes propres ailes. C’est le moment de tirer ma révérence à la princesse que j’ai toujours porté haut dans mon cœur. Je continue d’avancer bien qu’il ne me reste plus que mes larmes pour pleurer.


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