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Ce que la présidentielle UMP nous a appris de Sarkozy

Publié le 24 novembre 2014 par Juan

La campagne pour l'élection du président de l'UMP s'achève cette semaine. S'il ne fait aucun doute que Nicolas Sarkozy l'emportera contre Bruno Le Maire et Hervé Mariton, cette campagne ouverte début septembre a souligné deux caractéristiques essentielles du candidat Sarkozy.


#1: Le manque de courage.
Observez la différence.

C'est la citation du weekend, celle qui résume le mieux où en est Sarkozy. L'ancien monarque s'est révélé moins courageux que ses rivaux à cette élection, et même qu'Alain Juppé, qui tint bon devant une foule hostile à Bordeaux la semaine dernière.
"Vous me connaissez, et je ne me laisse pas pour ma part impressionner par des mouvements de foule"
Alain Juppé. Bordeaux, 22 novembre 2014.
La citation est sans appel, et chacun peut comprendre à quoi elle fait référence.

Ce n'est pas la première fois que le courage de Nicolas Sarkozy est ainsi mis en cause. On se souvient des nombreuses occasions où il a cédé à la facilité ou la peur. Mais c'est sans doute la première fois où il a cédé en public, face caméra.
A Bordeaux, l'ancien monarque a laissé Alain Juppé, maire de la ville, se faire siffler. Edouard Philippe, un soutien d'Alain Juppé a parfaitement résumé ce que cet épisode signifiait à nouveau sur Nicolas Sarkozy:
"Nicolas Sarkozy a montré la semaine dernière qu'il n'avait pas su résister à l'appel de la foule en promettant l'abrogation du mariage pour tous. Cette fois, il n'est pas parvenu à la tenir. C'est préoccupant quand on veut rassembler."

#2: La dérive à droite.
Hollande gouverne au centre. Il a tenté de "trianguler" ses adversaires de droite en leur chipant tous les éléments de langage et le coeur de l'action politique, et ce, sur tous les sujets socio-économiques. Sur Sarkozy, la manoeuvre a brillamment réussie, puisque l'homme s'est cru obligé de rester sur le même positionnement caricatural qui a fait son échec en 2012. A Bordeaux vendredi dernier, Sarkozy a ainsi enchainé devant des militants acquis à sa cause une succession de billevesées extrême-droitistes ou absurdes qui ne plairont au coeur furibard de l'électorat UMPiste. On pouvait ainsi rigoler, ou s'effrayer, de sa suggestion de supprimer 50% des compétences de l'Union européenne.
Et après ?
S'il l'emporte, Sarkozy devra ensuite abandonner certaines de ses outrances, à moins qu'il n'envisage de laisser l'UMP se radicaliser sur le terrain frontiste.


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