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Mon épopée pas très fantastique à Paris

Publié le 18 novembre 2014 par Amstramgramblog
Bonjour à toi douce technologie ! Bonjour à toi aussi internaute. C'était dur sans vous deux pendant trois semaines ! Pour celles et ceux qui, du fond de la classe n'ont pas suivi ma dépression de fin octobre : mon ordinateur a rendu l'âme ...
Et pourtant j'en avais des choses à te conter ! Comme par exemple mes deux jours de grenobloise ochlophobe à Paris :
Il y a quelques mois, ma chef s'est avancée vers moi à pas de loup chassé... mon moonwalk intergalactique n'aura pas suffit à la fuir ! Mickaël j'pense avoir besoin de toi, ma danse doit être revue car ... de toute évidence je ne suis pas assez rapide.
Son large sourire et le murmure de mon prénom indiquaient déjà qu'elle allait me demander quelque chose qui n'allait pas franchement me faire kiffer la vibes ni la life !
J'étais prise dans les mailles du filet, impossible de m'en sortir avec une excuse à deux dollars et trois cents. La bouche entrouverte prête à balancer la grande nouvelle et malgré la boîte de tic tac qu'elle avait du avaler avant ... ça sentait ... le début de la fin.
"Amandine, ça te dis d'animer une formation à Paris en octobre" ?
Mon épopée pas très fantastique à Paris
J'ai cru défaillir ! Je me suis reprise en main, histoire d'être un minimum crédible professionnellement parlant "Heu ... Paris ? Really ?"
La négoc' était lancée, je lui ai demandé : "J'ai le droit de choisir une autre ville"?
Elle m'a répondue qu'on était pas au Monopoly !
J'ai alors tenté les jérémiades, j'ai usé de trépignements et j'ai osé les pleurs... Mais c'était trop tard ! Le mal était fait et mon déplacement aussi. Ça serai Paris et puis c'est tout !
Et ça sera surtout Paris, seule au monde (comme Corneille), pendant deux longues journées.
Deux choses que je n'ai pas faites à l'issue de cette annonce : appeler ma banquière pour qu'elle augmente le plafond de ma carte bleue en vue de cramer mon treizième mois dans les magasins parisiens et ... une crise de panique. Pourtant je commençais à hyper ventiler ! J'étais bien partie pour l'accident de travail, c'est con !
Mardi 21 octobre, 3h47 le réveil ne m'a pas oublié ! Il est temps d'aller voir Ratatouille !
Mon épopée pas très fantastique à Paris
4h45, j'enfile mes moonboots, mon bonnet, mes gants et resserre mon écharpe autour de mon cou ! Faut pas déconner, je monte dans le nord. Je suis une grenobloise frileuse et rationnelle : à Paris le soleil il tire la gueule !
Mon épopée pas très fantastique à Paris
5h18 : C'est le drame, les adieux avec l'homme sont déchirants. La panique me gagne à nouveau : "et si je croise Cristina Cordula dans la rue ? Tu as vu mes cernes ? "
5h20 : New Girl va m'accompagner pendant les 3 heures qui me séparent de la capitale.
5h21 : Mon train est une locomotive ! Aucune prise électrique pour charger mon greffon technologique : "non mais Allô on est encore dans les années 90 ?"
6h13 : J'ai froid ! J'ai oublié mon plaid; la vie est trop injuste.
6h47 : Morphée m'appelle, mon stress me stress et mon réveille sursaute !
8h22 : L'arrivée à Paris est imminente et ma boule au ventre ne me quitte plus. Google Maps m'annonce que pour arriver à destination je dois emprunter le RER A et la ligne 2 du métro ...Whouhou ! Je n'arrive plus à cacher ma joie !
Mon épopée pas très fantastique à Paris
8h40 : RER bondé et bloqué à quai (of course). Pour détendre l'atmosphère tendue qui règne dans la rame je susurre "Ah keskonésérréaufonddecetteboiteuh" ... les regards interloqués me font prendre conscience que le parisien ne doit pas beaucoup apprécier Patrick Sébastien, ni regarder Cyril Nounouna ! Ou alors c'est ma face de provinciale semi touriste au short jaune citron vert qui ne passe pas ?!?
Mon épopée pas très fantastique à Paris
9h51 : Un texto d'excuse envoyé à mes clients, des kilomètres effectués en talons, une mort précoce d'un Iphone et des insultes profanées à l'encontre de l'application "Plans" (mon cul) il était temps ! Plus forte que Dora l'exploratrice, Amandine est arrivée au siège de sa boîte.
Mon épopée pas très fantastique à Paris
A ce moment précis je mérite un accueil digne de mon effort de surfemme, j'ai espéré au minimum me faire acclamer, j'ai osé penser que l'on scande mon nom ... Et rien ! Pas même une hola, un bonjour ou un signe de tête. Les bureaux sont quasi déserts à cette heure ci !
Mon épopée pas très fantastique à Paris
J'aperçois au loin au coin café mes clients et l'abord est chaleureux (sans câlin, faut pas déconner) ! Je crois que je commence à me réconcilier avec l'être humain après l'avoir tant détesté dans les transports !
Mon épopée pas très fantastique à Paris
Voilà voilà, je t'avoue : #jesuisunetapette ! Mes angoisses et moi-même nous nous sommes mises d'accord : Paris n'est pas fait pour nous !
Entre rats, métroquipue et une foule trop envahissante (et quipuedetemzentemps), trop c'est trop.
Mon épopée pas très fantastique à Paris
Amandine a décidé que Chuck Norris pouvait aller remettre son slip et enfiler ses santiags ! Maintenant, c'est elle qui gère (la fougère) !

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