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Interstellar

Publié le 01 décembre 2014 par Chezfab

interstellar,film,cinéma

J'ai pris le temps avant d'écrire ce que je pense de ce film. Parce qu'il soulève des questions et des points de vue intéressants que je ne voulais pas dévoyer en étant trop rapide à écrire. Attention je dévoile des éléments du film.

Le film de Christopher Nolan (dont il signe le scénario avec son frère Jonathan) est un réel film de Science-Fiction. De la SF pure, sans fioriture, où l'on parle de science.

Car disons-le, ce qui m'a immédiatement sauté au visage dans ce film américain (produit par), c'est l'absence de dieu, de religion ou de croyance. On est là face à un réel film matérialiste, concret, qui ne veut que faire rêver autour des capacités de l'humain à se surpasser par la science, et ce en tout temps.

Les acteurs sont plongés en pleine fiction scientifique. Oui, il y a des erreurs, c'est certain, mais ce n'est pas là l'essentiel. Tout est dans la notion de nouveau et d'ancien monde, qui se créé par la rupture dans le continuum des sciences. La rupture par la découverte. Un leitmotiv : "L'humanité est née sur terre. Elle n'est pas vouée à y mourir". Une vision, celle d'une science au service non de l'argent mais de la vie, de la survie de l'espère humaine.

Car Nolan explore là l'idée de science en tant que telle, il interroge l'outil, ce que l'on veut en faire, pourquoi on le fait. Il fait un parallèle entre le vieux monde rude et macho, négationniste, moutonnier et le futur, qu'il imagine plus ouvert et égalitaire. Il pose la question de l'amour comme vecteur de dépassement chez les humains. L'amour non au sens "eau de rose", mais l'amour que l'on porte à notre espèce, cet amour qui fait que nous nous entraidons, qui nous lie à ceux pour qui nous sommes précieux et surtout qui nous ouvre les portes de l'espoir.

En choisissant Matthew McConaughey et Anne Hathaway pour porter son film, le réalisateur fait un drôle de pari. Ces deux acteurs sont souvent moqués ou décriés. Pourtant, ils sont plus que convaincants, sensibles, étonnants, troublants. Ils apportent à eux deux une dimension humaine au film qui aurait pu en manquer.

Les autres acteurs sont eux aussi énormes. De la jeune Mackenzie Foy, en passant par Jessica Chastain qui reprend le rôle adulte, Michael Caine, John Lithgow et Casey Affleck aucune fausse note. La prestation de David Gyasi est aussi assez bluffante car tout en retenue et en poids.

Le film ne serait pas complet sans des effets spéciaux étonnants, mais surtout une musique magnifique ! Hans Zimmer signe là une des plus belle bande originale de ces dernières années. Elle souligne à merveille le film, mais surtout elle finit par en faire partie intégralement, à tel point que quelques notes vous replonge presque immédiatement dans l'ambiance.

Oui on ne peut que penser à "2001 L'odyssée de l'espace" de Kubrick. Mais si le premier est une chef d'œuvre onirique et puissant, le film de Nolan en est un parce qu'il évite justement l'onirisme, mais nous fait rêver par la science. La scène du eurêka est d'ailleurs essentielle dans le film, alors que bien des gens passent à côté.

Qui nous aidera si nous en avons besoin un jour ? La réponse n'est-elle pas en nous-même ? Sommes-nous si idiots que nous préférons détruire que construire ?

Le film de Nolan, même s'il a quelques défauts (dont sa langueur par moment, même si celle-ci participe au fond à l'idée de temporalité) marquera un tournant dans le cinéma de SF. Il y aura un avant et un après Interstellar. Et espérons-le, de plus en plus de films matérialistes qui font rêver.

On sort de la salle en ayant une envie : celle d'aimer, de donner et de rêver. D'oser, de dépasser, de vivre. Oui c'est surement très optimiste comme film, trop peut-être, mais que c'est bon parfois.

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J'ai pris le temps avant d'écrire ce que je pense de ce film. Parce qu'il soulève des questions et des points de vue intéressants que je ne voulais pas dévoyer en étant trop rapide à écrire. Attention je dévoile des éléments du film.

Le film de Christopher Nolan (dont il signe le scénario avec son frère Jonathan) est un réel film de Science-Fiction. De la SF pure, sans fioriture, où l'on parle de science.

Car disons-le, ce qui m'a immédiatement sauté au visage dans ce film américain (produit par), c'est l'absence de dieu, de religion ou de croyance. On est là face à un réel film matérialiste, concret, qui ne veut que faire rêver autour des capacités de l'humain à se surpasser par la science, et ce en tout temps.

Les acteurs sont plongés en pleine fiction scientifique. Oui, il y a des erreurs, c'est certain, mais ce n'est pas là l'essentiel. Tout est dans la notion de nouveau et d'ancien monde, qui se créé par la rupture dans le continuum des sciences. La rupture par la découverte. Un leitmotiv : "L'humanité est née sur terre. Elle n'est pas vouée à y mourir". Une vision, celle d'une science au service non de l'argent mais de la vie, de la survie de l'espère humaine.

Car Nolan explore là l'idée de science en tant que telle, il interroge l'outil, ce que l'on veut en faire, pourquoi on le fait. Il fait un parallèle entre le vieux monde rude et macho, négationniste, moutonnier et le futur, qu'il imagine plus ouvert et égalitaire. Il pose la question de l'amour comme vecteur de dépassement chez les humains. L'amour non au sens "eau de rose", mais l'amour que l'on porte à notre espèce, cet amour qui fait que nous nous entraidons, qui nous lie à ceux pour qui nous sommes précieux et surtout qui nous ouvre les portes de l'espoir.

En choisissant Matthew McConaughey et Anne Hathaway pour porter son film, le réalisateur fait un drôle de pari. Ces deux acteurs sont souvent moqués ou décriés. Pourtant, ils sont plus que convaincants, sensibles, étonnants, troublants. Ils apportent à eux deux une dimension humaine au film qui aurait pu en manquer.

Les autres acteurs sont eux aussi énormes. De la jeune Mackenzie Foy, en passant par Jessica Chastain qui reprend le rôle adulte, Michael Caine, John Lithgow et Casey Affleck aucune fausse note. La prestation de David Gyasi est aussi assez bluffante car tout en retenue et en poids.

Le film ne serait pas complet sans des effets spéciaux étonnants, mais surtout une musique magnifique ! Hans Zimmer signe là une des plus belle bande originale de ces dernières années. Elle souligne à merveille le film, mais surtout elle finit par en faire partie intégralement, à tel point que quelques notes vous replonge presque immédiatement dans l'ambiance.

Oui on ne peut que penser à "2001 L'odyssée de l'espace" de Kubrick. Mais si le premier est une chef d'œuvre onirique et puissant, le film de Nolan en est un parce qu'il évite justement l'onirisme, mais nous fait rêver par la science. La scène du eurêka est d'ailleurs essentielle dans le film, alors que bien des gens passent à côté.

Qui nous aidera si nous en avons besoin un jour ? La réponse n'est-elle pas en nous-même ? Sommes-nous si idiots que nous préférons détruire que construire ?

Le film de Nolan, même s'il a quelques défauts (dont sa langueur par moment, même si celle-ci participe au fond à l'idée de temporalité) marquera un tournant dans le cinéma de SF. Il y aura un avant et un après Interstellar. Et espérons-le, de plus en plus de films matérialistes qui font rêver.

On sort de la salle en ayant une envie : celle d'aimer, de donner et de rêver. D'oser, de dépasser, de vivre. Oui c'est surement très optimiste comme film, trop peut-être, mais que c'est bon parfois.


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