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Critique Ciné : Hunger Games - La Révolte : Partie 1

Publié le 26 novembre 2014 par Delromainzika @cabreakingnews

Hunger Games - La Révolte : Partie 1 // De Francis Lawrence. Avec Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson.


En tant que lecteur des livres, je ne peux qu’être déçu de voir un tel gâchis. En effet, tout au long du film on se rend compte que l’adaptation manque cruellement de la plupart des ingrédients qui font le succès de cette franchise. J’étais terriblement déçu du premier volet, notamment car il était assez mal réalisé et puis Francis Lawrence avait repris en main la franchise avec un second volet plus punchy, plus travaillé. Si seulement il avait poursuivi dans ce sens là, on n’aurait probablement pas eu un troisième volet aussi… saccagé. Car oui, il faut dire ce qui est, la mise en scène fout le camp. La façon dont il tente de mettre en scène les émotions à la caméra embarquée toute tremblante c’est irritant, les scènes d’action (et je ne dis pas ça que pour ce film) donnant l’impression bien souvent de voir une caméra tomber et continuer de filmer ce qui rend certaines scènes intéressantes illisibles, etc. Tout cela participe à mon envie d’étrangler le réalisateur qui n’a pas compris que l’on avait besoin de scènes plus travaillées et d’une mise en scène qui cherche à mettre en avant des émotions. Car la première partie est très chargée en émotions (la seconde le sera d’autant plus) mais je n’ai presque rien ressenti.

Katniss Everdeen s’est réfugiée dans le District 13 après avoir détruit à jamais l’arène et les Jeux. Sous le commandement de la Présidente Coin, chef du district, et suivant les conseils de ses amis en qui elle a toute confiance, Katniss déploie ses ailes pour devenir le symbole de la rébellion. Elle va se battre pour sauver Peeta et libérer le pays tout entier, à qui son courage a redonné espoir.

La seule belle scène de ce volet est une séquence qui n’est pas aussi épique dans le livre mais que Francis Lawrence a réussi à rendre intéressante. La scène de la chanson. C’est une si belle scène qu’elle m’a instantanément ému aux larmes alors que je ne m’y attendais pas du tout. Bien qu’il y ait un petit côté Les Misérables, au fond ce n’est pas un problème puisque c’est l’un des symboles les plus intéressants que la première partie de La Révolte nous présente. Pour ce qui est du scénario, l’adaptation a été laissée à deux personnalités intéressantes que sont Peter Craig (le très bon The Town c’est lui) et Danny Strong (Le Majordome). Au fond on a deux personnalités très différentes mais qui combinées auraient pu associer bons sentiments et action sans problème. Mais non, si l’association est là, là façon de faire n’y est pas. Cela manque cruellement de coeur et je crois que ce dont souffre le plus ce troisième volet c’est le manque d’explications sur le District 13 dans le second volet. Dans les livres une vraie introduction du District 13 est faite alors que dans le second film on n’en voit malheureusement rien du tout. Du coup, quand on nous présente tout au long du film le District, la déception est forcément de mise.

L’un des éléments les plus réussis de Hunger Games tous films confondus c’est le casting. Jennifer Lawrence continue d’être excellente et gagne même en caractère, comme son personnage. Josh Hutcherson, assez peu présent, vient surtout présenté les résultats de son régime Dukan (on a envie de lui donner du Nutella à la loupe tout au long du film pour qu’il reprenne du poids). Mais le film nous demande de nous intéresser à Liam Hemsworth, très absent des deux précédent volets alors que Gale est un personnage essentiel de la franchise (éclipse ou presque du premier volet cinématographique d’ailleurs, à tord). J’ai bien aimé la façon de voir le personnage par l’acteur. Il l’incarne avec suffisamment de charisme et de mystère pour que l’on ait envie de le suivre dans ses aventures. Puis il y a Julianne Moore et Donald Sutherland, toujours deux têtes impeccables, représentants deux autorités qui se veulent différentes mais qui au fond ne le sont pas totalement. La critique du totalitarisme était intéressante du point de vue du Capitole mais elle n’est tout autant du point de vue du District 13 qui emprunterait presque à The Giver (visuellement pour Coin, l’uniformisation des costumes, etc.).

Je peux donc vous dire que je suis terriblement déçu du résultat. Moi qui m’attendais à ce que Hunger Games - La Révolte : Partie 1 soit réussi, je me suis bien trompé. Le film n’échappe pas non plus aux longueurs. Il y en a dans le livres donc je ne peux pas trop y imputer au film mais disons que certains passages s’étirent en longueur quand d’autres auraient peut-être mérités de prendre un peu plus de place. Notamment l’exploration du District 13 en extérieur ou encore même dans son fonctionnement intérieur. On n’en voit presque rien finalement et je n’avais pas l’impression que dans le livre tout ce que l’on voit ressemblait exactement à ça mais bon, ce n’est qu’un détail. Voici une adaptation correcte d’un côté mais aussi ratée de l’autre d’un livre pourtant fourni en informations et en choses intéressantes. Mais on a surtout l’impression que finalement la franchise ne sait pas capitaliser là dessus. On se retrouve donc avec tout un tas de choses qui manquent de panache, tout simplement.

Note : 4/10 (en prenant compte du livre) et 5.5/10 (sans prendre compte du livre). En bref, déception quand tu nous tiens.


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