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Hyperconnection

Publié le 25 mai 2008 par Jfa

La conscience et l’estime de soi, une bonne image, une confiance en soi sont indispensables pour des rapports simplement harmonieux et fructueux avec les autres. Car, animal intrinsèquement social, j’ai besoin des autres pour simplement être.

Cela rejoint en partie la problématique fondamentale d’un système vivant, ce paradoxe d’être à la fois ouvert et fermé. Ouvert pour se développer, se nourrir en énergie et informations, fermé pour se maintenir et être. Trop ouvert et je deviens le simple reflet, ou le jouet des évènements extérieurs. Trop fermé, je me sclérose.

Une tribune du Monde , “La condition humaine 2.0″, nous apprend que: “Commandée par la société Nortel, une étude aurait récemment mis au jour un plus grand attachement des salariés à leur portable (tout au moins une plus grande attention portée à l’objet)… qu’à leur porte-monnaie, lorsqu’ils sont appelés à partir en déplacement. L’enquête a conclu que 16 % de 2 400 salariés interrogés dans 17 pays, qualifiés d’”hyperconnectés”, utilisaient quotidiennement sept appareils différents, professionnels ou personnels, et neuf applications distinctes, telles que messageries instantanées, boîtes électroniques, Webconférences, etc. La proportion, selon l’étude, pourrait monter à 40 % dans cinq ans”. L’article poursuit: “Cette multiplication des hyperconnectés s’opère alors que l’universalité et la diversité des savoirs disponibles aujourd’hui à travers les flux informationnels induit une collectivisation de la connaissance… Qui s’accompagne d’une sursaturation émotionnelle et, par mimétisme, d’une multiplication des stéréotypes. L’hyper-information modifie le rapport de l’individu au réel (à sa représentation), au pouvoir, à l’information, dont il n’est plus seulement le récepteur, mais un “interacteur” opérant dans la complexité, sur un territoire allant de l’univers aux méandres du cerveau humain”.

Il conclut en citant G. Ayache (“Homosapiens 2.0″, éd. Max Milo): ““Les individus transhument d’un espace à l’autre, forgeant leur conscience des choses sur un ensemble d’hypothèses, de probabilités et de valeurs, et plus seulement sur une sélection d’informations diffusées par ceux qui avaient le privilège de leur détention.”

Il me semble qu’il y a là quelque chose qui devrait avoir d’importantes conséquences sur les savoirs et méthodes enseignés à l’école, jadis lieu presqu’unique des informations socialement pertinentes. Mais il ne semble hélas pas que M. Darcos en ait appréhendé les prémisses du début du commencement.


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