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Il paraîtrait...

Publié le 25 novembre 2014 par Ericguillotte
mardi 25 novembre 2014

- qu’un adolescent américain, à Cleveland, États-Unis, 12 ans, a été abattu par la police. Qu’avait-il fait pour que les forces de l’ordre en arrivent à cette extrémité, c’est-à-dire, vous allez voir comme c’est joliment dit, pour qu’ils arrivent jusqu’à l’usage de la force létale ? Le petit pointait les passants avec son arme. Et lorsque les policiers ont demandé à l’enfant de lever les mains en l’air, il les aurait abaissées vers sa taille pour attraper son pistolet. Précisons-nous qu’il n’avait tué personne, blessé personne, tiré sur personne, car l’arme était factice, que le pistolet était un jouet ? Précisons-nous que c’est ce que la personne ayant alerté la police avait précisé, d’ailleurs, qu'elle pensait l'arme fausse ? Le petit garçon était noir. Le précisons-nous aussi ? On peut prendre tout ça par-dessus la jambe dès lors qu’on a les bras qui repoussent quand ils nous en tombent. Mais seulement dans ce cas-là.
- que ça ne semble plus faire aucun doute. La fillette de 21 mois, tombée dans la Garonne vendredi, a été jetée par son père. Pour le moment, et ça dépasse déjà la notion de gravité, la thèse de l'homicide volontaire est retenue, mais la procureure n’exclut pas celle d’assassinat, ce qui signifierait qu’il y a eu préméditation. Ajoutons de l’horreur à l’horreur, le père, si on peut encore lui attribuer le titre, 34 ans, pourrait avoir été influencé par un drame du même type, déjà à Bordeaux, un autre père s'étant dénoncé il y a une poignée de semaines après avoir jeté son nourrisson de 4 mois et demi dans la Garonne dans un contexte de, citons-le, tension conjugale. Messieurs, messieurs, messieurs, que sont votre cerveau et votre cœur devenus ? On peut prendre tout ça par-dessus la jambe dès lors qu’on a les bras qui repoussent quand ils nous en tombent. Mais seulement dans ce cas-là.
- qu’une étude, avec des mesures effectuées pendant 18 mois, sur les particules fines contenues dans l’air parisien, a été réalisée en partenariat avec la Ville de Paris, Airparif et le CNRS. Conclusions. Vous voulez lire les conclusions ? La pollution qui entoure, enclot, englobe, enserre, emmure, enfume, encercle la capitale, est aussi nocive que le tabagisme passif. La pollution provient notamment du trafic routier et du chauffage au bois. Bon. On ne risque pas grand-chose, à part quelques petits pépins ou pathologies chroniques telles qu’infarctus du myocarde, affections respiratoires, affections cardiovasculaires, ou cancers. On a déjà mis les fumeurs en dehors des lieux publics, sur les terrasses des restaurants ou dans les fumoirs, on va devoir interdire Paris aux véhicules ou les isoler dans des véhiculoirs, des camionnoirs, des camionnettoirs, et des bussoirs, sauf si tous ces engins sont électriques. On peut prendre tout ça par-dessus la jambe dès lors qu’on a les bras qui repoussent quand ils nous en tombent. Mais seulement dans ce cas-là.


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