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GameStop préoccupé par l’érosion du prix des jeux téléchargeables

Publié le 24 novembre 2014 par _nicolas @BranchezVous
GameStop préoccupé par l’érosion du prix des jeux téléchargeables

Pas facile de nos jours d’être le président de la plus grande chaîne de détaillants de jeux vidéo.

Selon Tony Bartel, président de GameStop, l’heure est grave : les consommateurs peuvent désormais s’attendre à payer aux alentours de 35$ US pour la version téléchargeable d’un nouveau jeu qui se vend généralement environ 60$ US en magasin. Bien que la situation risque d’entraîner une baisse drastique des profits pour son entreprise, Bartel préfère parler d’un phénomène plus qui touche également les concepteurs de jeux vidéo.

Selon Tony Bartel, le rabais qu’offre un achat numérique est compensé lors de l’achat d’une copie physique par la possibilité de revendre le jeu sur marché d’occasion.

«Nous voulons nous assurer que notre industrie ne répète pas les mêmes erreurs que d’autres catégories de divertissement en réduisant la valeur perçue des biens numériques à un niveau sensiblement inférieur à celui d’un jeu physique», a-t-il déclaré lors d’une conférence téléphonique.

Bartel a souligné que des entreprises comme Microsoft, Nintendo et Sony offrent des versions téléchargeables de jeux gratuitement avec leurs consoles. GameStop estime que les studios ont ainsi cédé près de 100 millions de dollars US en jeux avec la vente de matériel cette année.

«Lorsque les promotions liées au téléchargement de jeux gratuits prendront fin, nous croyons que l’industrie devra travailler ensemble pour continuer à fixer le prix des biens d’une manière qui soutient la rentabilité et encourage de grandes innovations dont cette catégorie a besoin.»

Le président de GameStop a également affirmé que le rabais de 20 à 25$ US auquel les consommateurs ont droit lorsqu’ils privilégient un achat numérique est compensé lors de l’achat d’une copie physique par la possibilité de revendre le jeu sur marché d’occasion ou par le biais de boutiques comme GameStop. D’ailleurs, rappelons que l’entreprise a déjà déclaré vouloir travailler en collaboration avec les studios afin de mettre en place un marché d’occasion pour les jeux téléchargeables.

Lorsqu’interrogé sur le sujet, le PDG Paul J. Raines a simplement répondu : «Pas de commentaire. Top secret.»


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