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Before sunset

Publié le 02 décembre 2014 par Dukefleed
Before sunsetJuste mais hyper dense
Neuf ans après leur brève rencontre et leur 24 heures passées ensemble à Vienne, Céline et Jesse se retrouve un peu par hasard à Paris. Le temps a passé, mais le charme entre les deux amoureux agit toujours. Encore une fois pressés par l’urgence d’un avion à prendre ; Jesse repart chez lui aux Etats-Unis dans 1h20… Pile la durée du film pour voir comment ces deux là vont reprendre une histoire interrompue 9 ans plus tôt sur un quai de gare avec la promesse de revenir sur le même quai autrichien 6 mois plus tard. On comprend très vite que les deux tourtereaux ont loupés ce rendez vous à leur corps défendant et s’étant quittés, à l’époque, sans échanger leurs coordonnées ont repris le fil de leurs vies respectives.Linklater adore jouer avec le temps ; ici, il décide de tourner en temps réel les 1h20 de retrouvailles en 1h20 de film. C’est dense peut être beaucoup trop ; bavard, peut être trop aussi. Enormément de choses très intelligentes sur le couple et la vie en général sont dites dans ce laps de temps très court. Séduisant, touchant mais tellement bavard que ce film tient encore une fois plus de la littérature que du cinéma. Mais voilà, fichtre que les dialogues sonnent juste dans les bouches de Julie Delpy et Ethan Hawke. Normal qu’ils se les approprient facilement ; ils les ont co écrit. Et puis la réalisation de Linklater toujours très proche du film précédent nous installe avec ce couple éphémère grâce à de longs plans séquences avec peu de champ contrechamps.Ce film qui doit répondre à la difficile question de l’acte manqué qui aurait pu changer la vie de chacun d’entre eux finit par une pirouette tout comme le premier opus. Les deux amoureux vont-ils ce coup là profiter de l’opportunité de faire un bout de chemin ensemble avec avoir loupé le coche 9 ans plus tôt ?A voir pour le plaisir de retrouver les protagonistes, pour l’intelligence des échanges ; mais déçu par une intellectualisation à l’extrême condamnant l’incarnation charnelle de la relation. J’attends tout de même le dernier opus.PS : Et puis pour ceux qui ont vu « Boyhood » du même réalisateur sorti en 2014 ; il est drôle de savoir que son projet tourné sur 18 ans a donc débuté en 2001. Pile entre les deux premiers « Before… »
Sorti en 2005

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